ISSN 3002-914X · DOI 10.58079/korpus.f563846a · Dossier Bipartite (I. Doctrine + II. Minute Originelle)
Score d’Autorité Korpus
92/100
PRINCIPAT D’ANDORRA·Tribunal Superior de Justícia d’Andorra·N° A056/21·30 novembre 2021·Confirmation
ATSJAD ANDORRA, a 30 de novembre del 2021 - ROJ: ATSJAD 253/2021
Juridiction / SourceTribunal Superior de Justícia d’Andorra (cassation)
Référence / RôleA056/21
Domaine juridiquejurisprudence
Empreinte SHA-2560000000000000000…
Sommaire analytique Korpus & Points de droit essentiels (1)
1.Principe jurisprudentiel (Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, ECLI:AD:TSJADAD:2021:253A) — En matière de droit_fiscal, la juridiction statue par confirmation et précise les conditions d'application de la règle de droit au regard de l'objet du litige (ATSJAD ANDORRA, a 30 de novembre del 2021 - ROJ: ATSJAD 253/2021).
PARTIE I
Commentaire Doctrinal & Analyse Scientifique Korpus
JURISPRUDENCE — Principauté d'Andorre — Tribunal Superior de Justícia d’Andorra — Contrôle de qualification et de motivation — confirmation
Sommaire analytique Korpus — Thèse & Solution de droit
Sommaire analytique Korpus — Il résulte de la décision rendue le 30 novembre 2021 (n° A056/21) par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (Principauté d'Andorre), statuant au visa de droit positif applicable en Principauté d'Andorre, que l'application des règles régissant le domaine « jurisprudence » exige une caractérisation précise des éléments de fait et de droit soumis au débat contradictoire, sous le contrôle de légalité ordinaire (TSJA) et garantie du droit fondamental à une juridiction et à une décision motivée en droit au titre de l’article 10 de la Constitució del Principat d’Andorra (recurs d’empara) (confirmation).
L'essentiel en 30 secondes — Ce qu'il faut retenir
Règle directrice & sens de l'arrêt : Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consacre une lecture rigoureuse des conditions d'application de droit positif applicable en Principauté d'Andorre (confirmation), renforçant la sécurité juridique des parties en Principauté d'Andorre.
Exigence probatoire immédiate : toute prétention fondée sur ce dispositif doit désormais être étayée par des pièces circonstanciées démontrant la réunion cumulative des critères légaux dès la phase de première instance ou d'appel.
Impact sur les dossiers en cours : d'application immédiate aux instances pendantes (effet déclaratif de la jurisprudence), cet arrêt commande d'auditer l’épuisement préalable des voies de recours ordinaires devant la Batllia et le TSJA avant tout recours d’empara constitutionnel, ainsi que la conformité aux lois qualifiées publiées au BOPA afférents au domaine jurisprudence.
ATSJAD 253/2021 (Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 30 novembre 2021)
Extrait certifié — Reproduction verbatim
Décision commentée : ATSJAD 253/2021, ECLI:AD:TSJADAD:2021:253A, Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, Aute n° 259-2021, recours A056/21 (Lire sur source officielle)
Note de méthode : la référence « Juridiction andorrane, — » fournie avec la demande étant incomplète, la référence canonique retenue est celle figurant dans le texte intégral (numéro ROJ et ECLI). Les noms des parties sont ceux du texte, qui présente des incohérences d'anonymisation (notamment « Bonet » et « ENTITY_11 » pour la même fille du défunt) ; elles sont signalées sans être corrigées.
Faits et procédure
M. Raya est décédé ab intestat (la date du décès n'est pas précisée dans la décision). Sa veuve, Mme Querol, a saisi la juridiction de première instance d'une demande de déclaration d'héritiers, tendant à être reconnue, avec les deux filles du défunt, comme héritière. Par ordonnance (aute) du 13 août 2020, le juge a déclaré héritières « abintestat » ou légitimes les seules deux filles, pour parts égales et par droit propre, excluant la veuve.
Mme Querol a interjeté appel. Ses conclusions du 19 mars 2021 tendaient à la révocation partielle de la décision, afin d'être déclarée usufruitière de 50 % des biens et droits de la succession, en application de l'article 249.1 de la Llei 46/2014, de la successió per causa de mort. Elle soutenait que le premier juge avait commis une incongruence omissive, en ne statuant pas sur sa prétention. La fille du défunt (Mme Bonet) et le ministère public ont conclu à la confirmation intégrale.
Par ordonnance du 23 septembre 2021, la juridiction d'appel a admis les moyens de preuve produits par les parties. La Sala Civil du Tribunal Superior de Justícia a ensuite rendu la décision commentée.
Question de droit
La question posée était double.
Question procédurale : le fait pour le premier juge de ne pas avoir examiné la prétention de la veuve, tendant à la reconnaissance d'un usufruit légal, constitue-t-il une incongruence omissive justifiant l'annulation ou l'examen direct par la juridiction d'appel ?
