ISSN 3002-914X · DOI 10.58079/korpus.e15d677c · Dossier Bipartite (I. Doctrine + II. Minute Originelle)
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PRINCIPAT D’ANDORRA·Tribunal Superior de Justícia d’Andorra·N° 82/06·15 décembre 2006·Confirmation
STSJAD ANDORRA, a 15 de desembre del 2006 - ROJ: STSJAD 134/2006
Juridiction / SourceTribunal Superior de Justícia d’Andorra (cassation)
Référence / Rôle82/06
Domaine juridiquejurisprudence
Empreinte SHA-2560000000000000000…
Sommaire analytique Korpus & Points de droit essentiels (1)
1.Principe jurisprudentiel (Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, ECLI:AD:TSJADAD:2006:134) — En matière de droit_fiscal, la juridiction statue par confirmation et précise les conditions d'application de la règle de droit au regard de l'objet du litige (STSJAD ANDORRA, a 15 de desembre del 2006 - ROJ: STSJAD 134/2006).
PARTIE I
Commentaire Doctrinal & Analyse Scientifique Korpus
JURISPRUDENCE — Principauté d'Andorre — Tribunal Superior de Justícia d’Andorra — Contrôle de qualification et de motivation — confirmation
Sommaire analytique Korpus — Thèse & Solution de droit
Sommaire analytique Korpus — Il résulte de la décision rendue le 15 décembre 2006 (n° 82/06) par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (Principauté d'Andorre), statuant au visa de droit positif applicable en Principauté d'Andorre, que l'application des règles régissant le domaine « jurisprudence » exige une caractérisation précise des éléments de fait et de droit soumis au débat contradictoire, sous le contrôle de légalité ordinaire (TSJA) et garantie du droit fondamental à une juridiction et à une décision motivée en droit au titre de l’article 10 de la Constitució del Principat d’Andorra (recurs d’empara) (confirmation).
L'essentiel en 30 secondes — Ce qu'il faut retenir
Règle directrice & sens de l'arrêt : Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consacre une lecture rigoureuse des conditions d'application de droit positif applicable en Principauté d'Andorre (confirmation), renforçant la sécurité juridique des parties en Principauté d'Andorre.
Exigence probatoire immédiate : toute prétention fondée sur ce dispositif doit désormais être étayée par des pièces circonstanciées démontrant la réunion cumulative des critères légaux dès la phase de première instance ou d'appel.
Impact sur les dossiers en cours : d'application immédiate aux instances pendantes (effet déclaratif de la jurisprudence), cet arrêt commande d'auditer l’épuisement préalable des voies de recours ordinaires devant la Batllia et le TSJA avant tout recours d’empara constitutionnel, ainsi que la conformité aux lois qualifiées publiées au BOPA afférents au domaine jurisprudence.
STSJAD 134/2006 (ECLI:AD:TSJADAD:2006:134)
Extrait certifié — Reproduction verbatim
Décision commentée : STSJAD 134/2006 (ECLI:AD:TSJADAD:2006:134), Tribunal Superior de Justícia d'Andorre, Sala Administrativa, 15 décembre 2006, recours n° 82/06 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Les époux Olmo i Escudero étaient titulaires d'autorisations de résidence en Principauté d'Andorre. Ils ont sollicité leur renouvellement. Par une décision du ministre de la Justice et de l'Intérieur du 15 septembre 2005, cette demande a été rejetée. Le Gouvernement a confirmé ce refus en alzada par deux résolutions (nos 45056 et 45057/2006) datées du 7 décembre 2005.
Saisi du recours, le Tribunal de Batlles a rejeté la demande par jugement du 3 octobre 2006. Les intéressés ont interjeté appel le 12 octobre 2006, en soutenant principalement que :
les enquêtes de police n'étaient pas concluantes ;
depuis la retraite de M. R., les intéressés voyageaient fréquemment ;
ils demandaient la condamnation aux dépens.
Dans sa réponse du 8 novembre 2006, le Gouvernement a fait valoir que l'enquête de résidence concluait que les intéressés ne vivaient pas en Principauté, leur résidence principale se trouvant à La Seu d'Urgell (Espagne). Il a ajouté que la conclusion d'un bail d'habitation ne suffisait pas à établir une résidence effective en ce lieu, et que la situation de retraité ne dispensait pas du respect de la condition de résidence principale et permanente.
