ISSN 3002-914X · DOI 10.58079/korpus.1415d886 · Tweeledig Juridisch Dossier (I. Doctrinaire Noot + II. Authentiek Arrest)
Korpus Autoriteitsscore
95/100
PRINCIPAT D’ANDORRA·Tribunal Superior de Justícia d’Andorra·N° AD-100-2/2000·22 oktober 2003·
Cassation partielle
STSJAD ANDORRA, a 22 d'octubre del 2003 - ROJ: STSJAD 161/2003
Gerecht / InstantieTribunal Superior de Justícia d’Andorra (cassation)
Zaaknummer / ECLIAD-100-2/2000
Rechtsgebiedjurisprudence
SHA-256 Controlegetal0000000000000000…
Analytische Samenvatting Korpus & Rechtsregels (Headnotes) (1)
1.Principe jurisprudentiel (Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, ECLI:AD:TSJADAD:2003:161) — En matière de droit_fiscal, la juridiction statue par cassation partielle et précise les conditions d'application de la règle de droit au regard de l'objet du litige (STSJAD ANDORRA, a 22 d'octubre del 2003 - ROJ: STSJAD 161/2003).
DEEL I
Doctrinaire Annotatie & Wetenschappelijke Analyse Korpus
JURISPRUDENCE — Principauté d'Andorre — Tribunal Superior de Justícia d’Andorra — Contrôle de qualification et de motivation — cassation partielle
Extrait certifié — Reproduction verbatim
Analytische Samenvatting Korpus — Il résulte de la décision rendue le 22 octobre 2003 (n° AD-100-2/2000) par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (Principauté d'Andorre), statuant au visa de droit positif applicable en Principauté d'Andorre, que l'application des règles régissant le domaine « jurisprudence » exige une caractérisation précise des éléments de fait et de droit soumis au débat contradictoire, sous le contrôle de légalité ordinaire (TSJA) et garantie du droit fondamental à une juridiction et à une décision motivée en droit au titre de l’article 10 de la Constitució del Principat d’Andorra (recurs d’empara) (cassation partielle).
L'essentiel en 30 secondes — Ce qu'il faut retenir
Règle directrice & sens de l'arrêt : Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consacre une lecture rigoureuse des conditions d'application de droit positif applicable en Principauté d'Andorre (cassation partielle), renforçant la sécurité juridique des parties en Principauté d'Andorre.
Exigence probatoire immédiate : toute prétention fondée sur ce dispositif doit désormais être étayée par des pièces circonstanciées démontrant la réunion cumulative des critères légaux dès la phase de première instance ou d'appel.
Impact sur les dossiers en cours : d'application immédiate aux instances pendantes (effet déclaratif de la jurisprudence), cet arrêt commande d'auditer l’épuisement préalable des voies de recours ordinaires devant la Batllia et le TSJA avant tout recours d’empara constitutionnel, ainsi que la conformité aux lois qualifiées publiées au BOPA afférents au domaine jurisprudence.
STSJAD 161/2003 (ECLI:AD:TSJADAD:2003:161), Tribunal Superior de Justícia, Sala Administrativa, 22 octobre 2003
Extrait certifié — Reproduction verbatim
Décision commentée : STSJAD 161/2003, ECLI:AD:TSJADAD:2003:161, Tribunal Superior de Justícia d'Andorre, Sala Administrativa, 22 octobre 2003, recours AD-100-2/2000 (Lire sur source officielle)
Note : la référence fournie dans les métadonnées (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence canonique ci-dessus a été établie à partir du texte intégral de la décision.
Faits et procédure
Un médecin néphrologue, le Sr Espada, a conclu le 1er juin 1996 un contrat avec une entité désignée dans la décision sous le sigle ORG_1, pour la prestation d'un service d'hémodialyse. Ce contrat prévoyait également la réalisation de consultations privées de néphrologie au sein du centre hospitalier, moyennant une contrepartie versée à celui-ci.