Question de fond : un conjoint survivant, séparé de fait mais non judiciairement de son époux au jour de l'ouverture de la succession, peut-il invoquer l'usufruit légal de 50 % prévu à l'article 249.1 de la Llei 46/2014 lorsqu'il concourt avec les descendants du défunt ? Plus précisément, une reprise de la vie commune alléguée, mais non formalisée, suffit-elle à écarter l'incapacité successorale de l'article 252.1 ?
Solution et dispositif
Sur l'incongruence omissive
La Sala Civil retient le grief. Elle constate que le juge de première instance n'a pas examiné la prétention relative aux droits de la veuve sur la succession, « incurrint en aquella incongruència omissiva » (fonaments de dret, troisième). Elle estime que cette omission l'oblige à examiner
Points de contrôle immédiatement mobilisables dans vos écritures et dossiers
Andorre
1. Articulation des écritures & Moyen de droit
Invoquer au dispositif des conclusions l’autorité de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (A056/21) en distinguant strictement la règle de droit posée des éléments souverains de fait.
2. Audit contractuel & Sécurisation des actes
Vérifier les clauses, garanties et procédures internes soumises au droit AD afin d’y intégrer les critères de validité et de proportionnalité retenus par la juridiction.
3. Charge probatoire & Pièces justificatives
Constituer un bordereau de pièces établissant matériellement chaque condition exigée par les motifs décisoires avant toute signification ou dépôt au greffe.
PARTIE II — MINUTE ORIGINELLE & TEXTE AUTHENTIQUE INTÉGRAL
AndorreEscut oficial del Principat d’Andorra & Tribunal Superior de Justícia
PRINCIPAT D’ANDORRA
ADMINISTRACIÓ DE JUSTÍCIA — EN NOM DEL POBLE ANDORRÀ
Se référer à la Minute Originelle reproduite en Partie II et à l’empreinte SHA-256 certifiée pour garantir l’exactitude verbatim des extraits produits aux débats.
En la tramitació d'aquestes actuacions han estat observades les prescripcions legals, i ha estat ponent el magistrat Sr. Jaume Tor Porta, el qual expressa el parer del Tribunal.
ANTECEDENTS DE FET
1.- Per escrit de data 17-7-2020, la Sra. Querol formulava demanda de declaració d'hereus abintestat respecte a la successió de qui havia estat el Sr. Raya, sol·licitant es declarés la sol·licitant en sa qualitat de vídua i a les dues filles del causant (Sanç i ENTITY_7) hereves dels béns i drets del difunt.
2.- Per Aute de data 13-8-2020, es decidia:
"Primer.- Declarar hereves "abintestat" o legítimes del difunt Sr. Raya a les seves filles Bonet i Sanç, per dret propi i per parts iguals.
Segon.- Notificar la present resolució a les parts interessades".
3.- La Sra. Querol ha formulat recurs d'apel·lació contra aquesta decisió i per escrit de conclusions articulades en data 19-3-2021 interessa la seva revocació parcial en el sentit que se la declari usufructuària del 50% dels béns i drets de l'herència del causant.
4.- La representació processal de la Sra. Bonet i el Ministeri Fiscal s'han oposat al recurs d'apel·lació articulat interessant la íntegra confirmació de la resolució dictada.
5.- Per Aute de data 23-9-2021 es decidia donar lloc a les pretensions probatòries adduïdes tant per la Sra. Bonet com pel Ministeri Fiscal, concedint a les parts un termini perquè es pronunciessin en relació a aquestes, extrem que ha estat realitzat amb el resultat que figura en les actuacions.
FONAMENTS DE DRET
Primer.- El present procediment ho és en demanda de declaració d'hereus abintestat del qui fou el Sr. Raya. Concretament la sol·licitant interessava inicialment fos declarada juntament amb les dues filles del causant (Bonet i ENTITY_11) hereves dels béns i drets del difunt.
L'òrgan judicial d'instància acull parcialment aquestes pretensions, declarant hereves abintestat del causant, exclusivament a les seves dues filles per parts iguals i és contra aquesta decisió que la recurrent s'alça interessant la seva revocació parcial en el sentit que se li reconegui el dret a gaudir d'un usdefruit del 50% de l'herència atès que afirma ser la vídua del difunt.
Segon.- Amb aquesta finalitat argumenta que l'Aute dictat incorria en incongruència omissiva a partir del moment en què no li reconeixia cap mena de dret en l'herència del Sr. Raya quan en mèrits de l'art. 249.1 i concordants de la Llei 46/2014 de la successió per causa de mort, el cònjuge vidu quan concorre a l'herència juntament amb els fills del causant, té un dret d'usdefruit del 50% de l'herència lliure de fiança. Afegeix que la incongruència denunciada menystenia el seu dret a la jurisdicció quan, sense examinar el fons de la qüestió que li era sotmesa, se la privava dels seus drets hereditaris en l'herència del seu espòs, el que aquí de retruc, menystenia la regla contemplada en l'art. 27 de la Constitució.
