ISSN 3002-914X · DOI 10.58079/korpus.8c59ccde · Bipartite Legal Dossier (I. Doctrinal Commentary + II. Authentic Judgment)
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PRINCIPAT D’ANDORRA·Tribunal Superior de Justícia d’Andorra·N° AD-0132-1/04·5 May 2005·
Confirmation
STSJAD ANDORRA, a 05 de maig del 2005 - ROJ: STSJAD 203/2005
Court / AuthorityTribunal Superior de Justícia d’Andorra (cassation)
Case Reference / DocketAD-0132-1/04
Legal Domainjurisprudence
SHA-256 Fingerprint0000000000000000…
Korpus Analytical Headnotes & Key Points of Law (1)
1.Principe jurisprudentiel (Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, ECLI:AD:TSJADAD:2005:203) — En matière de droit_penal, la juridiction statue par confirmation et précise les conditions d'application de la règle de droit au regard de l'objet du litige (STSJAD ANDORRA, a 05 de maig del 2005 - ROJ: STSJAD 203/2005).
PART I
Korpus Doctrinal Commentary & Scientific Legal Analysis
JURISPRUDENCE — Principauté d'Andorre — Tribunal Superior de Justícia d’Andorra — Contrôle de qualification et de motivation — confirmation
Extrait certifié — Reproduction verbatim
Korpus Analytical Headnote — Il résulte de la décision rendue le 05 mai 2005 (n° AD-0132-1/04) par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (Principauté d'Andorre), statuant au visa de droit positif applicable en Principauté d'Andorre, que l'application des règles régissant le domaine « jurisprudence » exige une caractérisation précise des éléments de fait et de droit soumis au débat contradictoire, sous le contrôle de légalité ordinaire (TSJA) et garantie du droit fondamental à une juridiction et à une décision motivée en droit au titre de l’article 10 de la Constitució del Principat d’Andorra (recurs d’empara) (confirmation).
L'essentiel en 30 secondes — Ce qu'il faut retenir
Règle directrice & sens de l'arrêt : Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consacre une lecture rigoureuse des conditions d'application de droit positif applicable en Principauté d'Andorre (confirmation), renforçant la sécurité juridique des parties en Principauté d'Andorre.
Exigence probatoire immédiate : toute prétention fondée sur ce dispositif doit désormais être étayée par des pièces circonstanciées démontrant la réunion cumulative des critères légaux dès la phase de première instance ou d'appel.
Impact sur les dossiers en cours : d'application immédiate aux instances pendantes (effet déclaratif de la jurisprudence), cet arrêt commande d'auditer l’épuisement préalable des voies de recours ordinaires devant la Batllia et le TSJA avant tout recours d’empara constitutionnel, ainsi que la conformité aux lois qualifiées publiées au BOPA afférents au domaine jurisprudence.
Décision commentée : Juridiction andorrane, — (STSJAD 203/2005, Tribunal superior de justícia d'Andorra, Sala administrativa, 5 mai 2005, ECLI:AD:TSJADAD:2005:203) (Lire sur source officielle)
Juridiction andorrane, — (STSJAD 203/2005)
Faits et procédure
Le requérant, M. Ricart, fait l'objet d'un ordre d'expulsion du ministre de la Justice et de l'Intérieur en date du 15 octobre 2004. Cet ordre est confirmé par une résolution du Gouvernement du 17 novembre 2004, rejetant le recours d'alzada formé contre lui.
Selon le rapport du Service de police, retenu par la juridiction, l'intéressé, avec d'autres personnes, a tenté d'encaisser auprès d'un établissement bancaire de la Principauté deux chèques d'une valeur totale de 1 339 963 EUR, volés dans une étude notariale à Marseille. Le requérant ne conteste pas la réalité de ces faits. Le Gouvernement indique que l'intéressé a été placé en détention et mis à disposition de l'autorité judiciaire à compter du 22 août 2003, pour tentative d'escroquerie et falsification de document public. Le requérant est inscrit au Service d'immigration depuis le 10 juin 2002.
