ISSN 3002-914X · DOI 10.58079/korpus.e22426ad · Dossier Bipartite (I. Doctrine + II. Minute Originelle)
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PRINCIPAT D’ANDORRA·Tribunal Superior de Justícia d’Andorra·N° 14/09·18 juin 2009·Confirmation
STSJAD ANDORRA, a 18 de juny del 2009 - ROJ: STSJAD 156/2009
Juridiction / SourceTribunal Superior de Justícia d’Andorra (cassation)
Référence / Rôle14/09
Domaine juridiquejurisprudence
Empreinte SHA-2560000000000000000…
Sommaire analytique Korpus & Points de droit essentiels (1)
1.Principe jurisprudentiel (Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, ECLI:AD:TSJADAD:2009:156) — En matière de droit_fiscal, la juridiction statue par confirmation et précise les conditions d'application de la règle de droit au regard de l'objet du litige (STSJAD ANDORRA, a 18 de juny del 2009 - ROJ: STSJAD 156/2009).
PARTIE I
Commentaire Doctrinal & Analyse Scientifique Korpus
JURISPRUDENCE — Principauté d'Andorre — Tribunal Superior de Justícia d’Andorra — Contrôle de qualification et de motivation — confirmation
Sommaire analytique Korpus — Thèse & Solution de droit
Sommaire analytique Korpus — Il résulte de la décision rendue le 18 juin 2009 (n° 14/09) par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (Principauté d'Andorre), statuant au visa de droit positif applicable en Principauté d'Andorre, que l'application des règles régissant le domaine « jurisprudence » exige une caractérisation précise des éléments de fait et de droit soumis au débat contradictoire, sous le contrôle de légalité ordinaire (TSJA) et garantie du droit fondamental à une juridiction et à une décision motivée en droit au titre de l’article 10 de la Constitució del Principat d’Andorra (recurs d’empara) (confirmation).
L'essentiel en 30 secondes — Ce qu'il faut retenir
Règle directrice & sens de l'arrêt : Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consacre une lecture rigoureuse des conditions d'application de droit positif applicable en Principauté d'Andorre (confirmation), renforçant la sécurité juridique des parties en Principauté d'Andorre.
Exigence probatoire immédiate : toute prétention fondée sur ce dispositif doit désormais être étayée par des pièces circonstanciées démontrant la réunion cumulative des critères légaux dès la phase de première instance ou d'appel.
Impact sur les dossiers en cours : d'application immédiate aux instances pendantes (effet déclaratif de la jurisprudence), cet arrêt commande d'auditer l’épuisement préalable des voies de recours ordinaires devant la Batllia et le TSJA avant tout recours d’empara constitutionnel, ainsi que la conformité aux lois qualifiées publiées au BOPA afférents au domaine jurisprudence.
Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra (Sala Civil), sentència du 18 juin 2009, recours n° 14/09, ROJ STSJAD 156/2009, ECLI:AD:TSJADAD:2009:156 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
La requérante, Mme Duque, a introduit le 5 juillet 2006 une demande en séparation de corps contre M. Rius. Le défendeur s'est opposé à la demande et a formulé une demande reconventionnelle, le 19 juillet 2006.
Par sentence du 17 décembre 2008, le Batlle (juge de première instance) a prononcé la séparation matrimoniale et fixé plusieurs mesures relatives à l'enfant commun, prénommé Jover :
l'autorité parentale conjointe des deux parents ;
la garde et la garde-d'enfant confiées à la mère ;
un droit de visite au père, selon les modalités prévues dans le jugement ;
une pension alimentaire de 500 euros mensuels à la charge du père, payable dans les cinq premiers jours de chaque mois, les dépenses extraordinaires étant partagées par moitié entre les parents.
M. Rius a interjeté appel. Dans ses conclusions du 9 mars 2009, il sollicitait la réformation de la décision. La mère a conclu à la confirmation, avec condamnation aux dépens. Le ministère public a également requis la confirmation par rapport du 2 avril 2009.
La Sala Civil du Tribunal supérieur de justice a été saisie de l'appel. Le magistrat rapporteur était M. Joan Manel Abril Campoy. La formation comprenait également M. Jean Louis Vuillemin, président, et Mme Eulàlia Amat Llari.
Question de droit
Le juge d'appel devait trancher deux points :
La recevabilité de pièces nouvelles : l'appelant avait joint à ses conclusions plusieurs documents, dont la réponse à la demande reconventionnelle et ses annexes, qui figuraient dans le dossier de la procédure de première instance et de mesures provisoires.