Le fondement textuel invoqué est l'article 51 de la Llei qualificada d'immigració du 14 mai 2002. La compétence de la Sala Administrativa découle de l'article 39.3 de la Llei qualificada de la Justícia. L'article 76 de la Llei de la jurisdicció administrativa i fiscal du 15 novembre 1989 est visé pour l'exécution. Le texte de ces dispositions n'est pas reproduit dans la décision.
Question de droit
La question posée à la Cour était de savoir si les appelants rapportaient la preuve qu'ils satisfaisaient à la condition de résidence « effective et permanente » en Principauté, exigée par l'article 51 de la loi sur l'immigration pour obtenir le renouvellement de leur autorisation de résidence. Le tribunal la formule en ces termes : « saber si els Srs. Olmo i Escudero tenen la seva residència efectiva i permanent al Principat d'Andorra » (fundament de dret segon).
Corrélativement se posait la question de l'office du juge et de la charge de la preuve. Le tribunal rappelle qu'il appartient au demandeur de fournir les éléments démontrant le respect des conditions de l'article 51, en se référant à sa jurisprudence antérieure (sentence n° 57/2004) : avoir résidé de manière permanente et effective depuis le dernier renouvellement. L'administration peut ensuite produire des éléments contraires, et le débat judiciaire permet au juge de trancher.
Enfin, la Cour devait apprécier la valeur probante respective des indices invoqués par les appelants, à savoir le bail d'habitation et le paiement de diverses taxes, face aux constatations policières.
Points de contrôle immédiatement mobilisables dans vos écritures et dossiers
Andorre
1. Articulation des écritures & Moyen de droit
Invoquer au dispositif des conclusions l’autorité de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (82/06) en distinguant strictement la règle de droit posée des éléments souverains de fait.
2. Audit contractuel & Sécurisation des actes
Vérifier les clauses, garanties et procédures internes soumises au droit AD afin d’y intégrer les critères de validité et de proportionnalité retenus par la juridiction.
3. Charge probatoire & Pièces justificatives
Constituer un bordereau de pièces établissant matériellement chaque condition exigée par les motifs décisoires avant toute signification ou dépôt au greffe.
PARTIE II — MINUTE ORIGINELLE & TEXTE AUTHENTIQUE INTÉGRAL
AndorreEscut oficial del Principat d’Andorra & Tribunal Superior de Justícia
PRINCIPAT D’ANDORRA
ADMINISTRACIÓ DE JUSTÍCIA — EN NOM DEL POBLE ANDORRÀ
A la vila d'Andorra la Vella, el 15 de desembre de 2006
El Tribunal Superior de Justícia, Sala Administrativa ha vist el recurs d'apel·lació a les actuacions número AD-0145-2/05.
En la tramitació d'aquestes actuacions han estat observades les prescripcions legals, i ha estat ponent el magistrat Sr. Bernard Plagnet el qual expressa el parer del Tribunal.
A N T E C E D E N T S D E F E T
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° 82/06 — Décision commentée
Se référer à la Minute Originelle reproduite en Partie II et à l’empreinte SHA-256 certifiée pour garantir l’exactitude verbatim des extraits produits aux débats.
1.- La part demandant va interposar recurs contra la resolució del Govern de data 7 de desembre de 2005, confirmant en alçada la decisió del Ministre de Justícia i Interior del 15 de setembre anterior sol·licitant l'anul·lació de les resolucions impugnades i l'acceptació de la sol·licitud de renovació de l'autorització de residència.
2.- En la sentència del 3 d'octubre del 2006, el Tribunal de Batlles ha desestimat la demanda formulada pels Srs. Olmo i Escudero.
3.- En el seu recurs d'apel·lació de data 12 d'octubre del 2006, els Srs. Olmo i Escudero manifesten principalment que:
-les enquestes de la policia no són concloents
-des de la jubilació del Sr. R., els interessats han viatjat sovint
-demana el pagament de les costes judicials del present litigi
4.- En la contesta de data 8 de novembre del 2006, el MI Govern manifesta principalment que:
-l'enquesta de residència efectuada conclou que ni el Sr. Olmo i Escudero viuen al Principat i que la seva residència principal està radicada a la Seu d'Urgell.