Le Tribunal des batlles rejette la demande par jugement du 11 février 2005. Le requérant interjette appel le 18 février 2005. Il soutient, en substance, que sa conduite en Andorre a toujours été correcte, que les faits reprochés ne constituent pas une infraction établie sur le territoire, et que la conduite litigieuse fait encore l'objet d'une instruction devant les tribunaux de Marseille. Il demande en conséquence la suspension temporaire de l'acte jusqu'à décision pénale définitive en France. Le Gouvernement conteste ces moyens : il invoque le respect de l'article 107 de la loi qualifiée sur l'immigration du 14 mai 2002, le caractère proportionné de la mesure, et fait valoir que la mesure de police administrative des étrangers, dépourvue de nature répressive, ne méconnaît pas la présomption d'innocence.
Les actes sont ensuite soumis à la Sala administrative, qui statue par sentence n° 2005-16 du 5 mai 2005 (rapporteur : Bernard Plagnet). (Le recours est enregistré sous le numéro AD-0132-1/04.)
Question de droit
La décision pose trois questions.
La mesure d'expulsion fondée sur la prévention de l'ordre public relève-t-elle de la police administrative des étrangers, ou présente-t-elle un caractère sanctionnateur ? La réponse emporte des conséquences sur l'applicabilité du principe de présomption d'innocence et sur la nécessité d'attendre l'issue d'une procédure pénale.
Une procédure pénale pendante à l'étranger justifie-t-elle la suspension de la mesure administrative ? Le requérant invoque l'absence de condamnation définitive, tandis que l'administration soutient que les deux procédures ont des fondements distincts.
Quel est l'office du juge administratif face à une mesure de police fondée sur la menace pour l'ordre public ? Il s'agit de déterminer l'intensité du contrôle exercé sur l'appréciation des faits et sur la proportionnalité de la décision.
Solution et dispositif
Le tribunal rejette l'appel et confirme la solution de première instance. Il retient que la mesure relève de la police administrative, qu'elle ne revêt pas de caractère sanctionnateur, qu'une procédure pénale pendante ne fait pas obstacle à son adoption et que la décision est proportionnée.
Le dispositif, traduit du catalan, est reproduit ci-après :
Extrait certifié — Reproduction verbatim
« Primer : Desestimar el recurs d'apel·lació presentat pel Sr. Ricart. »
(Traduction
Actionable legal checkpoints for pleadings, contracts, and client advisory
Andorre
1. Pleadings & Standard of Review
Cite Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (AD-0132-1/04) as primary authority on the operative ratio decidendi; verify alignment between factual findings and the statutory basis invoked.
2. Contractual & Advisory Audit
Review existing clauses, representations, and compliance protocols under AD law to ensure every condition required by this ruling is explicitly documented.
3. Evidentiary & Procedural Burden
Consolidate contemporaneous documentary exhibits establishing each constituent element verified by Tribunal Superior de Justícia d’Andorra before filing submissions.
PART II — AUTHENTIC ORIGINAL JUDGMENT & VERBATIM RECORD
AndorreEscut oficial del Principat d’Andorra & Tribunal Superior de Justícia
PRINCIPAT D’ANDORRA
ADMINISTRACIÓ DE JUSTÍCIA — EN NOM DEL POBLE ANDORRÀ
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra
Virtus Unita Fortior · Justícia d’Andorra
Case Reference / DocketAD-0132-1/04
Judgment Date5 May 2005
Holding / DispositionConfirmation
Official Registryhttps://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/
Sentència
SENTÈNCIA 2005-16 DE 5 DE MAIG DE 2005
EXPULSIO
La presència del interessat a Andorra suposa un risc greu per a l'ordre públic - La mesura d'expulsió és proporcionada.
A N T E C E D E N T S D E F E T
1.- El Sr. Ricart va interposar recurs contra la resolució del Govern de data 17 de novembre del 2004, confirmatòria de l'ordre d'expulsió del Ministre de Justícia i Interior del 15 d'octubre del 2004.
2.- En la sentència de l'11 de febrer del 2005, el Tribunal des Batlles ha desestimat la demanda promoguda pel Sr. Ricart.
3.- En el seu recurs d'apel·lació de data 18 de febrer del 2005, el Sr. Ricart manifesta principalment que:
-la conducta del Sr. Ricart en el Principat d'Andorra fins al moment dels fets ocorreguts en data 22 d'agost del 2003 i posteriorment, sempre ha estat correcta, portant una vida normal com qualsevol altre ciutadà.
