Règlement grand-ducal du 15 janvier 2016 relatif à l’évaluation de l’état des masses d’eau de surface
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Règlement grand-ducal du 15 janvier 2016 relatif à l’évaluation de l’état des masses d’eau de surface.
Art. 1er.
L’Administration de la gestion de l’eau établit un programme de surveillance de l’état des eaux pour l’évaluation de l’état chimique et écologique des masses d’eau de surface.
Ce programme est composé:
–d’un contrôle de surveillance;
–de contrôles opérationnels;
–de contrôles d’enquête.
Art. 2.
Un contrôle de surveillance est effectué afin d’évaluer les changements à long terme des conditions naturelles ainsi que les changements résultant des activités anthropogéniques. Il porte sur les paramètres biologiques et hydromorphologiques définis à l’annexe V, parties B et C, ainsi que sur les substances chimiques énumérées à l’annexe III et à l’annexe V, parties D et E.
Le contrôle de surveillance des substances chimiques est effectué dans l’eau, sauf pour les substances chimiques énumérées à l’annexe III et numérotées 5, 15, 16, 17, 21, 28, 34, 35, 37, 43 et 44 pour lesquelles il est effectué dans le biote.
Le contrôle de surveillance est réalisé aux quatre points de contrôle désignés à l’annexe I suivant les fréquences minimales indiquées à l’annexe II.
Le contrôle de surveillance des substances inscrites sur la liste de vigilance établie par la Commission européenne, dont question à l’article 8ter de la directive 2013/39, est effectué au point de contrôle le plus représentatif parmi ceux désignés à l’annexe I à la fréquence la plus appropriée, sans que celle-ci ne puisse être inférieure à une fois par an.
En complément du contrôle de surveillance, un contrôle peut être effectué à certains points de contrôle à des fréquences différentes ou porter sur d’autres paramètres ou d’autres sites de surveillance afin de satisfaire à des obligations de surveillance en application d’engagements internationaux, contractés dans le cadre des Commissions Internationales pour la Protection de la Moselle et de la Sarre, de la Commission Internationale pour la Protection du Rhin et de la Commission Internationale de la Meuse.
Le contrôle complémentaire porte sur des substances représentatives pour les groupes de substances chimiques suivants:
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1.les composés organohalogénés et substances qui peuvent donner naissance à de tels composés dans le milieu aquatique;
2.les composés organophosphorés;
3.les composés organostanniques;
4.les substances qui possèdent un pouvoir cancérigène ou mutagène dans le milieu aquatique ou par l’intermédiaire de celui-ci;
5.les substances dont les propriétés pouvant affecter les fonctions stéroïdogénique, thyroïdienne ou reproductive ou d’autres fonctions endocriniennes dans ou via le milieu aquatique ont été démontrées;
6.les huiles minérales et hydrocarbures d’origine pétrolière;
7.les matières synthétiques persistantes qui peuvent flotter, rester en suspension ou couler et qui peuvent gêner toute utilisation des eaux;
8.certains métalloïdes et métaux ainsi que leurs composés et les produits biocides et phytopharmaceutiques ayant sur le milieu aquatique un effet nuisible;
9.les substances ayant un effet nuisible sur le goût ou sur l’odeur des produits de consommation humaine dérivés du milieu aquatique ainsi que les composés susceptibles de donner naissance à de telles substances dans les eaux;
10.les composés organosilicés toxiques ou persistants et substances qui peuvent donner naissance à de tels composés dans les eaux;
11.les cyanures et les fluorures;
12.les matières en suspension;
13.les substances contribuant à l’eutrophisation;
14.les substances exerçant une influence défavorable sur le bilan d’oxygène.
Art. 3.
Pour les masses d’eau de surface identifiées comme risquant de ne pas satisfaire aux objectifs environnementaux mentionnés à l’article 5 de la loi modifiée du 19 décembre 2008 relative à l’eau ou dans lesquelles sont rejetées des substances prioritaires énumérées à l’annexe III, des contrôles opérationnels sont entrepris afin d’évaluer le changement de l’état de ces masses d’eau consécutif aux programmes de mesures établis en application de l’article 28 de la même loi.
Les points de contrôle et les paramètres contrôlés sont choisis selon les critères énumérés respectivement à l’annexe I parties B et C et en fonction de la pollution constatée. Les contrôles doivent avoir lieu à des intervalles ne dépassant pas ceux indiqués à l’annexe II, à moins que des intervalles plus longs ne se justifient sur la base des connaissances techniques et des avis des experts.
Art. 4.
Des contrôles d’enquête sont organisés dans les cas suivants:
–dépassement des normes de qualité environnementale établies pour les substances figurant à l’annexe III et à l’annexe V, partie E, lorsque la cause est inconnue;
–risque de non atteinte des objectifs environnementaux dévoilé par les résultats du contrôle de surveillance et en l’absence d’un contrôle opérationnel pour la masse d’eau pertinente;
–pollution accidentelle.
