ISSN 3002-914X · DOI 10.58079/korpus.406cc843 · Tweeledig Juridisch Dossier (I. Doctrinaire Noot + II. Authentiek Arrest)
Korpus Autoriteitsscore
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PRINCIPAT D’ANDORRA·Tribunal de Corts·N° 6000058/2019·11 februari 2020·Rejet du pourvoi
STCOR ANDORRA, a 11 de febrer del 2020 - ROJ: STCOR 18/2020
Gerecht / InstantieTribunal de Corts (appel)
Zaaknummer / ECLI6000058/2019
Rechtsgebiedjurisprudence
SHA-256 Controlegetal0000000000000000…
Analytische Samenvatting Korpus & Rechtsregels (Headnotes) (1)
1.Principe jurisprudentiel (Tribunal de Corts, ECLI:AD:TCORAD:2020:18) — En matière de droit_penal, la juridiction statue par rejet et précise les conditions d'application de la règle de droit au regard de l'objet du litige (STCOR ANDORRA, a 11 de febrer del 2020 - ROJ: STCOR 18/2020).
DEEL I
Doctrinaire Annotatie & Wetenschappelijke Analyse Korpus
JURISPRUDENCE — Principauté d'Andorre — Tribunal de Corts — Contrôle de qualification et de motivation — rejet
Extrait certifié — Reproduction verbatim
Analytische Samenvatting Korpus — Il résulte de la décision rendue le 11 février 2020 (n° 6000058/2019) par Tribunal de Corts (Principauté d'Andorre), statuant au visa de droit positif applicable en Principauté d'Andorre, que l'application des règles régissant le domaine « jurisprudence » exige une caractérisation précise des éléments de fait et de droit soumis au débat contradictoire, sous le contrôle de légalité ordinaire (TSJA) et garantie du droit fondamental à une juridiction et à une décision motivée en droit au titre de l’article 10 de la Constitució del Principat d’Andorra (recurs d’empara) (rejet).
L'essentiel en 30 secondes — Ce qu'il faut retenir
Règle directrice & sens de l'arrêt : Tribunal de Corts consacre une lecture rigoureuse des conditions d'application de droit positif applicable en Principauté d'Andorre (rejet), renforçant la sécurité juridique des parties en Principauté d'Andorre.
Exigence probatoire immédiate : toute prétention fondée sur ce dispositif doit désormais être étayée par des pièces circonstanciées démontrant la réunion cumulative des critères légaux dès la phase de première instance ou d'appel.
Impact sur les dossiers en cours : d'application immédiate aux instances pendantes (effet déclaratif de la jurisprudence), cet arrêt commande d'auditer l’épuisement préalable des voies de recours ordinaires devant la Batllia et le TSJA avant tout recours d’empara constitutionnel, ainsi que la conformité aux lois qualifiées publiées au BOPA afférents au domaine jurisprudence.
STCOR 18/2020 (Tribunal de Corts, Penal, 11 février 2020)
Les faits, établis par le Tribunal de Corts, se situent dans le contexte d'une séparation conjugale. Par un aute de mesures provisionnelles du 15 février 2016, rendu dans une procédure de séparation, la cohabitation entre M. Esteban, de nationalité andorrane et sans antécédents, et son épouse, Mme Alvarado, a cessé. Un enfant de sept ans était issu de cette relation d'environ quinze ans.
Au cours du mois d'août 2016, dans le cadre d'un appel téléphonique portant sur des questions liées à la crise matrimoniale, l'accusé a qualifié son épouse de « filla de puta », de « puta » et de « mala mare » (« fille de pute », « pute », « mauvaise mère »). Le Tribunal tient ces expressions pour pleinement établies. Il relève également qu'elles s'inscrivaient dans un échange conflictuel et que l'accusation privée allègue, dans le même acte, des menaces de retrait de la fille commune.
La procédure a été engagée par l'accusation privée, qui a qualifié les faits de délit mineur d'injures au sens de l'article 174 du Code pénal, et a sollicité une peine de six mois d'arrêts domiciliaires avec sursis, ainsi qu'une indemnisation civile. Le ministère public a considéré que les faits n'étaient pas constitutifs d'une infraction et a conclu à l'acquittement. La défense s'est associée à cette qualification et a demandé l'acquittement pur et simple. Le jugement a été rendu à l'issue d'un procès oral et public. Il convient de noter que la défense a rectifié, à l'audience, une erreur de date concernant la séparation (2016 et non 2018).
Question de droit
La question centrale était de savoir si des injures légères, proférées par un époux à l'encontre de son épouse, en privé et sans circonstances aggravantes, pouvaient constituer le délit mineur d'injures prévu par l'article 174 du Code pénal.
