ISSN 3002-914X · DOI 10.58079/korpus.ad75769b · Bipartite Legal Dossier (I. Doctrinal Commentary + II. Authentic Judgment)
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PRINCIPAT D’ANDORRA·Tribunal Superior de Justícia d’Andorra·N° 5/21·4 October 2021·
Rejet du pourvoi
STSJAD ANDORRA, a 04 d'octubre del 2021 - ROJ: STSJAD 218/2021
Court / AuthorityTribunal Superior de Justícia d’Andorra (cassation)
Case Reference / Docket5/21
Legal Domainjurisprudence
SHA-256 Fingerprint0000000000000000…
Korpus Analytical Headnotes & Key Points of Law (1)
1.Principe jurisprudentiel (Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, ECLI:AD:TSJADAD:2021:218) — En matière de droit_fiscal, la juridiction statue par rejet et précise les conditions d'application de la règle de droit au regard de l'objet du litige (STSJAD ANDORRA, a 04 d'octubre del 2021 - ROJ: STSJAD 218/2021).
PART I
Korpus Doctrinal Commentary & Scientific Legal Analysis
JURISPRUDENCE — Principauté d'Andorre — Tribunal Superior de Justícia d’Andorra — Contrôle de qualification et de motivation — rejet
Extrait certifié — Reproduction verbatim
Korpus Analytical Headnote — Il résulte de la décision rendue le 04 octobre 2021 (n° 5/21) par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (Principauté d'Andorre), statuant au visa de droit positif applicable en Principauté d'Andorre, que l'application des règles régissant le domaine « jurisprudence » exige une caractérisation précise des éléments de fait et de droit soumis au débat contradictoire, sous le contrôle de légalité ordinaire (TSJA) et garantie du droit fondamental à une juridiction et à une décision motivée en droit au titre de l’article 10 de la Constitució del Principat d’Andorra (recurs d’empara) (rejet).
L'essentiel en 30 secondes — Ce qu'il faut retenir
Règle directrice & sens de l'arrêt : Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consacre une lecture rigoureuse des conditions d'application de droit positif applicable en Principauté d'Andorre (rejet), renforçant la sécurité juridique des parties en Principauté d'Andorre.
Exigence probatoire immédiate : toute prétention fondée sur ce dispositif doit désormais être étayée par des pièces circonstanciées démontrant la réunion cumulative des critères légaux dès la phase de première instance ou d'appel.
Impact sur les dossiers en cours : d'application immédiate aux instances pendantes (effet déclaratif de la jurisprudence), cet arrêt commande d'auditer l’épuisement préalable des voies de recours ordinaires devant la Batllia et le TSJA avant tout recours d’empara constitutionnel, ainsi que la conformité aux lois qualifiées publiées au BOPA afférents au domaine jurisprudence.
Tribunal Superior de Justícia d'Andorre, 4 octobre 2021 (ROJ STSJAD 218/2021)
Extrait certifié — Reproduction verbatim
Décision commentée : Juridiction andorrane, Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, 4 octobre 2021, ROJ STSJAD 218/2021, ECLI:AD:TSJADAD:2021:218 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Trois personnes physiques, Mmes Morales, Marcos et M. Escolano (ci-après « les demanderesses »), étaient parties à une procédure ouverte dans le cadre d'une commission rogatoire internationale émanant de l'Audiencia nacional d'Espagne. Cette procédure portait sur la levée de la saisie conservatoire d'un compte bancaire. À plusieurs reprises, les parties avaient sollicité la batllia (juridiction de première instance andorrane) afin qu'elle se prononce sur ce point. Face à l'inaction de cette juridiction, elles ont formé un recours d'amparo devant le Tribunal constitucionnel.
Par sentence du 18 janvier 2021, le Tribunal constitutionnel a jugé que le droit à un procès dans un délai raisonnable avait été violé, a reconnu à chaque partie le droit d'être indemnisée des préjudices subis et a statué sans condamnation aux dépens. La juridiction constitutionnelle a relevé qu'à la date de sa décision, plus de quinze mois s'étaient écoulés, déduction faite des suspensions de délais, des périodes de silence et d'inactivité imputables à l'organe juridictionnel. Les demandes formées le 18 juin 2019, réitérées les 10 décembre 2019 et 23 juin 2020, ont été regardées comme le point de départ de cette durée.