Ces contrôles ont pour but de déterminer la cause, l’ampleur et l’incidence de la situation constatée et d’apporter les informations nécessaires à l’adoption des mesures propres à remédier à la situation constatée.
Art. 5. (Rgd du 04 décembre 2020)
Modifications
2
L’évaluation de l’état chimique d’une masse d’eau de surface est réalisée sur base des résultats du contrôle de surveillance, du contrôle opérationnel et, le cas échéant, du contrôle d’enquête. L’analyse des pressions et incidences importantes de l’activité humaine sur l’état des eaux de surface peut en outre se baser sur les résultats des analyses des substances figurant sur la liste de vigilance.
L’état chimique d’une masse d’eau de surface est considéré comme bon lorsque les concentrations mesurées ne dépassent en aucun point les normes de qualité environnementale définies à l’annexe III.
2 >Pour les normes de qualité environnementales établies pour les substances numérotées 2, 5, 15, 20, 22, 23 et 28 à l’annexe III, un bon état chimique doit être atteint au plus tard le 22 décembre 2021 au moyen des programmes de mesures prévus dans le plan de gestion de district hydrographique développé conformément à l’article 52 de la loi modifiée du 19 décembre 2008 relative à l’eau.2 <
Les normes de qualité environnementale établies pour les substances numérotées 34 à 45, s’appliquent avec effet à compter du 22 décembre 2018 en vue d’atteindre un bon état chimique en ce qui concerne ces substances au plus tard le 22 décembre 2027 et de prévenir la détérioration de l’état chimique des masses d’eau de surface en rapport avec ces substances. À cette fin et au plus tard le 22 décembre 2018, l’Administration de la gestion de l’eau établit un programme de surveillance supplémentaire et un programme préliminaire de mesures concernant ces substances et dresse, au plus tard le 22 décembre 2021, un programme définitif de mesures qui est mis en œuvre et rendu pleinement opérationnel au plus tard le 22 décembre 2024.
Lorsque, conformément au règlement grand-ducal du 1er mars 2012 établissant des spécifications techniques pour l’analyse chimique des eaux de surface et des eaux souterraines, il est fait référence à la valeur moyenne calculée d’un résultat de mesure, lorsque l’on procède à l’aide de la meilleure technique disponible n’entraînant pas de coûts excessifs, en indiquant «inférieure à la limite de quantification» et si la limite de quantification de ladite technique est supérieure à la norme de qualité environnementale, le résultat pour la substance mesurée n’est pas pris en compte aux fins de l’évaluation de l’état chimique global de la masse d’eau considérée.
Dans le plan de gestion de district hydrographique, la classification de l’état chimique des masses d’eau est représentée sur une carte conformément aux dispositions de l’annexe VI.
3 >Le plan de gestion de district hydrographique comprend également un tableau présentant les limites de quantification des méthodes d’analyse appliquées, et des informations sur les performances de ces méthodes au regard des critères de performance minimaux pour les méthodes d’analyse.
Une justification de la fréquence de surveillance est incluse dans le plan de gestion de district hydrographique si les contrôles des substances pour lesquelles une norme de qualité environnementale pour les sédiments et/ou le biote est appliquée sont espacés de plus d’un an sur la base des connaissances techniques et des avis des experts.3 <
Art. 6.
L’Administration de la gestion de l’eau procède à la délimitation des masses d’eau de surface aux fins de l’évaluation de leur état écologique, ou dans le cas des masses d’eau fortement modifiées, de leur potentiel écologique en fonction de la typologie définie à l’annexe IV.
L’évaluation de l’état et du potentiel écologiques est réalisée sur base des éléments de qualité biologique, hydromorphologique et physico-chimique et des polluants spécifiques définis à l’annexe V, parties B, C, D et E.
L’état écologique d’une masse d’eau de surface est considéré comme très bon, bon, moyen, médiocre ou mauvais.
Le potentiel écologique d’une masse d’eau fortement modifiée est considéré comme, maximal, bon, moyen, médiocre ou mauvais.
L’état et le potentiel écologiques sont déterminés par l’élément de qualité biologique le plus mauvais.
Si les paramètres physico-chimiques assurent un bon fonctionnement de l’écosystème et que les normes de qualité environnementale sont respectées, les masses d’eau atteignent au moins le bon état ou potentiel.
Pour qu’une masse d’eau de surface puisse être évaluée comme étant dans un très bon état écologique, les critères suivants doivent être respectés:
–tous les éléments de qualité biologique de la masse d’eau en question répondent aux critères du très bon état définis à l’annexe V partie B;
–tous les éléments de qualité hydromorphologique de la masse d’eau en question répondent aux critères du très bon état définis à l’annexe V partie C;
–aucun des paramètres physico-chimique déterminés au sein de la masse d’eau en question ne dépasse les valeurs de fond fixées à l’annexe V partie D pour le très bon état et,
–aucun des polluants organiques spécifiques déterminés au sein de la masse d’eau en question ne dépasse les normes de qualité fixés à l’annexe V partie E.
