ISSN 3002-914X · DOI 10.58079/korpus.dffc226e · Dossier Bipartite (I. Doctrine + II. Minute Originelle)
Score d’Autorité Korpus
93/100
PRINCIPAT D’ANDORRA·Tribunal Superior de Justícia d’Andorra·N° A057/14·30 juin 2014·Confirmation
ATSJAD ANDORRA, a 30 de juny del 2014 - ROJ: ATSJAD 97/2014
Juridiction / SourceTribunal Superior de Justícia d’Andorra (cassation)
Référence / RôleA057/14
Domaine juridiquejurisprudence
Empreinte SHA-2560000000000000000…
Sommaire analytique Korpus & Points de droit essentiels (1)
1.Principe jurisprudentiel (Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, ECLI:AD:TSJADAD:2014:97A) — En matière de droit_fiscal, la juridiction statue par confirmation et précise les conditions d'application de la règle de droit au regard de l'objet du litige (ATSJAD ANDORRA, a 30 de juny del 2014 - ROJ: ATSJAD 97/2014).
PARTIE I
Commentaire Doctrinal & Analyse Scientifique Korpus
JURISPRUDENCE — Principauté d'Andorre — Tribunal Superior de Justícia d’Andorra — Contrôle de qualification et de motivation — confirmation
Sommaire analytique Korpus — Thèse & Solution de droit
Sommaire analytique Korpus — Il résulte de la décision rendue le 30 juin 2014 (n° A057/14) par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (Principauté d'Andorre), statuant au visa de droit positif applicable en Principauté d'Andorre, que l'application des règles régissant le domaine « jurisprudence » exige une caractérisation précise des éléments de fait et de droit soumis au débat contradictoire, sous le contrôle de légalité ordinaire (TSJA) et garantie du droit fondamental à une juridiction et à une décision motivée en droit au titre de l’article 10 de la Constitució del Principat d’Andorra (recurs d’empara) (confirmation).
L'essentiel en 30 secondes — Ce qu'il faut retenir
Règle directrice & sens de l'arrêt : Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consacre une lecture rigoureuse des conditions d'application de droit positif applicable en Principauté d'Andorre (confirmation), renforçant la sécurité juridique des parties en Principauté d'Andorre.
Exigence probatoire immédiate : toute prétention fondée sur ce dispositif doit désormais être étayée par des pièces circonstanciées démontrant la réunion cumulative des critères légaux dès la phase de première instance ou d'appel.
Impact sur les dossiers en cours : d'application immédiate aux instances pendantes (effet déclaratif de la jurisprudence), cet arrêt commande d'auditer l’épuisement préalable des voies de recours ordinaires devant la Batllia et le TSJA avant tout recours d’empara constitutionnel, ainsi que la conformité aux lois qualifiées publiées au BOPA afférents au domaine jurisprudence.
Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, Aute du 30 juin 2014, recours A057/14, ATSJAD 97/2014 (Lire sur source officielle)
Note de méthode : la référence canonique fournie dans les métadonnées (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la désignation ci-dessus est reconstituée à partir des seules mentions figurant dans le texte intégral de la décision.
Faits et procédure
Une requête en mesures provisionnelles fondée sur l'article 63 de la Llei qualificada del matrimoni (LQM) a été déposée le 19 novembre 2013 par Mme Roda à l'encontre de son époux, M. Diez. Le défendeur s'est opposé aux prétentions adverses par écrit du 11 décembre 2013 et a sollicité, de son côté, l'adoption de mesures.
Par un Aute du 7 janvier 2014, le Batlle (juge de la Batllia) a substantiellement fait droit à la demande. Il a notamment ordonné la séparation provisoire des époux, attribué la garde de la fille mineure à la mère, organisé les droits de visite du père et fixé une pension alimentaire mensuelle de 300 euros, indexée sur l'IPC. Il a en outre homologué l'engagement de M. Diez de prendre en charge, à hauteur de 600 euros par mois, l'amortissement du prêt hypothécaire souscrit conjointement par les époux, en qualité de contribution aux charges du mariage. Enfin, le régime ainsi fixé a été qualifié de minimum, susceptible d'être élargi dans l'intérêt de l'enfant.
M. Diez a interjeté appel et sollicité la révocation partielle de l'Aute. Mme Roda a conclu à la confirmation et à la condamnation de l'appelant aux dépens. Le ministère public s'est opposé au recours et a demandé la confirmation intégrale de la décision attaquée.
Question de droit
Deux questions étaient soumises à la Sala Civil :
La pension alimentaire mensuelle de 300 euros, fixée au profit d'une fille mineure de quinze ans, est-elle proportionnée aux facultés contributives du père et aux besoins de l'enfant ?
Le paiement des mensualités d'un prêt hypothécaire souscrit conjointement peut-il être inclus, à titre de mesure provisionnelle, dans les « charges du mariage », et son acquittement mis à la charge d'un seul époux ?