Saisi d'une action en reconnaissance du fonctionnement anormal de l'administration de la justice, le Tribunal superior de Justícia, en formation plénière, devait déterminer l'étendue de la réparation. Les demanderesses réclamaient 9 000 euros au titre du préjudice moral, soit 1 000 euros par an et par personne pour les années 2019-2020 et 2021, ainsi que 6 785,45 euros au titre d'un préjudice dit « potentiel », évalué à la moitié des intérêts qu'aurait produits la somme de 3 042 806 euros. Le ministère public ne s'opposait pas à une estimation partielle, avec une indemnisation du préjudice moral plafonnée à 750 euros par personne. Le Gouvernement soutenait que le préjudice ne pouvait excéder 1 000 euros par personne.
Question de droit
La décision soulève, en substance, trois questions :
Le retard injustifié dans l'accomplissement d'un acte de procédure ouvre-t-il droit, pour les justiciables concernés, à la réparation d'un préjudice moral, et ce préjudice se présume-t-il ?
Comment quantifier ce préjudice à partir de la durée de l'inactivité retenue par la juridiction constitutionnelle ?
Le préjudice « potentiel » résultant de l'absence de décision sur la prétention initiale, ainsi que les honoraires d'avocat et de procureur, sont-ils indemnisables au titre du fonctionnement anormal de la justice ?
Solution et dispositif
Le Tribunal superior de Justícia accueille partiellement l'action. Il retient que le préjudice moral est « inhérent » au retard injustifié dans l'impulsion de la procédure, et qu'il résulte des souffrances émotionnelles ou psychiques éprouvées par la personne qui attend, pendant une durée injustifiée, qu'il soit statué sur sa demande. La juridiction f
Actionable legal checkpoints for pleadings, contracts, and client advisory
Andorre
1. Pleadings & Standard of Review
Cite Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (5/21) as primary authority on the operative ratio decidendi; verify alignment between factual findings and the statutory basis invoked.
2. Contractual & Advisory Audit
Review existing clauses, representations, and compliance protocols under AD law to ensure every condition required by this ruling is explicitly documented.
3. Evidentiary & Procedural Burden
Consolidate contemporaneous documentary exhibits establishing each constituent element verified by Tribunal Superior de Justícia d’Andorra before filing submissions.
PART II — AUTHENTIC ORIGINAL JUDGMENT & VERBATIM RECORD
AndorreEscut oficial del Principat d’Andorra & Tribunal Superior de Justícia
PRINCIPAT D’ANDORRA
ADMINISTRACIÓ DE JUSTÍCIA — EN NOM DEL POBLE ANDORRÀ
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra
Virtus Unita Fortior · Justícia d’Andorra
Case Reference / Docket5/21
Judgment Date4 October 2021
Holding / DispositionRejet du pourvoi
Official Registryhttps://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/
Sentència
TSJ 0000005/2021 ORIGEN : 9000142/2015
SENTÈNCIA 008-2021
PARTS:
Agent: Sres. Morales, Marcos i Escolano
Advocat: Sr. Montenegro
Defenent: MINISTERI FISCAL
Defenent: GOVERN
Representant: Sra. Miró
Advocat: Sra. Seco
OBJECTE: Acció de responsabilitat patrimonial de l'estat per funcionament anormal de la justícia, dilacions indegudes
Andorra la Vella, el 4 d'octubre del 2021.
El Ple del Tribunal Superior de Justícia, format pels Magistrats abans esmentats, ha vist les presents actuacions iniciades per la representació lletrada de les Sres. Morales, Marcos i Escolano, amb l'acció en responsabilitat patrimonial de l'Estat per causa de funcionament anormal de l'Administració de Justícia, en la qual són parts el Ministeri Fiscal i el Govern d'Andorra.
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° 5/21 — Décision commentée
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Ha estat ponent el magistrat Sr. Yves Picod qui expressa el parer del Tribunal.
ANTECEDENTS DE FET
1.- En el marc d'una comissió rogatòria internacional, l'Audiència nacional d'Espanya va ordenar l'aixecament del comis provisional d'un comptes. Les parts recurrents van demanar varies vegades a la batllia de pronunciar-se sobre aqueta qüestió. Davant la inactivitat de la batllia van formular un recurs d'empara.
