ISSN 3002-914X · DOI 10.58079/korpus.8afdcf42 · Dossier Bipartite (I. Doctrine + II. Minute Originelle)
Score d’Autorité Korpus
94/100
PRINCIPAT D’ANDORRA·Tribunal Superior de Justícia d’Andorra·N° 122/2023·18 octobre 2024·Cassation totale
STSJAD ANDORRA, a 18 d'octubre del 2024 - ROJ: STSJAD 314/2024
Juridiction / SourceTribunal Superior de Justícia d’Andorra (cassation)
Référence / Rôle122/2023
Domaine juridiquejurisprudence
Empreinte SHA-2560000000000000000…
Sommaire analytique Korpus & Points de droit essentiels (1)
1.Principe jurisprudentiel (Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, ECLI:AD:TSJADAD:2024:314) — En matière de droit_penal, la juridiction statue par cassation totale et précise les conditions d'application de la règle de droit au regard de l'objet du litige (STSJAD ANDORRA, a 18 d'octubre del 2024 - ROJ: STSJAD 314/2024).
PARTIE I
Commentaire Doctrinal & Analyse Scientifique Korpus
JURISPRUDENCE — Principauté d'Andorre — Tribunal Superior de Justícia d’Andorra — Contrôle de qualification et de motivation — cassation totale
Sommaire analytique Korpus — Thèse & Solution de droit
Sommaire analytique Korpus — Il résulte de la décision rendue le 18 octobre 2024 (n° 122/2023) par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (Principauté d'Andorre), statuant au visa de droit positif applicable en Principauté d'Andorre, que l'application des règles régissant le domaine « jurisprudence » exige une caractérisation précise des éléments de fait et de droit soumis au débat contradictoire, sous le contrôle de légalité ordinaire (TSJA) et garantie du droit fondamental à une juridiction et à une décision motivée en droit au titre de l’article 10 de la Constitució del Principat d’Andorra (recurs d’empara) (cassation totale).
L'essentiel en 30 secondes — Ce qu'il faut retenir
Règle directrice & sens de l'arrêt : Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consacre une lecture rigoureuse des conditions d'application de droit positif applicable en Principauté d'Andorre (cassation totale), renforçant la sécurité juridique des parties en Principauté d'Andorre.
Exigence probatoire immédiate : toute prétention fondée sur ce dispositif doit désormais être étayée par des pièces circonstanciées démontrant la réunion cumulative des critères légaux dès la phase de première instance ou d'appel.
Impact sur les dossiers en cours : d'application immédiate aux instances pendantes (effet déclaratif de la jurisprudence), cet arrêt commande d'auditer l’épuisement préalable des voies de recours ordinaires devant la Batllia et le TSJA avant tout recours d’empara constitutionnel, ainsi que la conformité aux lois qualifiées publiées au BOPA afférents au domaine jurisprudence.
La décision émane de la Sala Civil du Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, siégeant à Andorra la Vella le 18 octobre 2024 (recours n° 122/2023). Elle est rendue par le président Vincent Anière, avec les magistrats Carles Cruz Moratones (rapporteur) et Jaume Tor Porta. Le texte est rédigé en catalan et intitulé « Sentència », alors que la partie dispositive porte le numéro d'« AUTE 000162/2024 ». Cette divergence de qualification n'est pas expliquée dans la décision.
Le litige s'inscrit dans l'exécution d'une sentence du 1er septembre 2016, confirmée par la Sala le 30 janvier 2018. Le 6 juillet 2018, la Batllia (juridiction de première instance) a ordonné un embargo de biens dans le cadre du dossier EX-CV-18-003457-G. Le représentant de l'exécuté, M. Àguila, a formé un incident d'impugnation de cet acte. Il sollicitait notamment l'annulation de l'acte pour litispendance, la nullité de l'acte à défaut de détail des intérêts dus depuis le 11 avril 2018, et la suspension de l'exécution jusqu'à l'issue d'une procédure pénale pour faux témoignage, d'une procédure de révision du POUP (plan d'urbanisme) et d'une action civile en indemnisation contre l'entité ORG_0.
Par une décision du 11 janvier 2023, la juridiction de première instance a rejeté l'incident dans son intégralité et mis les dépens à la charge de l'exécuté. M. Àguila a interjeté appel le 4 mai 2023, demandant la révocation intégrale de la décision et, subsidiairement, que les biens hypothéqués soient seulement saisis et non vendus sans autorisation. L'intimée s'est opposée au recours le 19 juin 2023. Par ordonnance du 18 novembre 2023, le magistrat rapporteur a refusé l'admission des preuves proposées en appel et déclaré le recours en état d'être jugé.
Question de droit
La juridiction devait déterminer si un appel formé contre le rejet d'un incident d'impugnation d'un acte d'embargo, fondé sur des moyens de nullité, de prejudicialité pénale et civile et de suspension de l'exécution, satisfaisait aux exigences de motivation de l'article 330.1 du Code de procédure civile (CPC) et pouvait prospérer. Accessoirement, elle devait statuer sur la répartition des dépens d'appel.
