ISSN 3002-914X · DOI 10.58079/korpus.cbd30595 · Dossier Bipartite (I. Doctrine + II. Minute Originelle)
Score d’Autorité Korpus
95/100
PRINCIPAT D’ANDORRA·Tribunal Superior de Justícia d’Andorra·N° A035/20·12 juin 2020·Confirmation
ATSJAD ANDORRA, a 12 de juny del 2020 - ROJ: ATSJAD 113/2020
Juridiction / SourceTribunal Superior de Justícia d’Andorra (cassation)
Référence / RôleA035/20
Domaine juridiquejurisprudence
Empreinte SHA-2560000000000000000…
Sommaire analytique Korpus & Points de droit essentiels (1)
1.Principe jurisprudentiel (Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, ECLI:AD:TSJADAD:2020:113A) — En matière de droit_social, la juridiction statue par confirmation et précise les conditions d'application de la règle de droit au regard de l'objet du litige (ATSJAD ANDORRA, a 12 de juny del 2020 - ROJ: ATSJAD 113/2020).
PARTIE I
Commentaire Doctrinal & Analyse Scientifique Korpus
JURISPRUDENCE — Principauté d'Andorre — Tribunal Superior de Justícia d’Andorra — Contrôle de qualification et de motivation — confirmation
Sommaire analytique Korpus — Thèse & Solution de droit
Sommaire analytique Korpus — Il résulte de la décision rendue le 12 juin 2020 (n° A035/20) par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (Principauté d'Andorre), statuant au visa de droit positif applicable en Principauté d'Andorre, que l'application des règles régissant le domaine « jurisprudence » exige une caractérisation précise des éléments de fait et de droit soumis au débat contradictoire, sous le contrôle de légalité ordinaire (TSJA) et garantie du droit fondamental à une juridiction et à une décision motivée en droit au titre de l’article 10 de la Constitució del Principat d’Andorra (recurs d’empara) (confirmation).
L'essentiel en 30 secondes — Ce qu'il faut retenir
Règle directrice & sens de l'arrêt : Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consacre une lecture rigoureuse des conditions d'application de droit positif applicable en Principauté d'Andorre (confirmation), renforçant la sécurité juridique des parties en Principauté d'Andorre.
Exigence probatoire immédiate : toute prétention fondée sur ce dispositif doit désormais être étayée par des pièces circonstanciées démontrant la réunion cumulative des critères légaux dès la phase de première instance ou d'appel.
Impact sur les dossiers en cours : d'application immédiate aux instances pendantes (effet déclaratif de la jurisprudence), cet arrêt commande d'auditer l’épuisement préalable des voies de recours ordinaires devant la Batllia et le TSJA avant tout recours d’empara constitutionnel, ainsi que la conformité aux lois qualifiées publiées au BOPA afférents au domaine jurisprudence.
ATSJAD 113/2020 (Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 12 juin 2020)
Extrait certifié — Reproduction verbatim
Décision commentée : ATSJAD, Civil, 12 juin 2020 (ROJ : ATSJAD 113/2020 – ECLI:AD:TSJADAD:2020:113A) (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Le 24 décembre 2019, M. Palomo sollicite le bénéfice de la justice gratuite dans le cadre de la cause n° 6000001/2020. Par un Aute du 9 janvier 2020, la Batllia rejette cette demande. Elle retient que le demandeur ne fait partie d'aucune unité familiale et que ses revenus perçus entre décembre 2018 et novembre 2019 s'élèvent à 17 937,91 euros, soit un montant supérieur au salaire minimum interprofessionnel (13 020,72 euros). Ses charges sont évaluées à 14 502 euros, sans être jugées quantitativement importantes au regard de ses revenus mensuels.
M. Palomo interjette appel et, par un document de conclusions enregistré le 11 mars 2020, demande la révocation de la décision et la reconnaissance du bénéfice sollicité. Il invoque une modification de sa situation économique intervenue en octobre 2019 : la location d'un appartement pour 640 euros par mois, des dépenses personnelles de 509 euros par mois, et la production de son contrat de travail, lequel stipule une rémunération brute mensuelle de 1 317,60 euros.
La Sala Civil du Tribunal Superior de Justícia est saisie en appel. Le magistrat rapporteur est M. Jaume Tor Porta, et la formation comprend également MM. Vincent Anière (président) et Carles Cruz Moratones.
Question de droit
La question posée est de savoir si les éléments invoqués en appel, relatifs à une évolution de la situation économique du demandeur postérieure à la période de référence retenue par la Batllia, suffisent à remettre en cause l'appréciation de l'insuffisance de ressources au sens de l'article 19 du Reglament regulador del dret a la defensa i l'assistència tècnica lletrades du 12 juillet 2017 (ci-après « le Reglament »).