Le Tribunal devait, à titre subsidiaire, déterminer si ces mêmes faits pouvaient relever d'une autre qualification pénale, notamment d'une vexation injuste de caractère léger, dont la répression avait été supprimée par la modification de l'article 478.1 du Code pénal.
Solution et dispositif
Le Tribunal raisonne en trois temps.
1. Le régime légal de l'injure contre un particulier. Le juge rappelle que l'article 174 du Code pénal réprime l'injure grave ou publique envers un particulier, ainsi que l'injure légère ou grave envers une autorité ou un fonctionnaire en raison de ses fonctions. Il en déduit que l'injure légère proférée contre un particulier, hors publicité, n'est pas punissable. Le Code pénal ne prévoit pas de contravention correspondante dans le titre consacré aux contraventions contre les personnes, de sorte que ces faits sont « atypiques » sur le plan pénal.
2. L'appréciation de la gravité. Le Tribunal affirme que l'injure est une infraction « éminemment circonstancielle ». Sa gravité doit être appréciée au regard du sens objectivement injurieux de l'expression, des circonstances personnelles des protagonistes, de leur propre comportement, des effets produits et de la valorisation sociale de l'expression. En l'espèce, le contexte est celui d'une rel
Direct toepasbare aandachtspunten voor processtukken en adviespraktijk
Andorre
1. Processtukken & Cassatietoetsing
Voer Tribunal de Corts (6000058/2019) aan ter onderbouwing van de rechtsregel; controleer de motiveringseis en de aansluiting op het wettelijk kader (AD).
2. Contractuele & Adviespraktijk
Toets lopende overeenkomsten en bedingen aan de door het gerecht geformuleerde maatstaf om nietigheid of aansprakelijkheidsrisico’s te voorkomen.
3. Stelplicht & Bewijslast
Onderbouw elk feitelijk bestanddeel met verifieerbare producties overeenkomstig de bewijswaardering in dit arrest.
DEEL II — AUTHENTIEKE MINUTE & INTEGRALE UITSPRAAK (VERBATIM)
AndorreEscut oficial del Principat d’Andorra & Tribunal Superior de Justícia
PRINCIPAT D’ANDORRA
ADMINISTRACIÓ DE JUSTÍCIA — EN NOM DEL POBLE ANDORRÀ
VIST en judici oral i públic pel Tribunal de Corts, la Causa núm.
6000058/2019, seguida pel presumpte delicte menor d'injúries.
Acusat: Esteban, nascut el dia 1 de maig de 1972 a Andorra la Vella, fill d'Antoni i d'Elena, de nacionalitat andorrana amb passaport núm. XXX, sense antecedents penals i en llibertat provisional en la present causa, defensat per la Lletrada Sra. Galván.
Parts acusadores: el Ministeri Fiscal representat per la Sra. Farré, i l'acusació privada constituïda per Alvarado, defensada per la Lletrada Sra. Carnero.
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RESULTANT PRIMER. SÓN FETS PROVATS I AIXÍ ES DECLARA:
l'acusat Esteban, major d'edat, nascut el dia 1 de maig del 1972, de nacionalitat andorrana i sense antecedents penals, des de 15 de febrer del 2016 i en virtut d'un aute de mesures provisionals dictat en procés de separació havia cessat la convivència amb la seva esposa Alvarado, després d'una relació mantinguda durant 15 anys i fruit de la qual era una filla de 7 anys d'edat.
En el mes d'agost del mateix any 2016, com sigui que la relació entre l'acusat i la seva esposa s'havia anat deteriorant, l'acusat trucà per telèfon a Alvarado per qüestions derivades de la crisis matrimonial, i en el curs de la conversació que mantingueren li digué que era una filla de puta, una puta i una mala mare.
RESULTANT SEGON. El Ministeri Fiscal, en la qualificació provisional, considerà que els fets no eren constitutius de delicte, no havent-hi lloc a la responsabilitat penal de l'acusat per la qual cosa sol·licità la seva absolució.
En l'acte del judici oral el Ministeri Fiscal ratificà el seu escrit de qualificació provisional.
RESULTANT TERCER. L'acusació privada, en el seu escrit de qualificació provisional, formulà acusació contra Esteban perquè durant el mes d'agost de 2016 li va dir a Alvarado que li trauria la filla comuna, que no la deixaria mai viure tranquil·la, afegint filla de puta, puta i mala mare, fets que al seu entendre són constitutius d'un delicte menor d'injúries de l'article 174 del Codi penal, del que considerà a l'acusat Esteban responsable penalment en concepte d'autor, sense la concurrència de les circumstàncies modificatives de la responsabilitat criminal, sol·licitant la imposició a l'acusat de la pena de sis mesos d'arrest domiciliari condicional, amb un termini de suspensió de la condemna de dos anys, i la condemna a indemnitzar a Alvarado, en concepte de responsabilitat civil, en les següents quantitats: 74,81 euros en concepte de factures de psicòleg; 500 euros en concepte de pretium doloris; i 12,02 euros en concepte de taxes judicials, més la suma que correspongui en concepte d'honoraris d'advocat, a determinar en execució de sentència.