Solution et dispositif
La Sala rejette le recours. Elle relève d'abord que l'appelant n'avance « aucun argument nouveau » pour contester le raisonnement du premier juge, ce qui motive le rejet, par référence à une jurisprudence constante (TSJC 117/22 ; TSJC 183/21 ; TSJC 281/19). Elle retient ensuite que le recours méconnaît l'article 330.1 CPC, faute d'indiquer quelle révision des énoncés est demandée, s'il s'agit d'une appréciation erronée de la preuve et quelle violation de la loi est alléguée (articles 332.3 et 44 CPC).
Sur les moyens de fond, le Tribunal écarte successivement :
la prejudicialité civile : les actes antérieurs de la Batllia des 11 mai et 1er juin 2018 sont « fermes » et ne peuvent donc justifier une suspension ;
la prejudicialité pénale : la plainte est déjà classée et la décision est définitive, ce qui exclut toute prejudicialité ;
le recours relatif au POUP : l'appelant n'a produit que l'écrit de notification de sa volonté de recourir, sans établir ni le dépôt du recours devant la Sala administrative ni son admission.
Le dispositif est ainsi rédigé (traduction du catalan) :
Extrait certifié — Reproduction verbatim
« DESESTIMAR el recurs interposat per la representació processal del Sr. Àguila contra l'Aute de l'Hble. Sra. Batlle de data 11 de gener de 2023 que confirmem íntegrament,
Points de contrôle immédiatement mobilisables dans vos écritures et dossiers
Andorre
1. Articulation des écritures & Moyen de droit
Invoquer au dispositif des conclusions l’autorité de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (122/2023) en distinguant strictement la règle de droit posée des éléments souverains de fait.
2. Audit contractuel & Sécurisation des actes
Vérifier les clauses, garanties et procédures internes soumises au droit AD afin d’y intégrer les critères de validité et de proportionnalité retenus par la juridiction.
3. Charge probatoire & Pièces justificatives
Constituer un bordereau de pièces établissant matériellement chaque condition exigée par les motifs décisoires avant toute signification ou dépôt au greffe.
PARTIE II — MINUTE ORIGINELLE & TEXTE AUTHENTIQUE INTÉGRAL
AndorreEscut oficial del Principat d’Andorra & Tribunal Superior de Justícia
PRINCIPAT D’ANDORRA
ADMINISTRACIÓ DE JUSTÍCIA — EN NOM DEL POBLE ANDORRÀ
OBJECTE: Execució de sentència. Suspensió del procediment.
AUTE 000162/2024
Andorra la Vella, 18 d'octubre del 2024.
En nom del Poble Andorrà.-
Reunida la Sala Civil del Tribunal Superior de Justícia d'Andorra ha vist el recurs d'apel·lació a les actuacions més amunt referenciades.
En la tramitació d'aquestes actuacions han estat observades les prescripcions legals, i ha estat ponent el magistrat Sr. Carles CRUZ MORATONES, el qual expressa el parer del Tribunal.
Antecedents de fet
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° 122/2023 — Décision commentée
Se référer à la Minute Originelle reproduite en Partie II et à l’empreinte SHA-256 certifiée pour garantir l’exactitude verbatim des extraits produits aux débats.
ANTECEDENTS DE FET
1.- La representació processal del Sr. Águila va interposar incident d'execució contra l'acord d'embargament dictat el 6 de juliol del 2018 per la ORG_1 Sra. S, en el marc de l'expedient número EX-CV-18-003457-G, a tramitar pel procediment d'Impugnació de l'acord del ORG_1 contra l'entitat ORG_0, en què sol·licitava que:
"- S'estimi l'excepció de litispendència contra el referit acord i que sigui declarat nul i s'imposi a la contrapart del pagament de la totalitat de les costes judicials ocasionades, inclosos els honoraris d'advocat i de procurador;
De forma subsidiària, que es declari nul l'acord d'execució del 6 de juliol del 2018 i aquest resti sense efecte i sigui dictat un nou acord que correspongui a la sentència que es pretén executar;
D'igual forma que l'acord de referència sigui declarat nul per raó que no s'hi exposa i detalla quins interessos ha de satisfer des del 11 d'abril del 2018;
A banda que es suspengui la present executòria i les seves propietats gravades per una hipoteca no puguin ésser subhastades, fins que no es resolgui la seva petició de suspensió de l'execució que va formular per davant del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra el 5 de febrer del 2018 i fins també que no finalitzi el procediment penal per ell instat contra la Sra. Amador per un presumpte delicte de testimoniatge fals i no es faci igualment la revisió del POUPE, i no recaigui resolució en el judici civil per ell instat contra l'entitat ORG_0 en demanda d'indemnització;
S'imposi a la contrapart el pagament de les costes processals ocasionades, inclosos els honoraris d'advocat i de procurador."
2.- El Tribunal de la secció civil ha dictat resolució en data 11 de gener del 2023 amb la següent part decisòria :
"Primer.- Desestimar de forma integra el present incident d'impugnació d'acord d'embargament dictat per la ORG_1 el 6 de juliol del 2018 en el marc de l'expedient EX-CV/18-003457-G.