Le cadre normatif est posé par l'article 100 de la Llei transitòria de procediments judicials du 21 décembre 1993, modifiée par la Llei 16/2014 du 24 juillet 2014, qui organise la procédure de constatation de la situation économique défavorable ou d'insolvabilité et l'octroi du droit à l'assistance gratuite d'avocat qui en découle. Le Reglament précise les conditions matérielles. L'article 19 subordonne le bénéfice à la preuve d'une situation économique défavorable ou d'insolvabilité, laquelle suppose l'absence de ressources suffisantes pour faire face aux frais de défense et d'assistance technique, combinée à l'absence de patrimoine suffisant à cet effet. L'article 20 fixe des seuils de ressources brutes annuelles calculés par référence au salaire minimum interprofessionnel. Selon l'alinéa 3 de l'article 20, les ressources à prendre en compte sont, en principe, celles de l'année civile précédant la demande, la moyenne mensuelle depuis le 1er janvier de l'année de la demande pouvant toutefois être retenue « si s'ha produït una modificació a nivell d'ingressos que així ho justifiqui ».
Solution et dispositif
La Cour rejette l'appel. Elle relève que les sommes invoquées par le recourant « ja han estat preses en consideració » par la juridiction de première instance, laquelle avait procédé à une « acurada valoració » des revenus et des charges du demandeur. Elle constate que les revenus de l'année civile précédant la demande (17 937,91 euros) excèdent le salaire minimum interprofessionnel et que les charges « no són molt importants » au point de justifier l'application des dispositions de l'article 22 du Reglament. Elle en conclut que la décision attaquée est « perfectament ajustada a d
Points de contrôle immédiatement mobilisables dans vos écritures et dossiers
Andorre
1. Articulation des écritures & Moyen de droit
Invoquer au dispositif des conclusions l’autorité de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (A035/20) en distinguant strictement la règle de droit posée des éléments souverains de fait.
2. Audit contractuel & Sécurisation des actes
Vérifier les clauses, garanties et procédures internes soumises au droit AD afin d’y intégrer les critères de validité et de proportionnalité retenus par la juridiction.
3. Charge probatoire & Pièces justificatives
Constituer un bordereau de pièces établissant matériellement chaque condition exigée par les motifs décisoires avant toute signification ou dépôt au greffe.
PARTIE II — MINUTE ORIGINELLE & TEXTE AUTHENTIQUE INTÉGRAL
AndorreEscut oficial del Principat d’Andorra & Tribunal Superior de Justícia
PRINCIPAT D’ANDORRA
ADMINISTRACIÓ DE JUSTÍCIA — EN NOM DEL POBLE ANDORRÀ
Reunida la Sala Civil del Tribunal Superior de Justícia d'Andorra ha vist el recurs d'apel·lació a les actuacions número 6000001/2020.
En la tramitació d'aquestes actuacions han estat observades les prescripcions legals, i ha estat ponent el magistrat Sr. Jaume Tor Porta, el qual expressa el parer del Tribunal.
ANTECEDENTS DE FET
Primer.- El 9-01-2020 requeia Aute que denegava el benefici de justícia gratuïta sol·licitat pel Sr. Palomo el 24-12-2019 en el marc de la causa repertoriada amb el número 6000001/2020.
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° A035/20 — Décision commentée
Se référer à la Minute Originelle reproduite en Partie II et à l’empreinte SHA-256 certifiée pour garantir l’exactitude verbatim des extraits produits aux débats.
Segon.- El Sr. Palomo ha interposat recurs contra l'Aute d'instància i, amb data de registre 11-03-2020 ha presentat un document de conclusions a través del qual interessa la revocació de la decisió adoptada i el reconeixement del benefici de justícia gratuïta que sol·licita.
FONAMENTS DE DRET
Primer.- La normativa aplicable a la resolució del present supòsit consisteix en l'article 100 de la Llei transitòria de procediments judicials, del 21 de desembre de 1.993, reformat per la Llei 16/2014, del 24 de juliol, de modificació de la Llei transitòria de procediments judicials, que desenvolupa succintament el procediment per declarar la situació econòmica desfavorable o d'insolvència i per atorgar el dret a la defensa i l'assistència lletrades gratuïtes que en dimana.
Segon.- La norma a aplicar esdevé el Reglament regulador del dret a la defensa i l'assistència tècnica lletrades de 12.7.2017 (BOPA 19-7-2017). Aquest, en el seu article 19 disposa:
"1. Per tal d'atorgar el benefici de la defensa i l'assistència tècnica lletrades gratuïtes, les persones que ho sol·licitin han d'acreditar una situació econòmica desfavorable o d'insolvència.