Le 31 mai 2000, la direction du Centre hospitalier (ORG_0) a adopté une résolution requérant l'intéressé de libérer le bureau n° 7 de la quatrième étage de la Clínica Verge de Meritxell, qu'il occupait pour ses consultations. Cette résolution a été confirmée le 19 juillet 2000 par le Gouvernement (M.I. Govern). Le Sr Espada a contesté ces actes devant la Section administrative du Tribunal de batlles, qui, par jugement du 5 décembre 2002, a partiellement fait droit à sa demande et annulé la résolution du 31 mai 2000.
Le Centre hospitalier et le Sr Espada ont interjeté appel les 11 et 12 février 2003. Le Sr Espada sollicitait en outre la condamnation du Centre aux dépens des deux instances. Le Centre soutenait que l'agent occupait le local à titre précaire et que le contrat avait déjà été résolu, de sorte qu'aucun titre ne fondait l'utilisation du bureau. La procédure s'est déroulée par écrit puis par audience orale. Le juge de l'appel relève qu'une décision antérieure du 22 octobre 2001 avait déjà tranché l'exception d'incompétence de juridiction soulevée par les parties défenderesses.
Question de droit
La décision soulève deux questions principales.
La première concerne la congruence (congruència) entre le recours administratif préalable et la demande juridictionnelle. Le Sr Espada demandait, outre l'annulation des actes, une déclaration selon laquelle il « a le droit de consulter » au sein du Centre en qualité de néphrologue. Or, le recours administratif préalable ne tendait qu'à l'annulation de l'acte. La question est de savoir si cette prétention supplémentaire excède le cadre fixé par l'article 34 de la Loi de la juridiction administrative et fiscale, selon lequel la demande doit contenir une « pétition précise et congruente avec le recours administratif préalable ».
La seconde porte sur la légalité des résolutions d'éviction au regard de deux éléments : d'une part, l'existence ou non d'un titre d'occupation après l'extinction du contrat ; d'autre part, la régularité de la notification de la résolution du contrat, que le premier juge avait estimée inopposable à l'agent.
Solution et dispositif
Sur la congruence, la Cour retient que la déclaration d'invalidité de l'acte attaqué emporte nécessairement la conséquence demandée, puisque l'annulation du requérant à quitter les lieux prive d'effet l'injonction de libérer le bureau. La seconde prétention n'est donc pas indépendante mais constitue la conséquence nécessaire de l'annulation, et elle ne sort pas du champ du recours préalable.
Sur le fond, la Cour considère que l'ordre d'éviction découle de l'extinction du contrat du 1er juin 1996. El
Direct toepasbare aandachtspunten voor processtukken en adviespraktijk
Andorre
1. Processtukken & Cassatietoetsing
Voer Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (AD-100-2/2000) aan ter onderbouwing van de rechtsregel; controleer de motiveringseis en de aansluiting op het wettelijk kader (AD).
2. Contractuele & Adviespraktijk
Toets lopende overeenkomsten en bedingen aan de door het gerecht geformuleerde maatstaf om nietigheid of aansprakelijkheidsrisico’s te voorkomen.
3. Stelplicht & Bewijslast
Onderbouw elk feitelijk bestanddeel met verifieerbare producties overeenkomstig de bewijswaardering in dit arrest.
DEEL II — AUTHENTIEKE MINUTE & INTEGRALE UITSPRAAK (VERBATIM)
AndorreEscut oficial del Principat d’Andorra & Tribunal Superior de Justícia
PRINCIPAT D’ANDORRA
ADMINISTRACIÓ DE JUSTÍCIA — EN NOM DEL POBLE ANDORRÀ
SANITAT. Desallotjament d'un despatx al Centre Hospitalari. És conseqüència de l'extinció del contracte per a la prestació del servei d'hemodiàlisi. PROCÉS ADMINISTRATIU. Congruència amb el recurs administratiu previ. ACTES ADMINISTRATIUS. Notificació : l'interessat en tenia coneixement ja que es va adjuntar una certificació a la demanda civil interposada contra el mateix.
Antecedents de fet
A N T E C E D E N T S D E F E T
1r.- La sentència de 5 de desembre de 2002 de la Secció Administrativa del Tribunal de Batlles va estimar parcialment la demanda interposada pel Sr. Espada contra el ORG_0 i el M.I. Govern, i va anul·lar la resolució del primer de 31 de maig de 2000, confirmada en alçada pel segon el 19 de juliol del mateix any, mitjançant la qual es requeria l'agent per tal que procedís a desallotjar el despatx núm. 7 de la quarta planta de la Clínica Verge de Meritxell.