-més enllà de l'acte real d'una presentació de xecs a una entitat bancària, i de les declaracions del compareixent en relació a un frau fiscal a l'erari francès, de la qual cosa n'era totalment sabedor el director de l'entitat bancària d'Andorra, no existeix cap tipus d'acte delictiu i menys una conducta contrastada al Principat d'Andorra que hagi pogut crear un atemptat a la pau i a la tranquil·litat publiques.
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-mentre no existeixi una sentència ferma, no es pot considerar el grau de risc que pot portar la conducta del Sr. Ricart, donat que aquesta conducta encara està en avaluació per part dels tribunals de Marsella. L'interessat demana doncs de suspendre temporalment l'acte impugnat fins que es dicti la sentència judicial ferma dels tribunals de Marsella (França).
4.- En la seva contesta de data 1 de març del 2005, el M.I. Govern manifesta principalment que:
-s'ha seguit les prescripcions establertes en l'article 107 de la Llei qualificada d'immigració de data 14 de maig del 2002.
-queda constatat a partir d'elements contrastats que la presència del Sr. Ricart al Principat d'Andorra representa un risc per a la seguretat de l'estat, de les persones o dels béns o per a l'ordre públic. Atès que en data 22 d'agost del 2003 va ser detingut i posat a disposició judicial per temptativa d'estafa i falsedat en document públic.
-la resolució del Govern apareix del tot proporcionada.
-la mesura preventiva de policia administrativa d'estrangers té una substantivitat pròpia i no revesteix caràcter sancionador, puix l'àmbit d'aplicació de la sanció penal és diferent de l'àmbit d'aplicació de mesura preventiva de policia administrativa d'estrangers. Per tant, no queda vulnerat el principi de presumpció d'innocència.
5- Trameses les actuacions a aquesta Sala, s'ha designat el magistrat ponent i han quedat vistes les actuacions per a deliberar i decidir.
F O N A M E N T S D E D R E T
Primer.- El Tribunal Superior, Sala Administrativa, és competent per a conèixer del recurs, en aplicació de l'article 39-3 de la Llei qualificada de la Justícia.
Segon.- Sobre la naturalesa de la resolució del M.I. Govern :
La mesura d'expulsió temporal del Sr. Ricart es basa sobre les disposicions de l'article 107 de la Llei qualificada d'immigració de data 14 de maig del 2002. Segons aquest text:
«Expulsió administrativa com a mesura de prevenció d'ordre públic
Com a mesura de prevenció, l'expulsió administrativa dimana de la constatació, a partir d'elements contrastats, del risc per a la seguretat de l'Estat, de les persones o dels béns o per a l'ordre públic que representa l'entrada o la presència, al Principat d'Andorra, de la persona objecte de la mesura.
L'expulsió administrativa ha de ser obligatòriament motivada. La motivació ha de comportar l'enunciat precís de les consideracions de dret i de fet que constitueixen el fonament de la decisió.
La durada de la mesura d'expulsió com a mesura de prevenció s'estableix en funció de la importància del risc que representa la persona objecte de la mesura i no pot excedir un termini màxim de deu anys. »
La decisió recorreguda s'inscriu doncs en el marc de la policia administrativa d'estrangers.
Cal recordar que la policia administrativa no es refereix a la noció d'infracció, però sí a la d'ordre públic; vetlla a preservar l'ordre públic, independentment de la repressió d'infraccions. Com ha jutjat aquesta Sala, especialment en la sentència núm. 99-31 del 20 d'octubre de 1999: «la finalitat de la policia administrativa «no és altra que la salvaguarda de l'ordre i la seguretat públics enfront de conductes que resultin susceptibles de pertorbar-los. Aquesta mesura de policia té una substantivitat pròpia, no revesteix caràcter sancionador, encara que hi guarda una relació evident, no pot ser confosa amb la pena accessòria d'expulsió definitiva o temporal de persones de nacionalitat estrangera, que preveu l'article 37-4 del Codi Penal. »
En aquestes condicions, la legalitat de la resolució del M.I. Govern s'ha d'apreciar en funció de l'objecte de manteniment de l'ordre públic. Així, la sol·licitud de suspensió de la mesura fins al pronunciament d'una sentència penal ha de ser rebutjada, ja que el fonament jurídic del procediment penal és diferent al de la resolució recorreguda. Com ho ha jutjat aquesta Sala (sentència núm. 98-08 del 16 de gener de 1998): «...no resulta incompatible l'adopció de la mesura de policia amb l'existència d'un procediment penal en el marc del qual pugui ser imposada pels òrgans jurisdiccionals la pena accessòria d'expulsió. Tampoc es pot parlar pròpiament de que existeixi en aquests casos una qüestió prejudicial penal, regulada en l'article 8 de la Llei qualificada de la Justícia, ja que la resolució administrativa no es basa en la comissió d'un delicte o d'una contravenció, sinó en una conducta que atemptaria a la tranquil·litat, pau o moralitat publiques».
