ISSN 3002-914X · DOI 10.58079/korpus.119d7136 · Dossier Bipartite (I. Doctrine + II. Minute Originelle)
Score d’Autorité Korpus
96/100
PRINCIPAT D’ANDORRA·Tribunal Superior de Justícia d’Andorra·N° A446/16·30 mai 2017·Cassation totale
ATSJAD ANDORRA, a 30 de maig del 2017 - ROJ: ATSJAD 98/2017
Juridiction / SourceTribunal Superior de Justícia d’Andorra (cassation)
Référence / RôleA446/16
Domaine juridiquejurisprudence
Empreinte SHA-2560000000000000000…
Sommaire analytique Korpus & Points de droit essentiels (1)
1.Principe jurisprudentiel (Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, ECLI:AD:TSJADAD:2017:98A) — En matière de droit_commercial, la juridiction statue par cassation totale et précise les conditions d'application de la règle de droit au regard de l'objet du litige (ATSJAD ANDORRA, a 30 de maig del 2017 - ROJ: ATSJAD 98/2017).
PARTIE I
Commentaire Doctrinal & Analyse Scientifique Korpus
JURISPRUDENCE — Principauté d'Andorre — Tribunal Superior de Justícia d’Andorra — Contrôle de qualification et de motivation — cassation totale
Sommaire analytique Korpus — Thèse & Solution de droit
Sommaire analytique Korpus — Il résulte de la décision rendue le 30 mai 2017 (n° A446/16) par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (Principauté d'Andorre), statuant au visa de droit positif applicable en Principauté d'Andorre, que l'application des règles régissant le domaine « jurisprudence » exige une caractérisation précise des éléments de fait et de droit soumis au débat contradictoire, sous le contrôle de légalité ordinaire (TSJA) et garantie du droit fondamental à une juridiction et à une décision motivée en droit au titre de l’article 10 de la Constitució del Principat d’Andorra (recurs d’empara) (cassation totale).
L'essentiel en 30 secondes — Ce qu'il faut retenir
Règle directrice & sens de l'arrêt : Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consacre une lecture rigoureuse des conditions d'application de droit positif applicable en Principauté d'Andorre (cassation totale), renforçant la sécurité juridique des parties en Principauté d'Andorre.
Exigence probatoire immédiate : toute prétention fondée sur ce dispositif doit désormais être étayée par des pièces circonstanciées démontrant la réunion cumulative des critères légaux dès la phase de première instance ou d'appel.
Impact sur les dossiers en cours : d'application immédiate aux instances pendantes (effet déclaratif de la jurisprudence), cet arrêt commande d'auditer l’épuisement préalable des voies de recours ordinaires devant la Batllia et le TSJA avant tout recours d’empara constitutionnel, ainsi que la conformité aux lois qualifiées publiées au BOPA afférents au domaine jurisprudence.
Juridiction : Tribunal superior de justícia d'Andorre, Sala civil
Date : 30 mai 2017
Numéro de recours : A446/16 (TSJC 446/2016)
Ponent : Joan Manel Abril Campoy
Nature de la décision : Aute (ordonnance)
Faits et procédure
La société Marti exploite une activité commerciale dont les émissions sonores ont fait l'objet d'une décision de justice antérieure. Un jugement du tribunal des batlles (tribunal de première instance) du 4 septembre 2014, devenu ferme sur ce point, a ordonné à la société de réaliser des travaux d'adaptation de ses émissions sonores. Il prévoyait, à défaut d'exécution dans le délai imparti, la suspension de son « activité ». Un arrêt du tribunal supérieur du 27 octobre 2015 est également visé dans les motifs de l'ordonnance attaquée (le texte ne précise pas son dispositif).
Faute de justification des travaux dans le délai, le juge de l'exécution a, par ordonnance du 12 septembre 2016, suspendu « l'activité commerciale » de la société Marti jusqu'à ce qu'elle établisse la réalisation des travaux nécessaires. La société a interjeté appel. Elle soutenait, d'une part, que la suspension ordonnée excédait le titre exécutoire, celui-ci ne visant que l'activité susceptible d'être à l'origine des nuisances, à savoir l'activité industrielle. Elle soutenait, d'autre part, que la mesure était dépourvue de raisonnabilité et de proportionnalité, dès lors qu'elle paralysait l'entreprise et affectait ses salariés, alors que les travaux étaient en cours d'exécution.
