ISSN 3002-914X · DOI 10.58079/korpus.9c90569c · Bipartite Legal Dossier (I. Doctrinal Commentary + II. Authentic Judgment)
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PRINCIPAT D’ANDORRA·Tribunal Superior de Justícia d’Andorra·N° 7/23·20 November 2023·
Cassation partielle
STSJAD ANDORRA, a 20 de novembre del 2023 - ROJ: STSJAD 18/2023
Court / AuthorityTribunal Superior de Justícia d’Andorra (cassation)
Case Reference / Docket7/23
Legal Domainjurisprudence
SHA-256 Fingerprint0000000000000000…
Korpus Analytical Headnotes & Key Points of Law (1)
1.Principe jurisprudentiel (Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, ECLI:AD:TSJADAD:2023:18) — En matière de droit_penal, la juridiction statue par cassation partielle et précise les conditions d'application de la règle de droit au regard de l'objet du litige (STSJAD ANDORRA, a 20 de novembre del 2023 - ROJ: STSJAD 18/2023).
PART I
Korpus Doctrinal Commentary & Scientific Legal Analysis
JURISPRUDENCE — Principauté d'Andorre — Tribunal Superior de Justícia d’Andorra — Contrôle de qualification et de motivation — cassation partielle
Extrait certifié — Reproduction verbatim
Korpus Analytical Headnote — Il résulte de la décision rendue le 20 novembre 2023 (n° 7/23) par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (Principauté d'Andorre), statuant au visa de droit positif applicable en Principauté d'Andorre, que l'application des règles régissant le domaine « jurisprudence » exige une caractérisation précise des éléments de fait et de droit soumis au débat contradictoire, sous le contrôle de légalité ordinaire (TSJA) et garantie du droit fondamental à une juridiction et à une décision motivée en droit au titre de l’article 10 de la Constitució del Principat d’Andorra (recurs d’empara) (cassation partielle).
L'essentiel en 30 secondes — Ce qu'il faut retenir
Règle directrice & sens de l'arrêt : Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consacre une lecture rigoureuse des conditions d'application de droit positif applicable en Principauté d'Andorre (cassation partielle), renforçant la sécurité juridique des parties en Principauté d'Andorre.
Exigence probatoire immédiate : toute prétention fondée sur ce dispositif doit désormais être étayée par des pièces circonstanciées démontrant la réunion cumulative des critères légaux dès la phase de première instance ou d'appel.
Impact sur les dossiers en cours : d'application immédiate aux instances pendantes (effet déclaratif de la jurisprudence), cet arrêt commande d'auditer l’épuisement préalable des voies de recours ordinaires devant la Batllia et le TSJA avant tout recours d’empara constitutionnel, ainsi que la conformité aux lois qualifiées publiées au BOPA afférents au domaine jurisprudence.
STSJAD 18/2023 (ECLI:AD:TSJADAD:2023:18), Tribunal Superior de Justicia d'Andorra, 20 novembre 2023
Extrait certifié — Reproduction verbatim
Décision commentée : STSJAD 18/2023, Tribunal Superior de Justicia d'Andorra, Ple, 20 novembre 2023, recours n° 7/23 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Le litige naît d'une querelle criminelle déposée le 24 février 2017 par M. Yuste et la société Pulido contre plusieurs personnes, pour intrusion dans l'émission de dictámens ou d'avis substantiellement contraires à la vérité et pour escroquerie processuelle. La section d'instruction n° 1 de la Batllia ouvre des diligences préalables (n° 1000214/2019 selon le préambule de la demande, 1000214/2017 selon le texte du Tribunal Constitutionnel tel que rapporté dans la décision).
La chronologie retenue par le Tribunal se décompose ainsi :
10 août 2018 : dernière déclaration recueillie dans le cadre de l'instruction ;
6 mai 2021 : ordonnance (aute) de la section d'instruction prononçant le classement des diligences préalables ;
19 octobre 2021 : le président du Tribunal de Corts estime partiellement le recours et renvoie la procédure à la Batllia pour la poursuite de l'instruction du délit d'escroquerie processuelle ;
25 février 2022 : seconde ordonnance de classement, confirmée le 2 août 2022 par le président du Tribunal de Corts ;
9 février 2023 : arrêt du Tribunal Constitutionnel (cause 2022-72-RE) constatant la violation du droit fondamental à un procès dans un délai raisonnable, en raison de l'inactivité de la section d'instruction n° 1, et reconnaissant aux recourants un droit à indemnisation dont le montant doit être fixé par l'organe compétent.