Le recourant soutenait, d'une part, que ses revenus (1 600 euros mensuels selon son appel) ne lui permettaient pas de verser 300 euros et que la pension devait être ramenée à 200 euros. Il contestait, d'autre part, que le paiement de 600 euros, dont la moitié correspondrait selon lui à la part de son épouse, puisse être imposé sans contrepartie, sauf à faire naître une créance à son profit.
Solution et dispositif
La Sala Civil écarte les deux moyens et confirme l'Aute en toutes ses dispositions.
Sur la pension alimentaire, la juridiction rappelle que le montant doit être déterminé en fonction, d'une part, des possibilités économiques de l'alimentant et, d'autre part, des besoins concrets du mineur
Points de contrôle immédiatement mobilisables dans vos écritures et dossiers
Andorre
1. Articulation des écritures & Moyen de droit
Invoquer au dispositif des conclusions l’autorité de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (A057/14) en distinguant strictement la règle de droit posée des éléments souverains de fait.
2. Audit contractuel & Sécurisation des actes
Vérifier les clauses, garanties et procédures internes soumises au droit AD afin d’y intégrer les critères de validité et de proportionnalité retenus par la juridiction.
3. Charge probatoire & Pièces justificatives
Constituer un bordereau de pièces établissant matériellement chaque condition exigée par les motifs décisoires avant toute signification ou dépôt au greffe.
PARTIE II — MINUTE ORIGINELLE & TEXTE AUTHENTIQUE INTÉGRAL
AndorreEscut oficial del Principat d’Andorra & Tribunal Superior de Justícia
PRINCIPAT D’ANDORRA
ADMINISTRACIÓ DE JUSTÍCIA — EN NOM DEL POBLE ANDORRÀ
A la vila d'Andorra la Vella, el 30 de juny del 2014.
Reunida la Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència del M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy, i els magistrats M.I. Sr. Pere Pastor Vilanova i M.I. Sr. Vincent Anière, ha adoptat la resolució següent:
ANTECEDENTS DE FET
I.- La Sra. Roda ha interposat demanda, de data 19- 11-2013, envers el Sr. Diez, en virtut de la qual demanava l'adopció de les mesures provisionals que interessava a l'empara de l'article 63 LQM.
El Sr. Diez es va oposar a les mesures sol·licitades i per escrit, de data 11-12-2013, i va sol·licitar l'adopció de les que referia en el mateix.
II.- L'Hble. Batlle va dictar Aute, de data 7-01- 2014, amb la següent part decisòria: "DECIDEIX :
Estimar substancialment la demanda d'adopció de mesures provisionals presentada per la Sra. Roda a l'atenció del Sr. Diez, per escrit de data 19 de novembre de 2013 i adoptar les següents mesures provisionals:
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° A057/14 — Décision commentée
Se référer à la Minute Originelle reproduite en Partie II et à l’empreinte SHA-256 certifiée pour garantir l’exactitude verbatim des extraits produits aux débats.
*La separació provisional dels consorts ;
*Declarar que la pàtria potestat de la menor Valverde serà exercida de forma conjunta per ambdós progenitors;
*L'atribució de la guarda i custòdia de la filla menor Valverde correspon a la mare Sra. Roda,
*Les visites paterno-filials es distribueixen de la manera següent:
1).- Caps de setmanes alterns, des del divendres a la sortida de l'escola, fins el diumenge a les 20 hores en que el pare haurà de reintegrar a la menor al domicili matern;
2).- La meitat de les vacances escolars de forma alterna; A manca d'acord els anys parells correspondrà la primera meitat al pare i els anys senars la segona;
*El Sr. Diez ha de satisfer, a la bestreta i dins els 10 primers dies naturals de cada mes, la quantitat mensual de 300 EUR en concepte de pensió alimentosa, actualitzable cada mes de gener segons la variació de l'IPC, en el compte bancari que la Sra. Roda indiqui. Les despeses extraordinàries es sufragaran per meitats entre els progenitors;
*Homologar l'assumpció per part del Sr. Diez de l'amortització del préstec amb garantia hipotecària subscrit per ambdós conjugues com a contribució a les càrregues del matrimoni i en la quantia de 600 EUR/mes;
*Quedant ben entès que qualsevol incidència significativa sobre l'estat de la menor s'haurà de comunicar a aquesta Batllia; i que el règim avui fixat és en concepte de mínim, podent-se per tant ampliar si els pares hi accedeixen en benefici de l'infant.
*No hi ha lloc a efectuar cap pronunciament en costes judicials".
III.- La representació processal del Sr. Diez va interposar recurs contra la sentencia d'instància i, en data de registre 25-03-2014, va articular escrit de conclusions, segons el qual i pels motius continguts en el mateix, demana la revocació parcial de l'Aute d'instància.
Per el contrari, la part recorreguda, per escrit de contesta a les conclusions de data 15-04-2014, sol·licita la confirmació de la resolució d'instància i la imposició a la part recurrent de les costes processals.
