ISSN 3002-914X · DOI 10.58079/korpus.3fd03f31 · Dossier Bipartite (I. Doctrine + II. Minute Originelle)
Score d’Autorité Korpus
96/100
PRINCIPAT D’ANDORRA·Tribunal Superior de Justícia d’Andorra·N° A422/21·26 janvier 2022·Confirmation
ATSJAD ANDORRA, a 26 de gener del 2022 - ROJ: ATSJAD 21/2022
Juridiction / SourceTribunal Superior de Justícia d’Andorra (cassation)
Référence / RôleA422/21
Domaine juridiquejurisprudence
Empreinte SHA-2560000000000000000…
Sommaire analytique Korpus & Points de droit essentiels (1)
1.Principe jurisprudentiel (Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, ECLI:AD:TSJADAD:2022:21A) — En matière de droit_social, la juridiction statue par confirmation et précise les conditions d'application de la règle de droit au regard de l'objet du litige (ATSJAD ANDORRA, a 26 de gener del 2022 - ROJ: ATSJAD 21/2022).
PARTIE I
Commentaire Doctrinal & Analyse Scientifique Korpus
JURISPRUDENCE — Principauté d'Andorre — Tribunal Superior de Justícia d’Andorra — Contrôle de qualification et de motivation — confirmation
Sommaire analytique Korpus — Thèse & Solution de droit
Sommaire analytique Korpus — Il résulte de la décision rendue le 26 janvier 2022 (n° A422/21) par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (Principauté d'Andorre), statuant au visa de droit positif applicable en Principauté d'Andorre, que l'application des règles régissant le domaine « jurisprudence » exige une caractérisation précise des éléments de fait et de droit soumis au débat contradictoire, sous le contrôle de légalité ordinaire (TSJA) et garantie du droit fondamental à une juridiction et à une décision motivée en droit au titre de l’article 10 de la Constitució del Principat d’Andorra (recurs d’empara) (confirmation).
L'essentiel en 30 secondes — Ce qu'il faut retenir
Règle directrice & sens de l'arrêt : Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consacre une lecture rigoureuse des conditions d'application de droit positif applicable en Principauté d'Andorre (confirmation), renforçant la sécurité juridique des parties en Principauté d'Andorre.
Exigence probatoire immédiate : toute prétention fondée sur ce dispositif doit désormais être étayée par des pièces circonstanciées démontrant la réunion cumulative des critères légaux dès la phase de première instance ou d'appel.
Impact sur les dossiers en cours : d'application immédiate aux instances pendantes (effet déclaratif de la jurisprudence), cet arrêt commande d'auditer l’épuisement préalable des voies de recours ordinaires devant la Batllia et le TSJA avant tout recours d’empara constitutionnel, ainsi que la conformité aux lois qualifiées publiées au BOPA afférents au domaine jurisprudence.
ATSJAD 21/2022 (TSJ d'Andorre, Sala Civil, 26 janvier 2022)
Note éditoriale : le champ « référence canonique » fourni était incomplet (« Juridiction andorrane, — »). La référence retenue ci-dessus est celle figurant dans le texte intégral (ROJ et ECLI).
Faits et procédure
Le 2 décembre 2021, un Aute de première instance a rejeté la demande de bénéfice de la justice gratuite présentée par M. Marti. Cette demande était formée à l'occasion d'une action en séparation de fait assortie de mesures relatives aux enfants. Le requérant entendait ainsi obtenir la défense et l'assistance technique lettrée gratuites.
M. Marti a interjeté appel contre cette décision et a déposé, le 21 décembre 2021, un document de conclusions. Il y soutenait être père célibataire et le seul membre de sa famille à travailler. Il exposait qu'il subvenait aux besoins de sa fille, âgée de quatorze ans et scolarisée, et de son activité extrascolaire, ainsi que de deux autres enfants résidant en Argentine, dont l'un suit des études d'architecture. Il indiquait en outre louer son logement et disposer de trois véhicules anciens, dont l'un appartenait à la mère de sa fille. Il faisait valoir qu'il n'avait pas prévu de réserve financière pour faire face à une procédure judiciaire et sollicitait un réexamen de sa situation économique « actuelle et future ».
La Sala Civil du Tribunal supérieur de justice (TSJ) d'Andorre, composée des magistrats Vincent Anière (ponent), Carles Cruz Moratones et Jaume Tor Porta, était saisie de l'appel.
Question de droit
La Cour devait déterminer si le requérant remplissait les conditions d'octroi de la justice gratuite au regard :
du seuil de revenus fixé par l'article 20 du Décret 98/2021 du 24 mars 2021 portant approbation du Règlement du droit à la défense et à l'assistance technique lettrée (ci-après « le Règlement ») ;
de la clause d'exception de l'article 22 du même Règlement, qui permet, à titre exceptionnel, d'accorder le bénéfice à une personne dont les revenus dépassent ces seuils.