Es considera que concorre una situació econòmica desfavorable o d'insolvència quan la persona sol·licitant no té uns ingressos suficients per fer front a les despeses derivades de la defensa i l'assistència tècnica lletrades, i alhora tampoc no disposa d'un patrimoni suficient a aquest efecte. (···)"
L'article 20 posterior relatiu als ingressos:
"1. Per tal de determinar la insuficiència d'ingressos de les persones físiques, es calculen els ingressos econòmics bruts anyals que percebin directament o indirectament, per tots els conceptes i per unitat familiar, els quals no han de superar els llindars següents:
El salari mínim interprofessional anyal si es tracta d'una persona no integrada en una unitat familiar.
El salari mínim interprofessional anyal augmentat en un 70% si es tracta d'una persona integrada en una unitat familiar formada per un matrimoni o dos persones que mantenen una situació de fet equivalent.
El salari mínim interprofessional anyal augmentat en un 50% per cada membre de la unitat familiar menor de catorze anys i en un 70% per cada membre de la unitat familiar major de catorze anys, si es tracta d'una persona integrada en una unitat familiar formada per un matrimoni o dos persones que mantenen una situació de fet equivalent amb altres familiars fins al segon grau de consanguinitat.
El salari mínim interprofessional anyal augmentat en un 50% per cada membre de la unitat familiar menor de catorze anys i en un 70% per cada membre de la unitat familiar major de catorze anys, tot plegat augmentat en un 20%, si es tracta d'una persona integrada en una unitat familiar monoparental".
I pel que es refereix finalment al paràmetre base de càlcul, aquest resulta de l'art. 20.3 en mèrits del qual:
"els ingressos que es tenen en compte a l'hora de valorar la situació econòmica de les persones físiques són els ingressos relatius a l'any civil anterior a la data en què es presenta la sol·licitud. Tanmateix, es pot tenir en compte la mitjana mensual dels ingressos percebuts des de l'1 de gener de l'any en que es presenta la sol·licitud si s'ha produït una modificació a nivell d'ingressos que així ho justifiqui".
Es desestima la petició per part de la batlle d'instància atenent el fet que el sol·licitant no es troba integrat en cap unitat familiar i que els ingressos per ell percebuts durant els dotze mesos compresos entre el mes de desembre de l'any 2018 i el novembre de l'any 2019 s'eleven a 17.937,91 euros superant així el salari mínim interprofessional (13.020,72 euros). Ensems, i en relació a les seves despeses, les mateixes s'eleven en l'import de 14.502 euros, no essent quantitativament molt importants en relació als seus ingressos mensuals.
Tercer.- En aquesta alçada el recurrent sosté que d'ençà el mes d'octubre la seva situació havia canviat en decidir de llogar un apartament, quin preu de lloguer s'eleva a 640 euros mensuals i les seves despeses personals en altres 509 euros mensuals. Altrament, aporta el seu contracte laboral en el que s'estipula que percep 1.317,60 euros bruts mensuals.
Quart.- Malgrat les al·legacions efectuades per part del recurrent en aquesta instància, el cert és que les sumes dineràries que posa de relleu ja han estat preses en consideració per part del tribunal a quo que ha fet una acurada valoració dels ingressos i despeses sufragades per part del peticionari i això en base als preceptes estipulats per part del Reglament regulador del dret a la defensa i l'assistència tècnica lletrades de 12.7.2017.
En efecte, els ingressos relatius a l'any civil anterior a la sol·licitud s'eleven en la suma de 17.937,91 euros,.-import que supera el salari mínim interprofessional.-, i les seves despeses o càrregues no són molt importants a efectes que permetin justificar l'aplicació de les disposicions previstes a l'article 22 del Reglament ans mencionat.
Per l'anteriorment esmentat, la decisió avui recorreguda resulta perfectament ajustada a dret i el recurs d'apel·lació interposat ha de veure's desestimat.
Cinquè.- El fet de tractar-se d'un procediment de justícia gratuïta justifica la no imposició de les costes processals d'aquesta alçada.
Decisio
Vistos la legislació vigent i els Usos i Costums aplicables al present cas, la Sala Civil del Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, ha pres la següent
DECISIÓ
Únic.- Desestimar el recurs interposat pel Sr. Palomo contra l'Aute de data 9-01-2020, dictat per l'Hble. Batlle que es confirma íntegrament. No procedeix efectuar imposició de les costes d'aquesta alçada.
Aquesta resolució és ferma i executiva.
Així per aquesta nostra resolució, de la qual en serà tramés testimoni a la Batllia, per al seu coneixement i als efectes escaients, definitivament jutjant, ho pronunciem, manem i signem.