Le bien-fondé du montant de la pension alimentaire : le seul moyen d'appel portait sur le quantum de la pension, que l'appelant estimait supérieur à ses capacités contributives. La question était donc de savoir si la pension de 500 euros était proportionnée, d'une part, aux besoins de l'enfant et, d'autre part, aux possibilités économiques du débiteur.
La répartition des dépens : il fallait déterminer si la jurisprudence de la Sala, qui écarte en principe la condamnation aux dépens en matière familiale, devait être appliquée à un litige portant exclusivement sur une prestation périodique.
Solution et dispositif
Sur la première question, la Cour refuse d'admettre les pièces nouvelles. Elle relève que ces documents avaient été produits dans la procédure de première instance et dans celle de mesures provisoires, et que les conditions exigées par l'article 73 LTPJ pour admettre une preuve en appel ne sont pas réunies.
Points de contrôle immédiatement mobilisables dans vos écritures et dossiers
Andorre
1. Articulation des écritures & Moyen de droit
Invoquer au dispositif des conclusions l’autorité de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (14/09) en distinguant strictement la règle de droit posée des éléments souverains de fait.
2. Audit contractuel & Sécurisation des actes
Vérifier les clauses, garanties et procédures internes soumises au droit AD afin d’y intégrer les critères de validité et de proportionnalité retenus par la juridiction.
3. Charge probatoire & Pièces justificatives
Constituer un bordereau de pièces établissant matériellement chaque condition exigée par les motifs décisoires avant toute signification ou dépôt au greffe.
PARTIE II — MINUTE ORIGINELLE & TEXTE AUTHENTIQUE INTÉGRAL
AndorreEscut oficial del Principat d’Andorra & Tribunal Superior de Justícia
PRINCIPAT D’ANDORRA
ADMINISTRACIÓ DE JUSTÍCIA — EN NOM DEL POBLE ANDORRÀ
A la vila d'Andorra la Vella, a 18 de juny de 2009 Reunida la Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència del M I. Sr. Jean Louis Vuillemin, i els magistrats M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy i M.I. Sra. Eulàlia Amat Llari, ha adoptat la resolució següent:
ANTECEDENTS DE FET
I.- En data 5-7-2006 la Sra. Duque va interposar demanda de separació envers el Sr. Rius, segons la qual demanava que es dictés sentència decretant la separació amb els pronunciaments que interessava.
En data 19-7-2006 la representació processal del defenent va oposar-se a la demanda i va formular demanda reconvencional.
II.- L'Hble. Batlle va dictar sentència, de data 17- 12-2008, essent la seva part decisòria la que segueix: "DECIDEIX: que ha de declarar i declara la separació matrimonial dels cònjuges Srs. Duque i Rius, fent-se menció que la fermesa de la present resolució té com efecte i determina la dissolució del règim econòmic del matrimoni, i es fixen les següents mesures paterno- filials:
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° 14/09 — Décision commentée
Se référer à la Minute Originelle reproduite en Partie II et à l’empreinte SHA-256 certifiée pour garantir l’exactitude verbatim des extraits produits aux débats.
Primer.- establir la pàtria potestat conjunta dels dos progenitors respecte del fill comú de nom Jover.
Segon.- atribuir la guarda i custòdia del fill comú a la mare Sra. Duque.
Tercer.- fixar un règim de visites del pare vers el seu fill menor, de conformitat amb el que estableix el IV. Considerant de la present resolució.
Quart.- establir una pensió per aliments de cinc-cents euros (500.- euros) mensuals destinada a les necessitats del fill menor, que serà satisfeta pel Sr. Rius a la bestreta dins dels cinc primers dies de cada mes, a comptar del proper mes de gener, a la Sra. Duque (precisant-se la modalitat de pagament i de revisió en el V.- Considerant), anant a part i a càrrec d'ambdós progenitors les despeses extraordinàries que pugui requerir l'infant en qüestió.
Cinquè.- tot això sense fer declaració especial sobre les costes d'aquesta instància, i procedint-se a la inscripció d'ofici d'aquesta sentència prop del Registre Civil del Principat d'Andorra, i això una volta aquesta esdevingui ferma".
III.- Contra la sentència d'instància, la part defenent va interposar recurs i, segons escrit de conclusions de 9-3-2009, va sol·licitar la revocació de la resolució dictada a la instància. Per el contrari, la part recorreguda, per escrit de contesta a les conclusions de 30-3-2009, va demanar la confirmació de la resolució d'instància, amb imposició de les costes i així mateix, per informe de 2-4-2009, el Ministeri Fiscal va sol·licitar també la confirmació de la resolució d'instància.