Dans le plan de gestion de district hydrographique, la classification de l’état écologique et du potentiel écologique sont représentés sur des cartes conformément à l’annexe VI.
4 >Art. 7. (Rgd du 04 décembre 2020)
Modifications
1
Lorsqu’un risque potentiel pour ou via l’environnement aquatique résultant d’une exposition aiguë est constaté sur la base de concentrations ou d’émissions mesurées ou estimées dans l’environnement et lorsqu’une norme de qualité environnementale pour le biote ou les sédiments est utilisée, l’Administration de la gestion de l’eau procède également à un contrôle dans l’eau de surface et applique les normes de qualité environnementale exprimées en concentration maximale admissible « NQE-CMA » établies à l’annexe III, lorsqu’il en existe.4 <
Art. 8.
L’Administration de la gestion de l’eau procède à une analyse tendancielle à long terme des concentrations des substances prioritaires énumérées à l’annexe III, qui ont tendance à s’accumuler dans les sédiments ou le biote.
Elle prend les mesures nécessaires pour éviter que les concentrations n’augmentent pas de manière significative.
Le contrôle est réalisé aux points de contrôle définis à l’annexe I à raison d’une fois par an tous les trois ans, à moins qu’un autre intervalle ne se justifie sur la base des connaissances techniques et des avis des experts.
Art. 9. (Rgd du 12 décembre 2016)
Modifications
1
L’Administration de la gestion de l’eau dresse un inventaire, illustré par des cartes, des émissions, rejets et pertes des substances énumérées à l’annexe III et, pour les substances ayant une tendance à s’accumuler dans les sédiments ou le biote, de leurs concentrations dans les sédiments ou le biote. L’inventaire fait l’objet d’un réexamen lors de chacune des mises à jour de l’état des lieux établi en application de l’article 19 de la loi précitée du 19 décembre 2008.
L’inventaire est établi sur la base de l’état des lieux, des résultats des contrôles effectués en application du présent règlement ainsi que du registre national des rejets et des transferts de polluants établi par la loi du 13 mars 2009 a) concernant certaines modalités d’application et la sanction du règlement (CE) n° 166/2006 du Parlement Européen et du Conseil du 18 janvier 2006 concernant la création d’un registre européen des rejets et des transferts de polluants et modifiant les directives 91/689/CE et 96/61/CE, b) portant création d’un registre national des rejets et des transferts de polluants, c) modifiant l’article 15 de la loi modifiée du 10 juin 1999 relative aux établissements classés.
1 >Pour l'estimation des concentrations des polluants, l'année 2010 sert de période de référence, sauf pour les substances visées par le règlement d'exécution (UE) n° 540/2011 de la Commission du 25 mai 2011 portant application du règlement (CE) n° 1107/2009 du Parlement européen et du Conseil en ce qui concerne la liste des substances actives approuvées, pour lesquelles il y a lieu de tenir compte de la moyenne des concentrations des années 2008, 2009 et 2010. Pour la mise à jour de l'inventaire, la période de référence est l'année précédant la révision de l'état des lieux ou, pour les produits phytopharmaceutiques, la moyenne des trois années précédant la révision de l'état des lieux.1 <
Art. 10.
Le règlement grand-ducal du 30 décembre 2010 relatif à l’évaluation de l’état de masses d’eau de surface est abrogé.
Art. 11.
Notre Ministre de l’Environnement est chargé, de l’exécution du présent règlement qui sera publié au Mémorial.
Annexe I
A) Stations du réseau de contrôle de surveillance
No
Cours d’eau
Code
Masse d’eau
Coordonnées géographiques
Localisation
Longueur Luxembourg 1930 / Gauss
Largeur Luxembourg 1930 / Gauss
Longueur WGS84
Largeur WGS 84
1
Sûre
L112010A11
VI-1.1.a
amont Erpeldange
75846
103172
6.11034
49.86291
2
Alzette
L100011A21
VI-1.1.a
Ettelbruck, en amont de l’embouchure dans la Sûre
75525
101226
6.10600
49.84500
3
Syr
L202030A12
I-2.1
Mertert
102033
85368
6.47355
49.70244
4
Chiers
L300030A061
VII-1.1
Rodange, pont à Athus
56792
69261
5.81937
49.54749
B) Sélection des sites pour le contrôle opérationnel
Pour les substances de la liste de substances prioritaires, des points de contrôle sont sélectionnés selon les dispositions de la législation établissant la norme de qualité environnementale des substances en cause. Dans tous les autres cas, y compris pour les substances de la liste de substances prioritaires pour lesquelles la législation ne donne pas d’indications spécifiques, les points de contrôle sont sélectionnés comme suit:
–pour les masses d’eau courant un risque en raison de pressions ponctuelles importantes, des points de contrôle en nombre suffisant pour évaluer l’ampleur et l’incidence des pressions ponctuelles. Lorsqu’une masse d’eau est soumise à plusieurs pressions ponctuelles, les points de contrôle peuvent être sélectionnés en vue d’évaluer l’ampleur et l’incidence de ces pressions dans leur ensemble,
– pour les masses d’eau courant un risque en raison de pressions diffuses importantes, des points de contrôle en nombre suffisant, à l’intérieur d’une sélection des masses, pour évaluer l’ampleur et l’incidence des pressions diffuses. Les masses sont sélectionnées de manière à être représentatives des risques relatifs de pressions diffuses et des risques relatifs de ne pas avoir un bon état des eaux de surface,
– pour les masses d’eau courant un risque en raison de pressions hydromorphologiques importantes, des points de contrôle en nombre suffisant, à l’intérieur d’une sélection des masses, pour évaluer l’ampleur et l’incidence des pressions hydromorphologiques. Les masses sont sélectionnées de manière à donner des indications sur l’incidence globale des pressions hydromorphologiques auxquelles toutes les masses sont soumises.