2n.- Contra l'expressada resolució, van formular recurs d'apel·lació tant la representació del ORG_0 com la de l'agent, el qual van formalitzar mitjançant escrits presentats a la Secretaria d'aquesta Sala l'11 i 12 de febrer de 2003, respectivament.
En el seu recurs, la representació del Sr. Espada discuteix la declaració d'incongruència que conté la sentència apel·lada respecte de la sol·licitud de què es reconegui el dret de l'agent a consultar com a metge nefròleg en el ORG_0. En segon lloc, demana que es condemni el Centre al pagament de les costes causades en ambdues instàncies.
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° AD-100-2/2000 — Décision commentée
Raadpleeg de integrale brontekst in Deel II en de SHA-256 integriteitscode vóór overlegging in rechte.
Per la seva part, el Centre Hospitalari defensa que les resolucions administratives impugnades s'ajusten a dret, ja que l'agent ocupava a precari el local litigiós i, a més, s'havia resolt ja el contracte que vinculava les parts i que tenia per objecte la prestació del servei d'hemodiàlisi, de manera que no hi havia títol que emparés la utilització de la consulta.
3r.- Es va donar trasllat dels esmentats recursos d'apel·lació a les respectives contraparts i a la representació del M.I. Govern, per tal que poguessin contestar-los en el termini legal, tràmit que van evacuar en temps i forma.
4t.- En l'acte de la vista oral, les parts van exposar els arguments que van considerar més adients a la defensa de llurs pretensions.
Fonaments de dret
F O N A M E N T S D E D R E T
Primer.- La Sala Administrativa del Tribunal Superior de Justícia és competent per a conèixer del present recurs, segons l'article 39.3 de la Llei Qualificada de la Justícia.
Segon.- Convé resoldre en primer lloc la qüestió relativa a l'existència o no d'incongruència entre les peticions que l'agent ha formulat en el seu escrit de demanda i les que anteriorment havia plantejat en via administrativa. Com és lògic, aquesta resolució ha de partir del contingut de l'article 34 de la Llei de la Jurisdicció administrativa i fiscal, que disposa que la demanda ha de contenir "la petició precisa i congruent amb el recurs administratiu previ, sobre la que es demana el pronunciament de l'òrgan jurisdiccional".
En aquest cas, la demanda sol·licita la declaració de nul·litat o, subsidiàriament, l'anul·lació dels actes administratius impugnats i, de forma subsegüent, que es declari que l'agent "té dret a consultar en el C.H.A. com a metge nefròleg", mentre que en el previ recurs d'alçada presentat davant el M.I. Govern només es demanava que es deixés sense efecte l'acte impugnat.
Ara bé, encara que en el recurs administratiu previ no es va sol·licitar expressis verbis la reposició de l'agent en l'ús del despatx que venia utilitzant al Centre Hospitalari, no es pot oblidar que la declaració d'invalidesa de la resolució impugnada comporta necessàriament aquest resultat, en deixar-se sense efecte el requeriment adreçat al Sr. Espada per tal que abandonés les instal·lacions hospitalàries.
D'aquesta manera, s'ha de concloure que la segona de les sol·licituds que es formula en la demanda no és de cap manera una pretensió independent de l'anul·lació de l'acte impugnat, sinó la seva conseqüència necessària, de manera que no es pot apreciar que existeixi una incongruència entre les pretensions formulades en via administrativa i jurisdiccional, sinó que aquesta darrera es limita a precisar amb un major detall els efectes derivats de la declaració d'invalidesa de l'acte administratiu.
En conseqüència, no existeix cap obstacle processal que impedeixi l'examen del conjunt de les peticions que conté l'escrit de demanda.
Tercer.- Com ja es va avançar en l'Aute d'aquesta Sala de 22 d'octubre de 2001, que va resoldre definitivament l'excepció d'incompetència de jurisdicció que havien plantejat les parts demandades, l'ordre de desnonament que es conté en les resolucions impugnades porta causa de l'extinció del contracte signat l'1 de juny de 1996 entre l'agent i el ORG_1 per a la prestació del servei d'hemodiàlisi.