Les demandeurs saisissent le Ple du Tribunal Supérieur le 10 mai 2023 d'une action en responsabilité patrimoniale de l'État pour fonctionnement anormal de l'administration de la justice. Ils réclament 6 000 euros chacun et soutiennent que la durée de la période de retard indu est de cinq ans. Le Ministère public ne s'oppose pas au principe de la demande, mais estime l'indemnité excessive et propose un plafond de 500 euros par année de retard, pour une période d'inactivité effective de deux ans et neuf mois. Le Gouvernement soutient que l'indemnité ne peut excéder 4 000 euros par personne.
Question de droit
La décision soulève, en substance, trois questions :
Le périmètre de la responsabilité : le Tribunal peut-il revenir sur le principe de la responsabilité, déjà tranché par le Tribunal Constitutionnel, ou son office se limite-t-il à la quantification du préjudice ?
La détermination de la période d'inactivité : comment identifier, dans une procédure pénale préliminaire marquée par des phases de renvoi et de recours, le temps d'inactivité juridictionnelle imputable à l'administration de la justice, dès lors que le Tribunal Constitutionnel n'en fixe pas lui-même la durée ?
L'évaluation du préjudice moral et le sort des dépens.
Solution et dispositif
Le Ple juge que le principe de la responsabilité n'est pas discuté, la décision constitutionnelle ayant déjà constaté la violation et reconnu le droit à indemnisation (premier fondement). Il fixe la période d'inactivité de la Batllia « du 10.8.18 au 8.5.21 », soit deux ans et sept mois, en retenant la date de la dernière déclaration comme point de départ et la date de l'ordonnance de classement comme point d'arrivée (deuxième fondement). Il évalue le
Actionable legal checkpoints for pleadings, contracts, and client advisory
Andorre
1. Pleadings & Standard of Review
Cite Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (7/23) as primary authority on the operative ratio decidendi; verify alignment between factual findings and the statutory basis invoked.
2. Contractual & Advisory Audit
Review existing clauses, representations, and compliance protocols under AD law to ensure every condition required by this ruling is explicitly documented.
3. Evidentiary & Procedural Burden
Consolidate contemporaneous documentary exhibits establishing each constituent element verified by Tribunal Superior de Justícia d’Andorra before filing submissions.
PART II — AUTHENTIC ORIGINAL JUDGMENT & VERBATIM RECORD
AndorreEscut oficial del Principat d’Andorra & Tribunal Superior de Justícia
PRINCIPAT D’ANDORRA
ADMINISTRACIÓ DE JUSTÍCIA — EN NOM DEL POBLE ANDORRÀ
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra
Virtus Unita Fortior · Justícia d’Andorra
Case Reference / Docket7/23
Judgment Date20 November 2023
Holding / DispositionCassation partielle
Official Registryhttps://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/
Sentència
TRIBUNAL SUPERIOR DE JUSTÍCIA
Presidència
TSJ 0000007/2023
PARTS:
Apel·lant : Sr. Yuste, i Pulido
Representant : Sra. Palomo
Advocat : Sr. Porras
Apel·lat : GOVERN
Advocat : Sra. Álvarez
MINISTERI FISCAL
President Sr. Albert Andrés Pereira
Magistrats Sr. Yves Picod
Sr. Vincent Anière
Sra. Marie Conte (Ponent)
Sra. Fátima Ramírez Souto
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° 7/23 — Décision commentée
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Sr. Carles Cruz Moratones
Sra. Elsa Puig Muñoz
Sr. Jaume Tor Porta
Sra. Alexandra Cornella Sola
OBJECTE: Acció en responsabilitat patrimonial de l'Estat per mal funcionament de la Justícia. Vulneració del dret a un judici de durada raonable.
SENTÈNCIA 000017/2023
Andorra la Vella, el 20 de novembre del 2023.
El Ple del Tribunal Superior de Justícia, format pels Magistrats abans esmentats, ha vist les presents actuacions iniciades per la representació processal del Sr. Yuste, i de la societat Pulido, amb l'acció en responsabilitat patrimonial de l'Estat per causa de funcionament anormal de l'Administració de Justícia, en la qual són parts el Ministeri Fiscal i el Govern d'Andorra.
En la tramitació d'aquestes actuacions han estat observades les prescripcions legals, i ha estat ponent la magistrada Sra. Marie Conte, la qual expressa el parer del Tribunal.