Les parties intimées, représentées respectivement par la représentation processuelle des « Sres. Sanz » et par celle de la « Sra. Vélez », ont conclu au rejet du recours, avec condamnation de l'appelante aux dépens. Par ordonnance du 4 avril 2017, la Sala civil a admis la preuve documentaire produite en appel par la société Marti. Le texte ne précise pas la nature exacte des nuisances sonores ni les niveaux d'émission retenus.
Question de droit
La Sala civil était saisie de deux questions :
Le juge de l'exécution peut-il, en exécution d'un jugement ferme, étendre la mesure de suspension à une activité que le titre exécutoire ne vise pas expressément, en l'espèce l'activité commerciale plutôt que l'activité industrielle ?
Le juge de l'exécution peut-il apprécier la proportionnalité d'une mesure d'exécution déjà prévue par le titre, et la preuve des travaux peut-elle résulter de simples devis ?
Solution et dispositif
La Sala civil accueille le premier moyen. Elle relève que le jugement du 4 septembre 2014, devenu ferme sur ce point, ne prévoyait la suspension que de « l'activité ». Elle en déduit que l'ordonnance d'exécution a « disposé l'exécution de quelque chose
Points de contrôle immédiatement mobilisables dans vos écritures et dossiers
Andorre
1. Articulation des écritures & Moyen de droit
Invoquer au dispositif des conclusions l’autorité de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (A446/16) en distinguant strictement la règle de droit posée des éléments souverains de fait.
2. Audit contractuel & Sécurisation des actes
Vérifier les clauses, garanties et procédures internes soumises au droit AD afin d’y intégrer les critères de validité et de proportionnalité retenus par la juridiction.
3. Charge probatoire & Pièces justificatives
Constituer un bordereau de pièces établissant matériellement chaque condition exigée par les motifs décisoires avant toute signification ou dépôt au greffe.
PARTIE II — MINUTE ORIGINELLE & TEXTE AUTHENTIQUE INTÉGRAL
AndorreEscut oficial del Principat d’Andorra & Tribunal Superior de Justícia
PRINCIPAT D’ANDORRA
ADMINISTRACIÓ DE JUSTÍCIA — EN NOM DEL POBLE ANDORRÀ
A la vila d'Andorra la Vella, el 30 de maig del 2017
Reunida la Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència del M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy, i els magistrats M.I. Sr. Vincent Anière i M.I. Sr. Carles Cruz Moratones, ha adoptat la resolució següent:
ANTECEDENTS DE FET
I.- L'Aute de l'Hble. Tribunal de Batlles, de data 12-09-2016, en seu d'execució, va acordar la suspensió de l'activitat comercial de la mercantil Marti fins que acrediti haver realitzat les obres necessàries per adaptar les emissions de soroll que esmenta l'Aute.
II.- La societat Marti va interposar recurs contra la resolució dictada a la instància i, en data de registre 21-11-2016, va articular escrit de conclusions, segons el qual i en mèrits dels arguments exposats, sol·licitava la revocació de l'aute d'instància.
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° A446/16 — Décision commentée
Se référer à la Minute Originelle reproduite en Partie II et à l’empreinte SHA-256 certifiée pour garantir l’exactitude verbatim des extraits produits aux débats.
La representació processal de les Sres. Sanz van formular escrit de contesta a les conclusions, de data 14-12-2016, en virtut del qual i en funció dels arguments exposats, demanava que es desestimi el recurs i s'imposin les costes processals a la part recurrent.
La representació processal de la Sra. Vélez va oposar-se al recurs, segons escrit de contesta a les conclusions, de data 16-12-2016, i va demanar que es dicti la resolució que s'estimi convenient, amb imposició a la recurrent de les costes d'aquesta alçada.
III.- Per Aute de 04-04-2017 aquesta Sala va donar lloc a la prova documental interessada en segona instància per la part recurrent i va donar trasllat d'aquesta a les parts personades amb el resultat que es troba a les actuacions.