Tercer.- Sobre la legalitat de la resolució d'expulsió temporal :
En la forma, la decisió del 15 d'octubre del 2004 del Ministre de Justícia i Interior (veure foli 7) i la resolució del Govern del 17 de novembre del 2004 (veure foli 10) són correctament motivades i reuneixen les condicions exigides per l'article 107-2, ja citat, de la Llei qualificada d'immigració.
Sobre el fons, en el marc relatiu a les qüestions de policia administrativa i de seguretat pública, l'administració té reconeguda una competència discrecional. Conforme als principis generals del dret administratiu que són aplicats en tots els països, el jutge exerceix, en aquestes hipòtesis, un «control mínim». És a dir que el jutge ha de controlar evidentment la materialitat dels fets, però ha de deixar un marge d'apreciació a l'autoritat administrativa sobre el punt de saber si aquests fets exactes eren de naturalesa que justifiqués legalment la decisió individual que s'ha pres. Desprès essent una mesura que toca a la protecció de la llibertat dels individus, el jutge ha d'assegurar que la decisió és proporcionada a la gravetat dels fets dels quals la realitat ha quedat establerta.
Cal aplicar aquests principis als fets d'aquest cas. En resulta de l'informe del Servei de Policia «que l'interessat, juntament amb altres persones, van intentar cobrar en una entitat bancària del Principat 2 xecs d'un valor total d'1 339 963 EUR, els quals havien estat robats d'una notaria a Marsella » (veure foli 36). La realitat d'aquests fets no la discuteix l'interessat. Per tant, les autoritats policials andorranes han pogut legalment estimar que l'interessat podia representar un risc per l'ordre públic. Aquesta decisió es basa efectivament sobre una realitat objectiva: l'interessat ha intentat cobrar les sumes provinents d'un robatori i la policia podia legítimament estimar que aquest comportament és susceptible de presentar, pel futur, un risc per l'ordre públic.
Finalment, resta per examinar si la mesura d'expulsió és proporcionada en aquest cas, en funció de les diverses circumstàncies que hi concorren. Podem remarcar que el Sr. Ricart resideix des de fa poc temps a Andorra. Efectivament, el Servei de Policia ha notat que l'interessat consta inscrit al Servei d'Immigració des del dia 10 de juny del 2002 (veure foli 35). Ara bé, ha estat detingut a comptar del 22 d'agost del 2003. No justifica doncs un llarg període de residència efectiva a Andorra ni el seu desig de dur-hi una vida tranquil·la.
Per totes aquestes raons, el M.I. Govern ha pogut legalment considerar que la presència del Sr. Ricart a Andorra suposa un risc greu per a l'ordre públic. La demanda presentada pel Sr. Ricart ha de ser rebutjada.
D E C I S I Ó
El Tribunal Superior de justícia, Sala Administrativa en nom del Poble Andorrà decideix:
Primer: Desestimar el recurs d'apel·lació presentat pel Sr. Ricart.
Segon: Confirmar la sentència recorreguda i declarar que la resolució del Govern de data 17 de novembre del 2004, de desestimació del recurs d'alçada formulat contra l'ordre d'expulsió del Ministre de Justícia i Interior de data 15 d'octubre del 2004, és ajustada a dret i als fins que legitimen l'activitat administrativa.
Aquesta sentència és ferma i executiva.
Manem que una vegada s'hagi complert el que disposa l'article 76 de la Llei de la Jurisdicció Administrativa i Fiscal es lliurin els autes originals amb la certificació d'aquesta sentència al Tribunal de Batlles, Secció Administrativa del qual procedien, i que s'arxivin les actuacions del Tribunal.