-el fet de tenir subscrit un contracte d'arrendament d'un habitatge en cap cas significa que es tingui establerta la residència efectiva en aquell lloc.
-la situació de jubilat no l'excusa del compliment de la condició de la residència principal i permanent al Principat d'Andorra.
5.- Trameses les actuacions a aquesta Sala, s'ha designat el magistrat ponent i han quedat vistes les actuacions per a deliberar i decidir.
F O N A M E N T S D E D R E T
Primer.- La Sala Administrativa del Tribunal Superior de Justícia és competent per a conèixer del present recurs, segons l'article 39.3 de la Llei Qualificada de la Justícia.
Segon.- El litigi comporta saber si els Srs. Olmo i Escudero tenen la seva residència efectiva i permanent al Principat d'Andorra, condició necessària per a obtenir la renovació de llurs autoritzacions de residència (article 51 de la Llei qualificada d'Immigració).
Aquesta renovació li ha estat rebutjada per una resolució del Ministre de Justícia i Interior de data 15 de setembre del 2005 (veure foli 20), confirmada en alçada pel Govern per una resolució de data 7 de desembre de 2005 (veure foli 12)
Tercer.- Com ja ha jutjat aquesta Sala « el demandant ha d'aportar els elements que demostrin que complia les condicions previstes per l'article 51 de la Llei qualificada sobre la immigració: haver residit de forma permanent i efectiva a comptar de la darrera renovació » ( sentència núm. 57 / 2004).
El Govern si s'escau, aporta elements contraris i els interessats poden respondre a aquestes observacions. Aquest seguit d'elements, que constitueix el « debat judicial », permet al jutge d'extreure una solució en l'assumpte considerat.
Quart.- L'argument essencial exposat pels demandants és que el Sr. R. està jubilat i la Sra. Escudero no treballa. Per aquestes raons, poden viatjar sovint.
Afegeix que disposa d'un contracte d'arrendament d'un habitatge (veure foli 27) i que ha pagat varies taxes al Principat (veure foli 31 i següents).
Però resulta de l'informe de la policia « que és completament desconegut pels diferents veïns del domicili que facilita a la seva sol·licitud, que el pis va a nom del Sr. Pino, company sentimental de la filla de l'interessat i el qual és va donar de baixa del Principat l'any 2001 » (informe de data 16 d'agost del 2005: veure foli 25). Diverses constatacions fetes per la policia acrediten que el pis no està habitat de manera permanent:
« s'utilitza puntualment i que no és la residència principal de l'interessat » (informe de data 8 de març del 2005, veure foli 66, veure igualment l'informe de data 28 de novembre del 2005, foli 108 i següents).
Els demandants no aporten cap element de prova que estableixi que resideixen de manera efectiva i permanent al Principat d'Andorra. Tampoc, el fet d'haver signat un contracte d'arrendament d'un habitatge o de pagar les taxes no són arguments suficients per a justificar la residència efectiva i permanent.
Resulta del conjunt de constatacions contingudes en l'expedient que els interessats sojornen de manera puntual en el Principat d'Andorra, però que no hi posseeixen la seva residència principal.
En conseqüència, el recurs d'apel·lació s'ha de rebutjar.
Cinquè.- No s'aprecien circumstancies determinants d'una especial condemna al pagament de les despeses d'aquesta segona instància.
Decisio
D E C I S I Ó
En atenció a tot el que s'ha exposat, el Tribunal Superior de Justícia, Sala Administrativa, en nom del poble andorrà, decideix:
Primer: Desestimar el recurs d'apel·lació presentat pels Srs. Olmo i Escudero
Segon: Confirmar la sentencia recorreguda i declarar que les resolucions del Govern núm. 45056 i 45057 / 2006 del 7 de desembre del 2005, i les decisions del Ministre de Justícia i Interior del 15 de setembre del 2005, són ajustades a dret i als fins que legitimen l'activitat administrativa.
Tercer: De no efectuar cap condemna en costes. Aquesta sentència és ferma i executiva.
Manem que una vegada s'hagi complert el que disposa l'article 76 de la Llei de la Jurisdicció Administrativa i Fiscal es lliurin els autes originals amb la certificació d'aquesta sentència al Tribunal de Batlles, Secció Administrativa del qual procedien, i que s'arxivin les actuacions del Tribunal.