Així resulta, d'una banda, de l'apartat 6è. del propi contracte, que preveu la realització de consultes privades de nefrologia, junt amb la prestació del servei d'hemodiàlisi, i n'estableix la contraprestació que s'ha de fer efectiva al Centre Hospitalari, i en segon lloc de la pròpia resolució impugnada de 31 de maig de 2000 de la Direcció del Centre, que parteix de la situació creada per l'extinció del vincle contractual de l'agent amb l'hospital.
És cert que, com a conseqüència de la suspensió de la prestació del servei d'hemodiàlisi, la consulta privada va ser duta a terme en un altre local diferent, dins del mateix centre hospitalari, però això s'ha d'entendre com la modificació d'un aspecte secundari del contracte, realitzada de mutu acord per les parts, i no com l'establiment d'una nova relació jurídica entre els interessats, ni com una situació de precari.
En conseqüència, s'ha de concloure que, un cop extingit el contracte d'1 de juny de 1996, que tenia per objecte tant la prestació del servei d'hemodiàlisi com la consulta privada de nefrologia, no resulten contràries a dret les resolucions impugnades, mitjançant les quals es requereix l'agent per tal de desocupar el local on desenvolupava l'esmentada consulta ambulatòria.
Quart.- La sentència apel·lada considera, però, que la resolució del contracte no ha estat degudament notificada a l'agent, de manera que no és eficaç per tal de privar el metge de l'ús del despatx on passava consulta.
Tanmateix, l'examen de les actuacions permet apreciar que, si bé és cert que la notificació notarial de la resolució del contracte no va donar resultat positiu, posteriorment es va interposar una demanda civil contra l'agent, en reclamació d'una indemnització pels danys i perjudicis causats en l'execució del contracte de referència, a la que es va acompanyar, com a document adjunt, una certificació de l'acord adoptat el 16 de desembre de 1999 pel Consell Directiu del ORG_1, pel qual es procedia a la resolució definitiva del contracte d'1 de juny de 1996.
El trasllat a l'agent d'aquesta resolució, amb les solemnitats pròpies del procediment judicial, va tenir lloc amb anterioritat a que s'adoptés la resolució impugnada de 31 de maig de 2000, que requeria l'interessat per a desocupar el despatx que ocupava al Centre Hospitalari. En conseqüència, no es pot considerar que, en aquesta data, l'agent no tenia coneixement de la resolució del contracte, ni que, per això, tingués encara dret a la utilització del local litigiós. Ben al contrari, s'ha de concloure que, quan es van adoptar els actes impugnats, el contracte d'1 de juny de 1996 es trobava resolt, de manera que resulten plenament ajustades a dret aquestes resolucions administratives.
Cinquè.- No s'aprecia especial temeritat ni mala fe en l'actuació processal de cap de les parts, de manera que no procedeix fer un especial pronunciament sobre les costes causades en ambdúes instàncies.
Decisio
D E C I S I Ó
En atenció a tot el que s'ha exposat, el Tribunal Superior de Justícia, Sala Administrativa, en nom del poble andorrà, decideix:
1r.- Estimar parcialment el recurs d'apel·lació que formula la representació del Sr. Espada i íntegrament el que interposa el ORG_0, ambdós contra la sentència dictada el 5 de desembre de 2002, la qual es revoca i deixa sense efecte.
2n.- Desestimar la demanda inicialment formulada pel Sr. Espada contra el ORG_0 i el M.I. Govern, en què es demanava l'anul·lació de les resolucions d'aquests organismes de 31 de maig i 19 de juliol de 2000, sense especial pronunciament sobre les costes causades en ambdúes instàncies.
Aquesta sentència és ferma i executiva.
Manem que una vegada s'hagi complert el que disposa l'article 76 de la Llei de la Jurisdicció Administrativa i Fiscal es lliurin els autes originals amb la certificació d'aquesta sentència al Tribunal de Batlles, Secció Administrativa del qual procedien, i que s'arxivin les actuacions del Tribunal.