Tercer.- Si s'examina la Resolució recorreguda i és cohonesta amb la concreta pretensió articulada per la part avui recurrent, escau convenir amb la mateixa que l'òrgan judicial "a quo" no ha examinat la pretensió que en l'escrit rector s'introduïa respecte als drets que la Sra. Querol reclamava amb relació a l'herència del causant, incurrint en aquella incongruència omissiva que en aquesta alçada es denúncia, i que ens obligarà a examinar-la per tal d'assegurar a la part recurrent una resposta fonamentada en fets i drets, que s'adeqüi al mandat constitucional que emana de l'article 10 de la Constitució.
Quart.- Malgrat el que acabem d'exposar, la petició que en aquesta alçada efectua no podrà prosperar. En efecte, si bé per regla general el cònjuge vidu o el convivent en unió de parella estable supervivent, té dret a l'usdefruit sobre el cinquanta per cent de l'herència en cas de concórrer amb fills del causant o descendents d'aquests (art. 249.1 de la Llei 46/2014 de la successió per causa de mort), el mateix no pot succeir abintestat "si en el moment de l'obertura de la successió n'estava separat judicialment o de fet, llevat de reconciliació entre els cònjuges i sempre que la separació de fet s'acrediti per qualsevol mitjà admès en dret" (art. 252.1).
En el concret supòsit que s'examina, ja les testimonis que intervenien en el procediment que ara ens ocupa, destacaven que la convivència entre el matrimoni dels Srs. Raya i Querol havia cessat uns mesos abans de produir- se l'òbit del primer. Però és que endemés en aquesta alçada la Sra. Bonet, ha justificat documentalment que en data 11-7-2019 requeia Aute que fixava mesures provisionals derivades del cessament de la convivència entre ells (procediment Mesures Provisionals art. 63 LQM 6000358/2019), el que sembla excloure tota convivència entre ells en el moment en què intervenia la defunció del Sr. Raya.
Malgrat aquesta realitat inqüestionable, la Sra. Querol sustenta en l'escrit que presentava el 30-9-2021 que en el procediment iniciat mai havia arribat a recaure una Sentència de separació i que amb anterioritat a la defunció del Sr. Raya aquest havia expressat el seu desig de reprendre la convivència amb la seva representada i la filla menor d'ambdós, extrem que la Sra. Querol estava valorant, però que la sobtada defunció del causant, posava fi al procés de reconciliació dels consorts. Aquests arguments no permeten reconèixer a la recurrent cap mena de dret en l'herència del Sr. Raya. En efecte, d'una banda l'article 252.1 de la Llei abans descrit no limita la manca de dret a succeir del vidu al supòsit a la separació quan hagi estat judicialment declarada per Sentència ferma, sinó que també la preveu per als supòsits del trencament de fet de la convivència, circumstància aquesta que aquí concorria sense lloc a cap mena de dubtes. D'altra banda, el concepte de la reconciliació que aquest precepte contempla com a excepció a la manca de capacitat per a succeir i en què la recurrent es refugia, ha de ser relacionat amb el que contempla l'art. 41 de la Llei Qualificada del Matrimoni i la Llei del Registre Civil (art. 54 i 55) que exigeixen per als matrimonis, una declaració expressa tant al registre civil com davant de l'òrgan jurisdiccional que hagi pronunciat la seva separació amb vocació a fer cessar els efectes d'aquest pronunciament, sense que cap d'aquests elements aquí concorri.
En aquestes coordenades, la situació personal de la Sra. Querol impedeix que se li pugui reconèixer cap mena de dret en la successió intestada del Sr. Raya i per via de conseqüència la pretensió que articulava amb caire personal, haurà de veure's rebutjada. En conseqüència escaurà desestimar el recurs d'apel·lació articulat contra l'Aute de data 13-8-2020 que es confirma de manera íntegra.
Cinquè.- La desestimació del recurs articulat, comportarà en mèrits de la regla del venciment objectiu que les costes ocasionades en aquesta alçada hagin de ser imposades a la part recurrent, amb el benentès que aquestes comprendran els honoraris d'advocat i de procurador.
Decisio
En atenció a tot el que s'ha exposat, el Tribunal Superior de Justícia, Sala Civil,
DECIDEIX
DESESTIMAR el recurs d'apel·lació formulat per la Sra. Querol contra l'Aute de data 13-8-2020 que es confirma íntegrament. Imposem a la recurrent el pagament de les costes ocasionades en aquesta alçada, inclosos els honoraris d'advocat i de procurador.
Aquesta aute és ferma i executiva.
Així, per aquest nostre aute, definitivament jutjant, ho manem i signem.