Ha actuat com a magistrat ponent el M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy.
FONAMENTS DE DRET
I.- Els motius o greuges contra l'Aute d'instància que es formulen són els següents. En primer terme, entén que existeix una incongruència a l'Aute, ja que les resolucions que s'executen (Sentència Hble. Tribunal de Batlles de 04-09-2014 i del Tribunal Superior de Justícia de 27-10-2015) contemplen la suspensió de la seva activitat mentre que l'Aute suspèn l'activitat comercial. Afegeix que l'activitat susceptible de ser suspesa seria la industrial i no la comercial, atès que els sorolls serien conseqüència de la primera.
En segon terme, argumenta que la suspensió de l'activitat comercial de la recurrent no contribueix a l'assoliment de la finalitat principal que és l'atenuació acústica i produeix un enorme perjudici al bloquejar l'empresa, amb una repercussió als empleats i les seves famílies. Al·lega també que les decisions judicials han de ser ponderades, raonables i proporcionades i com que els treballs ja s'estan executant, s'hauria de deixar sense efecte l'Aute amb imposició de les costes processals a les Sres. Sanz.
II.- El primer extrem del recurs ha de ser acollit. La sentència de 04- 09-2014, esdevinguda ferma en aquest extrem, resolia que "i cas que, en període d'execució de la present resolució judicial, no hagi acreditat, en el termini que li ha estat concedit, la realització de les obres suara mencionades, es procedirà a suspendre la seva activitat per mentre no realitzi les mateixes".
L'Aute ara recorregut afirma que s'ha de resoldre la petició de suspensió de l'activitat comercial efectuada per les Sres. Sanz, però si s'examina la seva demanda d'execució, aquesta s'adequa perfectament amb la part decisòria de la sentència d'instància, la qual fa referència solament a la suspensió de l'activitat (folis 3 i 4). Consegüentment, l'Aute ha disposat l'execució de quelcom diferent del que havia estat resolt, tota vegada que la sentència ferma només es refereix a la suspensió de l'activitat i com bé indica la recurrent, si la causa d'aquesta eventual suspensió era l'emissió de sorolls, no es pot referir la suspensió a l'activitat comercial de l'empresa, sinó en tot cas a la industrial.
Per tant, el primer motiu ha de ser acollit i corregir la part decisòria de l'Aute recorregut amb l'eliminació de l'adjectiu "comercial" de l'activitat que és objecte de suspensió.
III.- El segon greuge o motiu no pot prosperar. En primer lloc, perquè ja s'ha acollit el primer, de manera que l'activitat resta suspesa, sense que això impliqui la suspensió de l'activitat comercial sinó de la industrial, com a causa de l'emissió de sorolls. I, en segon lloc, perquè l'argument de manca de raonabilitat, ponderació i proporcionalitat no esdevé atendible, atès que l'Aute es dicta en seu del procés d'execució i aquest adopta la decisió de suspendre l'activitat si no s'ha acreditat la realització de les obres referides.
La prova aportada en aquesta alçada no acredita que s'hagin efectuat les obres, sinó que consisteixen en pressupostos, i no factures, de les obres a realitzar, sense que de les fotografies tampoc es pugui determinar que les obres ja han estat realitzades de conformitat amb el que s'establia a la sentència que s'executa.
Per tant, aquest segon motiu no pot prosperar.
III.- L'èxit parcial del recurs s'ha de traduir en la no imposició de les costes d'aquesta alçada.
Vistos la legislació vigent i els Usos i Costums aplicables al present cas.-
La Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra,
Decisio
DECIDEIX
ESTIMAR EN PART el recurs interposat per la representació processal de Marti contra l'Aute de 12-09-2016, i revocar la seva part decisòria en el sentit d'excloure l'adjectiu "comercial" de l'activitat de la societat Marti, amb el manteniment de la resta de la seva part decisòria. No procedeix efectuar imposició de les costes de l'alçada.
Així per aquesta nostra resolució, de la qual en serà tramés testimoni a l'Hble. President de la Batllia, per al seu coneixement i als efectes escaients, definitivament jutjant, ho pronunciem, manem i signem.-