ANTECEDENTS DE FET
1.- En data 10.05.23 la representació processal del Sr. Yuste, i de la societat Pulido formula demanda en responsabilitat patrimonial de l'Estat per causa de funcionament anormal de l'administració de Justícia, sol·licitant al Ple d'aquesta Tribunal Superior que estimi la demanda i condemni l'Estat andorrà al pagament d'una indemnització d'un import de 6.000,-EUR a cadascun dels demandants.
En defensa de les seves pretensions exposa que :
El 24.2.17 Sr. Yuste, i de la societat Pulido van presentar una querella criminal contra diverses persones pels delictes d'intrusisme d'emissió de dictàmens o d'assessorament mancant substancialment a la veritat i estafa processal.
El 6.5.21 la secció d'instrucció 1 de la Batllia va declarar un aute acordant l'arxivament de les diligències prèvies núm. 1000214/2019.
El 19.10.21 el president del Tribunal de Corts va dictar un aute estimant parcialment el recurs contra l'aute de data 6.5.21 i retornant les actuacions a la Batllia per tal que es continués la instrucció del delicte d'estafa processal.
El 25.2.22 la secció d'instrucció va dictar un segon aute en que va declarar l'arxivament de les diligències prèvies que va ser confirmat per aute de data 2.8.22 del president del Tribunal de Corts.
Es prevalen d'una sentència del Tribunal Constitucional de data 9.2.23 recaiguda en la causa 2022-72-RE per la qual es declara que s'ha vulnerat el dret fonamental a un judici de durada raonable per la inactivitat de la secció d'instrucció 1 de la Batllia en el marc de les diligències prèvies 1000214/2017 i que els recurrents tenen dret a una indemnització en la quantitat que assenyali l'òrgan competent.
Sosté que el període de dilació indeguda és de 5 anys.
2.- El Ministeri Fiscal no s'oposa a la demanda però estima excessiva la indemnització reclamada que no hauria d'ésser superior a 500EUR per any de retard durant un període d'inactivitat efectiva de 2 anys i 9 mesos.
3.- La representació processal del Govern entén per la seva banda que la indemnització atorgada no pot superar la suma de 4.000EUR per persona.
FONAMENTS DE DRET
Primer.- El Tribunal Constitucional mitjançant sentència de data 9.2.23 estima el recurs d'empara interposat per la representació processal del Sr. Yuste, i de la societat Pulido, declarant que s'ha vulnerat el seu dret fonamental a un procés de durada raonable reconegut a l'art. 10.2 de la constitució així com el dret dels recurrents a ser indemnitzats pels perjudicis soferts.
Per tant no es discuteix el principi de la responsabilitat patrimonial de l'Estat sinó només l'import de la indemnització.
Segon.- El Tribunal Constitucional, en la seva sentència no efectua una quantificació precisa del període d'inactivitat judicial sinó que es limita a observar que "el transcurs de 4 anys és excessiu per resoldre l'arxivament en el cas concret, d'unes diligències prèvies". Convé observar que d'ençà l'admissió de la querella el 9.2.17 es va procedir a la pràctica de diligències d'instrucció consistents especialment a prendre declaracions a tots els querellats i testimonis, essent la darrera declaració de data 10.8.18. Per tant, el període d'inactivitat de la Batllia s'ha de fixar en el període transcorregut del 10.8.18 al 8.5.21, data de l'aute acordant l'arxivament de les diligències, és a dir a 2 anys i 7 mesos.
Tercer.- El perjudici resident en el patiment d'un dany moral resultant de l'ansietat provocada per l'allargament injustificat de les actuacions s'ha doncs d'avaluar segons els criteris fixats per les resolucions d'aquest Ple a la quantitat de 3.600EUR per cadascun dels demandants.
Quart.- Pel que fa a les costes processals d'aquest procediment no escau efectuar un pronunciament especial ja que no aprecia una actuació temerària o de mala fe que justifiqui la imposició de costes del procés al Govern.
Decisio
En atenció a tot el que s'ha exposat, el Ple del Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, en nom del Poble andorrà
DECIDEIX
1.- Estimar parcialment l'acció en reconeixement de l'anormal funcionament de l'administració de justícia de l'art. 10 de la Constitució presentada pel Sr. Yuste, i de la societat Pulido.
2.- Declarar el dret del Sr. Yuste, i de la societat Pulido a rebre de l'Estat una indemnització de 3.600EUR per a cadascun d'entre ells.
3.- No efectuar especial pronunciament sobre el pagament de les despeses d'aquest procediment.
4.- Notificar aquesta sentència a les parts interessades, fent-los-hi avinent que és ferma i definitiva.
Així per aquesta nostra sentència, definitivament jutjant, ho pronunciem, manem i signem.-