C) Sélection des éléments de qualité
Afin d’évaluer l’ampleur des pressions auxquelles les masses d’eau de surface sont soumises, l’Administration de la gestion de l’eau contrôle les éléments de qualité qui permettent de déterminer les pressions auxquelles la ou les masses sont soumises. A cette fin, sont contrôlés selon le cas:
–les paramètres permettant de déterminer l’élément de qualité biologique ou les éléments qui sont les plus sensibles aux pressions auxquelles les masses d’eau sont soumises,
– toutes les substances prioritaires rejetées et les autres polluants rejetés en quantités importantes,
– les paramètres permettant de déterminer l’élément de qualité hydromorphologique le plus sensible à la pression identifiée.
1
Sous-station pour l’échantillonnage des paramètres biologiques sur la Chiers:
No
Cours d’eau
Code
Masse d’eau
Coordonnées géographiques
Localisation
Longueur Luxembourg 1930 / Gauss
Largeur Luxembourg 1930 / Gauss
Longueur WGS84
Largeur WGS 84
4bis
Chiers
L300030A06-1
VII—1.1
Rodange Z.I. Athus
56508
69220
5.84344
49.55721
ANNEXE II
Fréquence d’analyse des éléments de qualité lors des contrôles de surveillance et opérationnels
Elément de qualité
Fréquence
Cycle
Physico-chimique
Température
Tous les 3 mois
Au moins une fois tous les 6 ans
Température en amont et en aval d’un point de rejet thermique est en continu.
En continu
Tous les ans
Bilan d’oxygène
Tous les 3 mois
Au moins une fois tous les 6 ans
Salinité
Tous les 3 mois
Au moins une fois tous les 6 ans
Nutriments
Tous les 3 mois
Au moins une fois tous les 6 ans
Etat d’acidification
Tous les 3 mois
Au moins une fois tous les 6 ans
Polluants spécifiques
Tous les 3 mois
Au moins une fois tous les 6 ans
Chimie
Substances dangereuses prioritaires et substances prioritaires (Annexe III)
Mensuelle
Au moins une fois tous les 6 ans
Substances 5, 21, 28, 30, 35, 37, 43 et 44 de l’annexe III, dites ubiquistes
Tous les 3 ans1
Au moins une fois tous les 6 ans
Substances pour lesquelles des normes de qualité environnementale ont été définies pour les sédiments ou le biote à l’annexe III.
Une fois par an
Au moins une fois tous les 6 ans
Substances figurant dans la liste de vigilance
Au moins une fois par an mais tenant compte des périodes d’émission
Au moins une fois tous les 6 ans
Biologie
Phytoplancton2:
Abondance
Composition
Présence de taxons sensibles
6 fois par an pendant la période de végétation
Au moins une fois tous les 6 ans
Macrophytes et phytobenthos:
Abondance
Composition
Présence de taxons sensibles
Une fois par an
Tous les 3 ans
Faune benthique invertébrée:
Abondance
Une fois par an
Tous les 3 ans
Composition
Présence de taxons sensibles
Diversité
Ichtyofaune:
Abondance
Composition
Age
Présence de taxons sensibles
Une fois par an
Tous les 3 ans
Hydromorphologie
Continuité
Une fois par an
Tous les 6 ans
Hydrologie
En continu
Tous les ans
Morphologie
Une fois par an
Tous les 6 ans
1
Pour ces substances, des contrôles moins intensifs peuvent être réalisés pour autant que la surveillance réalisée soit représentative et qu’une base de référence statistique fiable soit disponible en ce qui concerne la présence de ces substances dans l’environnement aquatique. Ces contrôles devraient avoir lieu tous les trois ans, à moins qu’un autre intervalle ne se justifie sur la base des connaissances techniques et de l’avis des experts.