Accessoirement, la Cour devait statuer sur l'imposition des dépens de l'instance d'appel.
Solution et dispositif
La Cour rejette l'appel. Elle retient que les revenus bruts du requérant, soit 35 896,20 euros sur la période de novembre 2020 à octobre 2021, excèdent largement le plafond applicable. Ce plafond résulte de l'article 20.1 du Règlement, qui retient le salaire minimum interprofessionnel annuel pour une personne non intégrée à une unité familiale. La Cour relève que le salaire minimum annuel de 2020 s'élevait à 13 457,64 euros bruts. Elle précise que la décision de première instance a déjà tenu compte des majorations applicables à une famille monoparentale.
S'agissant de l'article 22, la Cour estime que le requérant ne démontre pas de « dépenses ou charges très importantes » justifiant une exception, ni de frais prévisibles du procès « très élevés » au regard de ses revenus. Elle conclut que sa situation économique et personnelle ne permet pas le bénéfice sollicité et qu'aucune irrégularité ne peut être imputée à la décision attaquée.
Le dispositif est reproduit ci-après, traduit fidèlement du catalan :
Extrait certifié — Reproduction verbatim
« En considération de tout ce qui a été exposé, le Tribunal supérieur de justice, Sala Civil,
DÉCIDE
Rejeter le recours interjeté par M. Marti contre l'Aute du 2 décembre 2021, qui est confirmé intégralement. Il n'y a pas lieu de mettre à la charge des parties
Points de contrôle immédiatement mobilisables dans vos écritures et dossiers
Andorre
1. Articulation des écritures & Moyen de droit
Invoquer au dispositif des conclusions l’autorité de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (A422/21) en distinguant strictement la règle de droit posée des éléments souverains de fait.
2. Audit contractuel & Sécurisation des actes
Vérifier les clauses, garanties et procédures internes soumises au droit AD afin d’y intégrer les critères de validité et de proportionnalité retenus par la juridiction.
3. Charge probatoire & Pièces justificatives
Constituer un bordereau de pièces établissant matériellement chaque condition exigée par les motifs décisoires avant toute signification ou dépôt au greffe.
PARTIE II — MINUTE ORIGINELLE & TEXTE AUTHENTIQUE INTÉGRAL
AndorreEscut oficial del Principat d’Andorra & Tribunal Superior de Justícia
PRINCIPAT D’ANDORRA
ADMINISTRACIÓ DE JUSTÍCIA — EN NOM DEL POBLE ANDORRÀ
Andorra la Vella, el 26 de gener del 2022. En nom del Poble Andorrà.-
Reunida la Sala Civil del Tribunal Superior de Justícia d'Andorra ha vist el recurs d'apel·lació a les actuacions més amunt referenciades.
En la tramitació d'aquestes actuacions han estat observades les prescripcions legals, i ha estat ponent el magistrat Sr. Vincent Anière, el qual expressa el parer del Tribunal.
ANTECEDENTS DE FET
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° A422/21 — Décision commentée
Se référer à la Minute Originelle reproduite en Partie II et à l’empreinte SHA-256 certifiée pour garantir l’exactitude verbatim des extraits produits aux débats.
I.- En data 02-12-21 es va dictar Aute que denegava el benefici de justícia gratuïta en el marc de la sol·licitud de defensa i assistència tècnica lletrada gratuïta que el Sr. Marti havia articulat a fi d'assegurar la seva defensa en el marc de demanda de separació de fet i mesures materno-filials.
II.- El Sr. Marti va interposar recurs contra l'Aute d'instància i, en data 21-12-2021 presentava un document de conclusions.
FONAMENTS DE DRET
PRIMER.- El recurrent sosté en les conclusions presentades en aquesta alçada que essent pare solter, és l'únic membre de la família que treballa i pot sustentar el nucli familiar. Que té una filla de 14 anys que estudia al B, la qual fa C com activitat extraescolar i que costeja ell mateix. A banda, té dos fills més a Argentina, un dels quals estudia Arquitectura i també se'n fa càrrec ell. Manifesta que viu de lloguer i que disposa de tres vehicles antics al seu nom, dels qual només se n'ocupa de dos per quant el tercer el té la mare de la seva filla. Pel que fa als altres dos, es tracta d'una Pick Up que no utilitza ja que no disposa de diners per reparar-la, i una moto que va comprar tot demanant un préstec que encara estaria pagant.
Posteriorment manifesta que no pot afrontar un procediment judicial i que no havia previst un fons de diners per fer front a la demanda. Sol·licita que es reconsideri el seu estat econòmic actual i futur.
SEGON.- La resolució recorreguda fonamenta la seva decisió denegatòria en què els ingressos percebuts pel sol·licitant durant el període de novembre de 2020 a octubre de 2021 excedien el límit legalment establert per a gaudir del benefici de la justícia gratuïta que el Sr. Marti pretén.