El Ministeri Fiscal es va oposar al recurs interposat i segons escrit, de data 31-03-2014, va demanar la íntegra confirmació de la resolució recorreguda.
Ha actuat com a magistrat ponent el M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy.
FONAMENTS DE DRET
I.- Els motius que fonamenten el recurs de la representació processal del Sr. Diez són els següents. En primer terme, entén que consta a les actuacions que percep un sou de 1.600 euros mensuals i que no pot abonar la pensió mensual de 300 euros per la seva filla menor, de manera que aquesta s'hauria de fixar en l'import de 200 euros, tenint en compte que ambdós progenitors han de contribuir a les despeses dels fills. En segon terme, considera que pel que es refereix al pagament de 600 euros en concepte de càrregues del matrimoni, relativa al pagament de la quota hipotecària, refereix que la meitat, 300 euros, corresponen a la part agent. Així, sustenta que el pagament d'aquests 600 euros són injustos, a no ser que generin un dret de crèdit al seu favor, a la vegada que el matrimoni en breu no existirà.
II.- Aquesta Sala ha tingut ocasió de posar de relleu en reiterades ocasions que la pensió d'aliments s'ha d'establir en funció de les possibilitats econòmiques de l'alimentant i de les concretes necessitats del menor i que aquests dos paràmetres s'han de ponderar pel tribunal en consonància amb el criteri de la proporcionalitat. Consegüentment amb aquesta premissa, consta a les actuacions (folis 31 a 33) que el Sr. Diez percep uns ingressos mensuals de l'ordre de 1.796 euros, i que el recurrent a la compareixença de 11-12-2013 estava d'acord amb el pagament d'una pensió de 300 euros mensuals i després, en l'escrit de conclusions, assumia una pensió de 250 euros mensuals. És cert que la jurisprudència dels Tribunals andorrans han considerat que les necessitats dels menors d'edat fluctuen entre els 600 i 800 euros mensuals, però cal advertir que a aquestes despeses han de contribuir ambdós progenitors. Així, s'ha de recordar que els aliments inclouen la despesa d'habitatge, i, per tant, la proporció del lloguer mensual, així com la part corresponent als subministres de llum, aigua, gas i telèfon. A aquests extrems s'ha d'afegir les despeses d'alimentació en sentit estricte, així com les de vestimenta, formació, educació i previsió, a la vegada que les d'oci o lleure. Aleshores, en un cas com el present, que es tracta d'una menor de 15 anys, que no presenta necessitats especials, i en funció dels ingressos que presenta el pare, una pensió de 300 euros mensuals s'ha de considerar totalment proporcional als dos paràmetres que s'examinen, de manera que aquest motiu del recurs ha de ser desestimat.
III.- El segon dels motius del recurs es destina a impugnar la inclusió del pagament d'un préstec hipotecari a càrrec del marit, per import de 600 euros, dins del concepte de càrregues del matrimoni. En aquest sentit, s'ha de convenir amb la resolució d'instància que dins del concepte de càrregues del matrimoni, i fins a la dissolució del mateix, es pot incloure l'abonament d'un préstec hipotecari i determinar a qui correspon el seu pagament i en quina proporció. En aquest sentit, i encara que a les actuacions consten rebuts del pagament, però no es determina la titularitat del bé adquirit, i malgrat que el recurrent refereix en el seu escrit de conclusions que és una casa adquirida conjuntament al Marroc, no es precisen les proporcions en el préstec hipotecari (també indica el recurrent que li correspon a l'esposa l'abonament del 50% del mateix, i aquesta en el seu escrit de conclusions - foli 107- abona també el caire conjunt del préstec) i sense perjudici que, en seu de liquidació del règim econòmic matrimonial es puguin sol·licitar les compensacions oportunes per haver abonat deutes que corresponen a un dels consorts per part de l'altre, sí esdevé possible que es determini que el pagament del referit préstec conjunt es fixi a càrrec d'un sol dels consorts, com així es venia produint des del mes de juny del 2013 (cfr. Foli 83).
IV.- La desestimació dels dos motius significa la desestimació total del recurs interposat, sense que procedeixi imposar les costes processals al recurrent, atesa l'especial natura dels interessos en conflicte.
Vistos la legislació vigent i els Usos i Costums aplicables al present cas.-
La Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra,
Decisio
DECIDEIX
DESESTIMAR el recurs interposat per la representació processal del Sr. Diez contra l'Aute, de data 7-01-2014, dictat per l'Hble. Batlle i confirmar íntegrament la seva part decisòria. No procedeix efectuar imposició de les costes processals d'aquesta alçada.
Així per aquesta nostra resolució, de la qual en serà tramés testimoni a l'Hble. President de la Batllia, per al seu coneixement i als efectes escaients, definitivament jutjant, ho pronunciem, manem i signem.