2
Le phytoplancton est à déterminer sur les masses d’eau fortement modifiée pouvant être considérées comme lac ainsi que sur les cours d’eau dominés par le phytoplancton, en l’occurrence les masses d’eau de surface du type VI (typologie nationale) dont le bassin versant est à huit cent mètres d’altitude maximum et entre 1000 et 10000 km2.
5 >Annexe III
Les normes de qualité environnementale (NQE) reprises ci-dessous sont exprimés d’une part en valeur moyenne annuelle, d’autre part en concentration maximale admissible. La norme exprimée en valeur moyenne est considérée comme respectée pour une masse d’eau donnée si, pour tout point d’échantillonnage associé à la masse d’eau, la moyenne arithmétique des concentrations mesurées à différentes périodes de l’année ne dépasse pas la valeur fixée dans la norme. La norme exprimée en concentration maximale admissible est considérée comme respectée pour une masse d’eau donnée si, pour tout point de contrôle associé à cette masse d’eau, la concentration mesurée lors de chaque échantillonnage ne dépasse pas la valeur fixée dans la norme.
Les normes de qualité environnementale sont exprimées en concentrations totales dans l’échantillon d’eau brut, sauf dans le cas des métaux suivants :
cadmium, plomb, mercure et nickel. Pour ces métaux, les normes de qualité environnementale se rapportent à la concentration dans la phase dissoute d’un échantillon d’eau obtenu par filtration à travers un filtre de 0,45 µm ou par tout autre traitement préliminaire équivalent.
Il y a lieu d’entendre par :
« Taxon de biote » : un taxon aquatique donné au rang taxinomique de sous-phylum, classe ou leurs équivalents
« Matrice » : milieu de l’environnement aquatique, à savoir l’eau, les sédiments ou le biote
n°
Substance
Numéro CAS
(Chemical Abstracts Service)
Substance ubiquiste
NQE plus sévère
Substance dangereuse et prioritaire
Substance ayant une tendance à s’accumuler dans les sédiments ou le biote1
NQE:
Moyenne annuelle (MA)2
µg/L
NQE
Concentration maximale admissible (CMA)3
µg/L
NQE Biote
µg/kg4
1
Alachlore
15972-60-8
0.3
0.7
2
Anthracène
120-12-7
X
X
X
0.1
0.1
3
Atrazine
1912-24-9
0.6
2
4
Benzène
71-43-2
10
50
5
Diphényléthers bromés5
32534-81-9
X
X
X
X
0.14
0.0085
6
Cadmium et ses composés6
7440-43-9
X
X
< 0.08 (classe 1)
0.08 (classe 2)
0.09 (classe 3)
0.15 (classe 4)
0.25 (classe 5)
< 0.45 (classe 1)
0.45 (classe 2)
0.6 (classe 3)
0.9 (classe 4)
1.5 (classe 5)
is
Tétrachlorure de carbone13
56-23-5
12
sans objet
7
Chloroalcanes C10-137
85535-84-8
X
X
0.4
1.4
8
Chlorfenvinphos
470-90-6
0.1
0.3
9
Chlorpyrifos (éthylchlorpy- rifos)
2921-88-2
0.03
0.1
9bis
Pesticides cyclodiènes: Aldrine13
Dieldrine13
Endrine13 Isodrine13
309-00-2
60-57-1
72-20-8
465-73-6
Somme = 0.01
sans objet
9ter
DDT total8,13
sans objet
0.025
sans objet
Para-para-DDT13
50-29-3
0.01
sans objet
10
1,2-Dichloroéthane
107-06-2
10
sans objet
11
Dichlorométhane
75-09-2
20
sans objet
12
Di(2-ethylhexyl)phtalate (DEHP)
117-81-7
X
X
1.3
sans objet
13
Diuron
330-54-1
0.2
1.8
14
Endosulfan9
115-29-7
X
0.005
0.01
15
Fluoranthène
206-44-0
X
X
0.0063
0.12
30
16
Hexachlorobenzène
118-74-1
X
X
0.05
10
17
Hexachlorobutadiène
87-68-3
X
X
0.6
55
18
Hexachlorocyclohexane10
608-73-1
X
X
0.02
0.04
19
Isoproturon
34123-59-6
0.3
1.0
20
Plomb et ses composés
7439-92-1
X
X
1.211
14
21
Mercure et ses composés
7439-97-6
X
X
X
0.07
20
22
Naphtalène
91-20-3
X
2
130
23
Nickel et ses composés
7440-02-0
X
4
34
24
Nonylphénol (4-nonylphé- nol)
25154-52-3
X
0.3
2
25
Octylphénol / 140-66-9
(4-(1,1’,3,3’-tétra-
méthylbutyl)-phénol)
0.1
sans objet
26
Pentachlorobenzène
608-93-5
X
X
0.007
sans objet
27
Pentachlorophénol
87-86-5
0.4
1
28
Hydrocarbures aromatiques
X
X
X
X
sans objet
sans objet
polycycliques (HAP)12
Benzo(a)pyrène
50-32-8
X
1.7 x 10-4
0.27
5
Benzo(b)fluoranthène
205-99-2
X
note 12
0.017
note 12