2.- El Tribunal Constitucional, mitjançant Sentència, del 18 de gener de 2021, estima el recurs d'empara presentat per la representació processal de d'Morales, Marcos i Escolano, declarant que s'ha vulnerat el dret a un procés degut de durada raonable, reconegut a l'article 10.2 de la Constitució i, als efectes de les demandes, cada part té dret a ésser indemnitzada pels perjudicis soferts, sense realitzar cap pronunciament particular en relació a les despeses processals.
3.- La representació processal d'Morales, Marcos i Escolano sol·licita un perjudici moral en la suma de 9.000 euros, quantificant-lo a raó de 1.000 euros per any (part 2019-2020 i part 2021) i per persona perjudicada.
La representació processal demana també una indemnització global de 6.785,45 euros pel perjudici potencial en representació dels interessos (la meitat) que la quantitat de 3.042.806 euros hauria produït.
El Ministeri Fiscal no s'oposa a la seva estimació parcial, tot fixant una indemnització en concepte de dany moral, no superior als 750 euros per cadascuna d'elles.
La representació del Govern considera que el perjudici no pot ser superior a la quantitat de 1.000 euros per persona.
FONAMENTS DE DRET
Primer.- El Tribunal Constitucional en el marc la causa 2020-77-RE subsegüent al recurs formulat per les Sres. Morales, Marcos i Escolano posa de manifest que s'ha vulnerat el dret a un judici de durada raonable de les demandants en haver transcorregut més de 15 mesos, descomptat el temps de suspensió dels terminis processals, de silenci i d'inactivitat per part de l'òrgan jurisdiccional en relació amb la pretensió sol·licitada per les mateixes.
Efectivament, la Sentència del Tribunal Constitucional de 18 de gener de 2021 considera que la pretensió sol·licitada el 18 de juny de 2019, insistida el 10 de desembre d'aquell mateix any i el 23 de juny de 2020, suposa una vulneració a llur dret fonamental a un judici de durada raonable, reconegut a l'article 10 de la Constitució i es declara llur dret a ser indemnitzades pels perjudicis soferts.
Segon.- La representació processal de les Sres. Morales, Marcos i Escolano sol·licita un perjudici moral en la suma de 9.000 euros, quantificant-lo a raó de 1.000 euros per any i per persona perjudicada.
És just que cadascuna de les perjudicades sigui indemnitzada pel seu perjudici moral. En efecte, el dany moral és inherent al retard en impulsar el procediment sense causa justificada. El perjudici resulta dels patiments emocionals o dolors psíquics que naturalment pateix la persona que està esperant durant un període de temps injustificat que es resolgui la seva petició.
No obstant el període injustificat d'inactivitat ha d'estimar-se - segons la pròpia resolució del Tribunal Constitucional - en 15 mesos, el que correspon, segons la jurisprudència del Ple, a la quantitat 1.200 euros per perjudicat.
Tercer.- Al contrari, no està justificada la pretensió de les demandants de què els hi siguin abonats 6.785,45 euros pel perjudici potencial que representa que no s'hagi resolt sobre la seva pretensió. En efecte, els referits interessos formen en tot cas l'objecte de la causa original. Per altra banda, com ho manifesten les pròpies demandants no pot quantificar-se de manera objectiva.
Quart.- En relació a les despeses processals, ja sigui en el marc del present procediment, ja sigui en seu constitucional, convé recordar la jurisprudència constant del Ple del Tribunal Superior de Justícia (causa 001-07 de 19 de desembre de 2018, i TSJ 22/2020 de 17 de febrer de 2021) relatiu a què el rescabalament per dilacions indegudes no inclou els honoraris d'advocat i procurador.
Decisio
En atenció a tot el que s'ha exposat, el Ple del Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, en nom del Poble andorrà
DECIDEIX
Primer.- Estimar l'acció en reconeixement de l'anormal funcionament de l'Administració de Justícia de l'article 10 de la Constitució, presentada per la representació de les Sres. Morales, Marcos i Escolano pel que fa al dany moral patit.
Segon.- Declarar el dret de les Sres. Morales, Marcos i Escolano pel que fa al dany moral patit a rebre de l'Estat una indemnització de mil dos cents euros cadascuna (1.200 EUR).
Tercer.- No efectuar especial pronunciament sobre el pagament de les despeses d'aquest procediment.
Quart.- Notificar aquesta sentència a les parts interessades, fent-los saber que és ferma i executiva.
Així, per aquesta nostra sentència, definitivament jutjant, ho manem i signem.