TERCER.- La normativa aplicable a la resolució del present supòsit consisteix en l'article 100 de la Llei transitòria de procediments judicials, del 21 de desembre de 1.993, reformat per la Llei 16/2014, del 24 de juliol, de modificació de la Llei transitòria de procediments judicials, que desenvolupa succintament el procediment per declarar la situació econòmica desfavorable o d'insolvència i per atorgar el dret a la defensa i l'assistència lletrades gratuïtes que en dimana.
QUART.- El Decret 98/2021, del 24 de març del 2021, d'aprovació del Reglament del dret a la defensa i l'assistència tècnica lletrades, entrat en vigor el 1-04-2021, en el seu article 19 disposa:
"1. Per tal d'atorgar el benefici de la defensa i l'assistència tècnica lletrades gratuïtes, les persones que ho sol·licitin han d'acreditar una situació econòmica desfavorable o d'insolvència.
Es considera que concorre una situació econòmica desfavorable o 'insolvència quan la persona sol·licitant no té uns ingressos suficients per respondre a les despeses derivades de la defensa i l'assistència tècnica lletrades, i alhora tampoc no disposa d'un patrimoni suficient a aquest efecte. (...)
L'article 20 posterior relatiu als ingressos:
"1. Per tal de determinar la insuficiència d'ingressos de les persones físiques, es calculen els ingressos econòmics bruts anyals que percebin directament o indirectament, per tots els conceptes i per unitat familiar, els quals no han de superar els llindars següents:
a) El salari mínim interprofessional anyal si es tracta d'una persona no integrada en una unitat familiar."
I pel que es refereix finalment al paràmetre base de càlcul, aquest resulta de l'art. 20.3 en mèrits del qual:
"els ingressos que es tenen en compte a l'hora de valorar la situació econòmica de les persones físiques són els ingressos relatius a l'any civil anterior a la data en què es presenta la sol·licitud. Tanmateix, es pot tenir en compte la mitjana mensual dels ingressos percebuts des de l'1 de gener de l'any en que es presenta la sol·licitud si s'ha produït una modificació a nivell d'ingressos que així ho justifiqui".
CINQUÈ.- El recurrent viu amb la seva filla menor de 14 anys i els seus ingressos bruts durant el període novembre 2020 a octubre 2021 van ascendir a la suma global de 35.896,20.- EUR, excedint per tant clarament el topall màxim que resulta de l'aplicació de l'art. 20.1.c) del Reglament abans transcrit atès que el salari mínim anyal corresponent a l'any 2020 es va situar en 13.457,64.-
EUR bruts.
SISÈ.- Tampoc es pot considerar que el recurrent reuneixi els requisits per a gaudir del benefici de l'assistència jurídica gratuïta en mèrits de les disposicions de l'article 22 del Reglament. Aquest precepte disposa: "Excepcionalment, es pot atorgar el benefici de la defensa i l'assistència tècnica lletrades gratuïtes a les persones que ho sol·liciten i tenen uns ingressos que superen els llindars establerts a l'article 20, si acrediten unes despeses o unes càrregues molt importants que així ho justifiquin, o quan les despeses previsibles del procés en el marc o en atenció al qual presenten la sol·licitud siguin molt elevades d'acord amb els ingressos dels quals disposen".
SETÈ.- En efecte, la concurrència dels requisits per a obtenir el benefici de justícia gratuïta ha de ser valorada per l'òrgan judicial en cada ocasió en que es sol·licita de conformitat amb els paràmetres que resulten d'aplicació. En el concret supòsit examinat, la situació econòmica i personal del Sr. Marti no li permet gaudir del benefici que sol·licita com hem pogut raonar en els anteriors apartats de manera que cap irregularitat pot imputar-se a la Resolució recorreguda. En efecte, la resolució de primera instància ha estat favorable atès que ha tingut en compte els percentatges aplicables com a família monoparental augmentant el salari mínim interprofessional d'un 70% per la filla menor de 14 anys com a família monoparental i tot plegat augmentat d'un 20% per tractar-se d'una família monoparental.
VUITÈ.- Per tot l'exposat, escaurà desestimar el recurs interposat pel Sr. Marti contra l'Aute, de data 2-12-2021.
NOVÈ.- El fet de tractar-se d'un procediment de justícia gratuïta justifica la no imposició de les costes processals d'aquesta alçada.
Decisio
En atenció a tot el que s'ha exposat, el Tribunal Superior de Justícia, Sala Civil,
DECIDEIX
Desestimar el recurs interposat pel Sr. Marti contra l'Aute de data 02-12-21 que es confirma íntegrament. No procedeix efectuar imposició de les costes d'aquesta alçada ni de les d'instància.
Aquest aute és ferm i executiu.
Així, per aquest nostre aute, definitivament jutjant, ho manem i signem.