Benzo(k)fluoranthène
207-08-9
X
note 12
0.017
note 12
Benzo(ghi)pérylène
191-24-2
X
note 12
8.2x10-3
note 12
Indéno(1,2,3cd)pyrène
193-39-5
X
note 12
sans objet
note 12
29
Simazine
122-34-9
1
4
29bis
Tétrachloroéthylène13
127-18-4
10
sans objet
29ter
Trichloro-ethylène13
79-01-6
10
sans objet
30
Composés du tributylétain
36643-28-4
X
X
X
0.0002
0.0015
31
Trichlorobenzènes14
12002-48-1
0.4
sans objet
32
Trichlorométhane
67-66-3
2.5
sans objet
33
Trifluraline
1582-09-8
X
0.03
sans objet
34
Dicofol
115-32-2
X
X
1.3 x 10-3
sans objet:15
33
35
Acide perfluorooctane-
1763-23-1
X
X
X
6.5 x 10-4
36
9.1
sulfonique et ses dérivés
(per-fluoro-octane-sulfonate
PFOS)
36
Quinoxyfène
124495-18-7
X
X
0.15
2.7
37
Dioxines et composés de type dioxine
X
X
X
sans objet
Somme de PCDD + PCDF + PCB-TD16 0.0065 μg.kg–1 TEQ
38
Aclonifène
74070-46-5
0.12
0.12
39
Bifénox
42576-02-3
0.012
0.04
40
Cybutryne
28159-98-0
0.0025
0.016
41
Cyperméthrine
52315-07-8
8 x 10-5
6 x 10-4
42
Dichlorvos
62-73-7
6 x 10-4
7 x 10-4
43
Hexabromo-cyclododécane (HBCDD)
X
X
X
0.0016
0.5
167
44
Heptachlore et époxyde d’heptachlore
76-44-8/1024-57-3
X
X
X
2 x 10-7
3 x 10-4
6.7 x 10-3
45
Terbutryne
886-50-0
0.065
0.34
5 <
1
Pour ces substances une analyse tendancielle à long terme conformément à l’article 8 est à établir.
2
Sauf indication contraire, le paramètre NQE-MA s’applique à la concentration totale des isomères.
3
Lorsque les NQE-CMA sont indiquées comme étant « sans objet », les valeurs retenues pour les NQE-MA sont considérées comme assurant une protection contre les pics de pollution à court terme dans les rejets continus, dans la mesure où elles sont nettement inférieures à celles définiessur la base de la toxicitéaiguë.
4
Sauf indication contraire, la NQE pour le biote se rapporteaux poissons. En lieu et place, un autre taxon de biote ou une autre matrice, peut faire l’objet de la surveillance pour autant que la NQE appliquée assure un niveau de protection équivalent. Pour les substances nos 15 (fluoranthène) et 28 (HAP), la NQE pour le biote se rapporte aux crustacés et mollusques. Aux fins de l’évaluation de l’état chimique, la surveillance du fluoranthène et des HAP chez les poissonsn’est pas appropriée. Pour la substance n° 37 (dioxines et composésde type dioxine), la NQE pour le biote se rapporteaux poissons, crustacés et mollusques, en conformitéavec l’annexe, section 5.3, du règlement (UE) n° 1259/2011 de la Commission du 2 décembre 2011 modifiant le règlement (CE) n° 1881/2006 en ce qui concerne les teneurs maximales en dioxines,en PCB de type dioxine et en PCB autres que ceux de type dioxine des denrées alimentaires (JO L 320 du 3.12.2011, p. 18). La concentration se rapporteau poids du biote non séché.
5
Pour le groupe « diphényléthers bromés » une NQE est établie pour la somme des congénères 28 (CAS 41318-75-6), 47 (CAS 5436-43-1), 99 (CAS 60348-60-9), 100 (CAS 189084-64-8), 153 (CAS 68631-49-2) et 154 (CAS 207122-15-4)
6
Pour le groupe « cadmium et ses composés » les valeurs retenues pour les NQE varient en fonction de la dureté de l’eau telle que définie suivant les cinq classes suivantes : classe 1 : < 40 mg CaCO3/L, classe 2 : 40 à < 50 mg CaCO3/L, classe 3: 50 à < 100 mg CaCO3/L, classe 4 : 100 à < 200 mg CaCO3/L et classe 5: > 200 mg CaCO3/L.
13
Cette substance n’est pas une substance prioritaire mais un des polluants pour lesquels les NQE sont identiques à celles définies dans la législation qui s’appliquait avant le 13 janvier 2009.
7
Aucun paramètre indicatif n’est prévu pour ce groupe de substances. Le ou les paramètres indicatifs doivent être déterminés par la méthode d’analyse.
13
Cette substance n’est pas une substance prioritaire mais un des polluants pour lesquels les NQE sont identiques à celles définies dans la législation qui s’appliquait avant le 13 janvier 2009.