En l'acte del judici oral, l'acusació privada ratificà el seu escrit de qualificació provisional.
RESULTANT TERCER. La defensa de l'acusat, en el seu escrit de qualificació provisional, s'adherí a la qualificació provisional del Ministeri Fiscal, considerant que els fets no serien constitutius de cap il·lícit penal, per la qual cosa sol·licità la lliure absolució del seu defensat.
En l'acte del judici oral, la defensa de l'acusat ratificà el seu escrit de qualificació provisional, amb la rectificació de l'error en la data de la separació que fou el 15 de febrer de l'any 2016, en lloc de l'any 2018 que consta en l'escrit de qualificació provisional.
Fonaments de dret
CONSIDERANT PRIMER. L'article 174 del Codi penal castiga com autor del delicte menor d'injúries a Qui injuriï una persona greument o amb publicitat o qui injuriï lleument o greument una autoritat o un funcionari per raó o en ocasió de l'exercici del seu càrrec.
El redactat de l'esmentat precepte penal obliga a valorar l'entitat de la injúria doncs, quan el subjecte passiu de la injúria és un particular, sols constitueixen delicte menor les injúries que siguin greus o que hagin estat fetes amb publicitat, i les injúries lleus sols són punibles quan el subjecte passiu és una autoritat o un funcionari per raó o en ocasió de l'exercici del seu càrrec. D'això en resulta que les injúries proferides contra un particular sols són punibles quan són greus o fetes amb publicitat, i que les injúries lleus fetes sense publicitat són atípiques penalment, ja que el Codi penal no conté la correlativa contravenció dins del Títol de les Contravencions penals contra les persones (Títol I del Llibre tercer del Codi penal).
En el cas d'autes no és fet controvertit que les presumptes injúries no foren fetes amb publicitat, doncs no concorre cap dels supòsits que s'integren en el concepte de publicitat que conté l'article 175 del Codi penal. Per tant, el que cal es valorar la entitat de les expressions que l'acusat dirigí a la seva dona Alvarado, filla de puta, puta i mala mare, expressions que el Tribunal estima plenament provades.
Con ja té declarat aquest Tribunal, les injúries és una infracció eminentment circumstancial, doncs per a valorar la seva entitat s'han de tenir en compte totes les circumstàncies en el marc de les quals es proferiren. Així, per a determinar la seva gravetat cal valorar, junt amb el significat objectivament injuriós de l'acció o de l'expressió, les circumstàncies personals dels implicats, la seva pròpia conducta i els efectes que d'ella se n'han derivat, essent obligat tenir en compte la valoració social de l'acció o expressió.
En el cas d'autes, les expressions s'han de posar en el context en que es proferiren, una relació que es va anant deteriorant des de la separació provisional en data 15 de febrer del 2016, arran de l'aute de mesures provisionals, i en el curs d'una discussió. El context és, doncs, d'una mala relació i conflicte entre l'acusat i la seva dona.
En quan a les expressions filla de puta i puta, que malauradament hem d'admetre que són expressions d'un ús bastant comú en la societat actual, no consta que anessin acompanyades d'altres expressions denigrants o vexatòries, ni consta la seva reiteració, ni un persistent ànim injuriós en l'acusat, al contrari, consta el seu pesar doncs posteriorment mitjançant un missatge via xarxa social demanà disculpes a la seva dona.
En funció del que s'ha exposat, hi ha lloc a qualificar les injúries de lleus i, en conseqüència, no constitutives del delicte menor de l'article 174 del Codi penal ni de cap altra infracció criminal, ni els fets poden constituir una vexació injusta de caràcter lleu, atès que ha quedat despenalitzada des de la modificació de l'article 478.1 del Codi penal per la Llei 18/2013, del 10 d'octubre, qualificada de modificació del Codi penal (BOPA 30/10/2013), per lo que s'escau dictar l'absolució de l'acusat Esteban.
CONSIDERANT SEGON. Atesa l'absolució de l'acusat, d'acord amb el que disposen els articles 174 i 175 del Codi de Procediment Penal es declaren d'ofici les despeses processals causades.
Decisio
V I S T les disposicions legals aplicables al present cas, en nom del poble andorrà,
D E C I D I M :
ABSOLDRE l'acusat Esteban del delicte menor d'injúries pel quin venia acusat per l'acusació particular, declarant d'ofici les despeses processals causades.
Contra aquesta resolució les parts poden interposar recurs d'apel·lació per davant d'aquest Tribunal de Corts, en el termini de quinze dies següents a la seva notificació.
Així per aquesta nostra sentencia, ho manem i signem.