Segon.- Fer imposició a la part agent incidental del pagament de les costes processals ocasionades, inclosos els honoraris d'advocat i de procurador, a acreditar en període d'execució de la present resolució judicial.
Tercer.- Notificar la present resolució judicial a les parts i al ORG_1 competent (art. 393 i 392.5 in fine del Codi de procediment civil)".
3.- El 4 de maig del 2023 la representació processal del Sr. Águila ha interposat recurs d'apel·lació contra l'aute de la Batllia, i segons els arguments exposats, demana que es revoqui en la seva totalitat la resolució d'instància i es dicti una resolució amb les peticions efectuades per aquesta part en el procediment de primera instància.
Subsidiàriament, sol·licita que en el cas de ser desestimat el recurs, que les propietats d'aquesta part objecte de la hipoteca de B, S.A., no puguin ésser subhastades sinó únicament travades, de forma que no es puguin vendre sense l'autorització pertinent.
Tanmateix, ha proposat la pràctica de proves en segona instància.
4.- La representació de l'entitat ORG_0, per escrit de 19 de juny del 2023, s'ha oposat al recurs i ha sol·licitat que es confirmi íntegrament l'aute apel·lat i s'imposin també les costes de segona instància a la part recurrent, inclosos els honoraris d'advocada i procuradora.
5.- Mitjançant aute de data 18 de novembre del 2023, el Magistrat Ponent va decidir no admetre les proves proposades per la part apel·lant i declarar el recurs vist per resolució.
Fonaments de dret
FONAMENTS DE DRET
Primer.- En el present incident d'execució de sentència dictada es va dictar per la ORG_1 en data 6.7.18 diligència d'embargament de béns en execució d'una sentència de data 1.9.16 que va ser confirmada per aquesta Sala en el dia 30.1.18.
L'Aute d'instància assenyala que l'acord de la ORG_1 està plenament ajustada a dret, i desestima la seva impugnació per part de la part executada, Sr. Águila.
Contra tal decisió, s'alça aquesta part.
Segon.- Desestimació del recurs
Cap nou argument aporta el recurrent per impugnar els raonaments de la Sra. Batlle d'instància amb la qual cosa com ja hem dit en reiterades ocasions (TSJC 117/22; TSJC 183/21 o TSJC 281/19, entre d'altres) ja es motiu de desestimació del recurs. Afegirem que el recurs infringeix l'article 330.1 del CPC perquè no indica quina revisió dels seus pronunciaments ha de prosperar ni si es tracta d'una errònia valoració de la prova ni de quina suposada infracció incorre l'Aute impugnat (art. 332.3. i 44. del CPC).
Tercer.- Dit això i només per la cortesia forense que ens correspon afegirem que els arguments ja rebutjats en la instància respecte l'acord d'embargament del ORG_1 en execució d'una sentència ferma de l'any 2018, no tenen el mínim rigor jurídic propi d'una impugnació davant el Tribunal.
Així se'ns diu que hi ha una prejudicialitat civil perquè els acords previs del ORG_1 de dates 11.5.18 i 1.6.18 estan pendents de resolució. Res més lluny de la realitat. Com afirma la Batlle d'instància, aquests dos acords ja són ferms. Aleshores no suposen cap justificació de prejudicialitat.
Pel que fa a la que la querella i que vol justificar la suspensió de l'execució per prejudicialitat penal, ja reconeix que està arxivada i ferma la decisió judicial, cosa que ja descarta cap mena de prejudicialitat i encara que, quan al·legués per primer cop aquesta circumstància, encara no s'hagués arxivat això no pot afectar a la imposició de les costes perquè aquestes es justifiquen perquè cap dels altres greuges és estimat.
Finalment, sobre la petició de suspensió sobre la requalificació urbanística de les seves finques, la qual afirma que no és ferma per què ha impugnat el POUP davant la Sala Administrativa d'aquest Tribunal, el cert és que no ha acreditat ni la interposició del recurs i la seva entrada en la dita Sala ni tampoc lògicament, que hagi estat admès a tràmit. Únicament ha aportat l'escrit de comunicació a la Batllia de la seva voluntat de recórrer la decisió.
En conclusió, tots han estat arguments dilatoris -com tants altres incidents i maniobres dilatòries ha aixecat- que han de ser rebutjats categòricament amb la corresponent imposició de les costes del recurs.
Quart.- La desestimació del recurs s'ha de traduir, en matèria de costes processals d'aquesta alçada, en la imposició a la part apel·lant en compliment del que disposa l'article 354.2 en el seu darrer incís.
En atenció a tot el que s'ha exposat, el Tribunal Superior de Justícia, Sala Civil,
Decisio
DECIDEIX
DESESTIMAR el recurs interposat per la representació processal del Sr. Águila contra l'Aute de l'Hble. Sra. Batlle de data 11 de gener de 2023 que confirmem íntegrament, amb imposició de les costes d'aquesta alçada a la part apel·lant.
Aquest aute és ferm i executiu.
Així, per aquest nostre aute, definitivament jutjant, ho manem i signem.