13
Cette substance n’est pas une substance prioritaire mais un des polluants pour lesquels les NQE sont identiques à celles définies dans la législation qui s’appliquait avant le 13 janvier 2009.
13
Cette substance n’est pas une substance prioritaire mais un des polluants pour lesquels les NQE sont identiques à celles définies dans la législation qui s’appliquait avant le 13 janvier 2009.
13
Cette substance n’est pas une substance prioritaire mais un des polluants pour lesquels les NQE sont identiques à celles définies dans la législation qui s’appliquait avant le 13 janvier 2009.
8
Le DDT total comprend la somme des isomères suivants : 1,1,1-trichloro-2,2 bis (p-chlorophényl)éthane (n° CAS : 50-29-3 ; n° UE : 200-024-3) ; 1,1,1-trichloro-2 (o-chlorophényl)-2(p-chlorophényl)éthane (n° CAS : 789-02-6 ; n° UE: 212-332-5) ; 1,1-dichloro-2,2 bis (p-chlorophényl)éthylène (n° CAS : 72-55-9 ; n° UE : 200-784-6) ; et 1,1-dichloro-2,2 bis (p-chlorophényl)éthane (n° CAS : 72-54-8 ; n° UE : 200-783-0).
13
Cette substance n’est pas une substance prioritaire mais un des polluants pour lesquels les NQE sont identiques à celles définies dans la législation qui s’appliquait avant le 13 janvier 2009.
13
Cette substance n’est pas une substance prioritaire mais un des polluants pour lesquels les NQE sont identiques à celles définies dans la législation qui s’appliquait avant le 13 janvier 2009.
9
La NQE se rapporte à la somme des isomères -endosulfan (CAS 959-98-8) et -endosulfan (CAS 33213-65-9)
10
La NQE se rapporte à la somme des isomères -HCH (CAS 319-84-6), -HCH (CAS 319-85-7), -HCH (CAS 58-89-9), -HCH (CAS 319-86-8) et -HCH (CAS 6108-10-7). Le numéro CAS indiqué dans le tableau correspond à un mélangetechnique de ces isomères.
11
Ces NQE se rapportent aux concentrations biodisponibles des substances.
12
Pour le groupe de substances prioritaires dénommé « hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) » , la NQE pour le biote et la NQE-MA dans l’eau correspondante se rapportent à la concentration de benzo(a)pyrène, sur la toxicité duquel elles sont fondées. Le benzo(a)pyrène peut être considéré comme un marqueur des autres HAP et, donc, seul le benzo(a)pyrène doit faire l’objet d’une surveillance aux fins de la comparaison avec la NQE pour le biote ou la NQE-MA dans l’eau correspondante.
13
Cette substance n’est pas une substance prioritaire mais un des polluants pour lesquels les NQE sont identiques à celles définies dans la législation qui s’appliquait avant le 13 janvier 2009.
13
Cette substance n’est pas une substance prioritaire mais un des polluants pour lesquels les NQE sont identiques à celles définies dans la législation qui s’appliquait avant le 13 janvier 2009.
14
La NQE se rapporte à la somme des isomères 1,2,3-trichlorobenzène (CAS 87-61-6), 1,2,4-trichlorobenzène (CAS 120-82-1) et 1,3,5-trichlorobenzène (CAS 108-70-3)
15
Les informations disponibles ne sont pas suffisantes pour établir une NQE-CMA pour ces substances.
16
PCDD : dibenzo-p-dioines polychlorées ; PCDF : dibenzofurannes polychlorés ; PCB-TD : biphényles polychlorés de type dioxine ; TEQ : équivalents toxiques conformément aux facteurs d’équivalence toxique 2005 de l’Organisation mondiale de la santé.
Annexe IV
A) Typologie luxembourgeoise des cours d’eau
En fonction des caractéristiques abiotiques, géographiques, géologiques, hydromorphologiques et hydrologiques, les masses d’eau de surface sont réparties au Grand-Duché de Luxembourg en 6 types:
Type I - Ruisseaux de l’étage submontagnard de l’Oesling
Type II - Ruisseaux de l’étage collinéen de l’Oesling
Type III - Rivières de l’étage collinéen de l’Oesling
Type IV - Ruisseaux de l’étage collinéen du Gutland
Type V - Rivières de l’étage collinéen du Gutland
Type VI - Grandes rivières de plaine
Etant donné que le Grand-Duché de Luxembourg appartient entièrement à l’écorégion 8, les 6 types de masses d’eau de surface appartiennent également à l’écorégion 8.