Ha actuat com a magistrat ponent el M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy.
FONAMENTS DE DRET
I.- Com a qüestió prèvia a la resolució del present recurs ha de ser analitzada la petició de prova que efectua la part recurrent i consistent en l'aportació junt a l'escrit de conclusions una sèrie de documents, i en concret la contesta a la demanda reconvencional i els documents que s'adjunten a la mateixa en el procediment B-1042-2/2006. Els esmentats documents no poden ésser acceptats com a prova en aquesta alçada, no solament perquè es tracta de proves documentals aportades i que s'integren en el procediment present i en el de mesures provisionals, en primera instància, sinó perquè no es donen en aquesta alçada les exigències que es preveuen a l'article 73 LTPJ per a admetre la pràctica de la prova.
II.- Establertes les anteriors consideracions, resulta que l'únic motiu que interessa el recurrent envers la sentència d'instància ho és per a combatre el quantum de la pensió d'aliments. Aquest ha estat fixat en 500 euros i considera que la pensió d'aliments s'ha de fixar d'acord amb les necessitats del menors i amb les possibilitats econòmiques de l'obligat a satisfer-la. En aquesta línia d'idees, indica que el seu salari anual és de 23.000 euros a l'any i assenyala tot un seguit de despeses que assumeix i que, al seu criteri, li impedeixen fer front a la pensió establerta.
És cert que aquesta Sala ha posat de relleu que la pensió d'aliments s'ha de fixar en funció de dos paràmetres: un, les necessitats de la menor i dos, les possibilitats econòmiques de l'alimentant. Les necessitats del menor són les pròpies d'un menor de 5 anys i que han de ser satisfetes de forma integral, però la veritable impugnació del recurrent es troba en les seves possibilitats econòmiques. Així, en el seu recurs manifesta que consta acreditat a les actuacions que les seves despeses es troben al voltant de 1.665,67 euros i els seus ingressos mensuals són de 1.563,29 euros i que si algun mes es situen als 1.900 euros s'explica per efectuar torns nocturns o altres raons conjunturals.
III.- Aquesta Sala ha procedit a l'anàlisi dels ingressos del Sr. Rius segons l'extracte de punts de vellesa de la CASS. I des d'aquesta òptica d'idees, el promig d'ingressos de l'any 2005 es situava en 2.852,98 euros i per l'any 2006 en 2.310 euros. Per consegüent, amb els ingressos que ostenta el recurrent es poden abonar totes les despeses per import de 1.600 euros i això sense necessitat de posar de manifest que moltes d'aquestes despeses (com les relatives a préstecs per l'adquisició de vehicles) resten supeditades a la pensió d'aliments, atès que els aliments esdevenen crèdits prioritaris per quant els mateixos es destinen a la satisfacció d'aquelles partides més bàsiques per al sustentament de la persona i el seu desenvolupament integral, com són l'habitatge, la roba, els aliments en sentit estricte, la previsió i el lleure.
Per tant, acreditats que amb els ingressos del pare es pot satisfer l'import de la pensió alimentària de 500 euros, com així també ho afirma en el seu informe el Mgfic. Ministeri Fiscal, i que aquesta resulta adequada a les necessitats pròpies d'un menor de l'edat del Jover, s'ha de procedir a la desestimació del recurs interposat.
IV.- Encara que en matèria de dret de família esdevé jurisprudència d'aquesta Sala que, en atenció a la natura especial dels interessos en conflicte, no s'escau efectuar imposició de les costes processals, també s'ha assenyalat per aquest Tribunal que quan l'únic objecte del procés de família ho és per a combatre la fixació de quantitats o pensions periòdiques, tota vegada que es tracta d'un extrem purament patrimonial, resulta oportú la imposició a la recurrent de les costes d'aquesta alçada.
Decisio
Vistos la legislació vigent i els Usos i Costums aplicables al present cas,
La Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra,
DECIDEIX
DESESTIMAR el recurs interposat per la representació processal del Sr. Rius contra la sentència, de data 17- 12-2008, i confirmar íntegrament la seva part decisòria. S'escau imposar a la part recurrent les costes d'aquesta alçada.
Així per aquesta nostra resolució, de la qual en serà tramés testimoni a l'Hble. President de la Batllia, per al seu coneixement i als efectes escaients, definitivament jutjant, ho pronunciem, manem i signem.