B) Carte représentant la délimitation des masses d’eau de surface et des masses d’eau de surface fortement modifiées:
C) Carte représentant la typologie luxembourgeoise des cours d’eau:
Annexe V
PARTIE A:
Normes pour le contrôle des éléments de qualité biologique et les paramètres hydromorphologiques
Normes pour le contrôle des éléments de qualité
Les méthodes utilisées pour le contrôle des paramètres types doivent être conformes aux normes internationales qui ont trait au contrôle mentionnées ci-dessous ou à d’autres normes nationales ou internationales garantissant des données de qualité scientifique et de comparabilité équivalentes:
Normes pour l’échantillonnage des éléments de qualité biologique
Méthodes génériques à associer aux méthodes spécifiques figurant dans les normes relatives aux éléments de qualité biologiques suivants:
EN ISO 5667-3:2012
Qualité de l’eau – Echantillonnage – Partie 3: conservation et manipulation des échantillons
Normes pour le phytoplancton:
EN 15204:2006
Qualité de l’eau – Norme guide pour le dénombrement du phytoplancton par microscopie inversée (technique d’Utermöhl)
ISO 10260:1992
Qualité de l’eau – Mesurage des paramètres biochimiques – Dosage spectrométrique de la chlorophyle a
Normes pour les macrophytes et le phytobenthos:
EN 14184:2014
Qualité de l’eau - Guide pour l’étude des macrophytes aquatiques dans les cours d’eau
EN 150708:2009
Qualité de l’eau – Guide pour l’étude, l’échantillonnage et l’analyse en laboratoire du phytobenthos dans les cours d’eau peu profonds
EN 13946:2014
Qualité de l’eau – Guide pour l’échantillonnage en routine et le prétraitement des diatomées benthiques de rivière et de plans d’eau
EN 14407:2014
Qualité de l’eau – Guide pour l’identification et le dénombrement des échantillons de diatomées benthiques de rivières et de lacs
Normes pour les invertébrés benthiques :
EN ISO 10870:2012
Qualité de l’eau – Lignes directrices pour la sélection des méthodes et des dispositifs d’échantillonnage des macro-invertébrés benthiques dans les eaux douces
EN 15196:2006
Qualité de l’eau – Guide d’échantillonnage et de traitement d’exuvies nymphales de Chirinomidae (ordre des diptères) pour l’évaluation écologique
EN 16150:2012
Qualité de l’eau – Lignes directrices pour l’échantillonnage des macro-invertébrés benthiques en cours d’eau peu profonds au prorata des surfaces de recouvrement des habitats présents
Normes pour les poissons:
EN 14962:2006
Qualité de l’eau – Guide sur le domaine d’application et la sélection des méthodes d’échantillonnage de poissons
EN 14011:2003
Qualité de l’eau – Echantillonnage des poissons à l’électricité
EN 15910:2014
Qualité de l’eau – Guide sur l’estimation de l’abondance des poissons par des méthodes hydroacoustiques mobiles
EN 14757:2005
Qualité de l’eau – Echantillonnage des poissons à l’aide de filets maillants
Normes pour les paramètres hydromorphologiques:
EN 14614:2004
Qualité de l’eau – Guide pour l’évaluation des caractéristiques hydromorphologiques des rivières
PARTIE B:
TABLEAU 1: Critères généraux pour l’évaluation de l’état écologique sur base des éléments de qualité biologique
Très bon état
Bon état
Etat moyen
Etat médiocre
Mauvais état
Pas ou très peu d’altérations anthropogéniques des valeurs des éléments de qualité physico-chimiques et hydro-morphologiques applicables au type de masse d’eau de surface par rapport aux valeurs normalement associées à ce type dans des conditions non perturbées
Les valeurs des éléments de qualité biologique pour la masse d’eau de surface correspondent à celles normalement associées à ce type dans des conditions non perturbées (état de référence) et n’indiquent pas ou très peu de distorsions. Il s’agit des conditions et communautés caractéristiques.
Les valeurs des paramètres biologiques respectent les valeurs limites ne déviant que légèrement de l’état de référence.
Les paramètres biologiques témoignent d’une influence anthropogénique moyenne et la biocénose aquatique est perturbée par rapport à la biocénose de référence.
Les paramètres biologiques témoignent d’une importante influence anthropogénique qui perturbe la biocénose qui diffère considérablement de la biocénose de référence.
Les paramètres biologiques témoignent d’une très grande influence anthropogénique qui perturbe la biocénose aquatique à tel point que la biocénose de référence fait presque totalement défaut.
TABLEAU 2: Éléments de qualité biologique faisant partie de l’évaluation de l’état écologique des eaux de surface1.
Élément
Très bon état
Bon état
État moyen
Phytoplancton2:
Abondance
Composition
Présence de taxons sensibles
La composition taxinomique du phytoplancton correspond totalement ou presque totalement aux conditions non perturbées.
L’abondance moyenne de phytoplancton est totalement en rapport avec les conditions physico-chimiques caractéristiques et n’est pas de nature à altérer sensiblement les conditions de transparence caractéristiques.
L’efflorescence planctonique est d’une fréquence et d’une intensité qui correspondent aux conditions physico-chimiques caractéristiques.
Légères modifications dans la composition et l’abondance des taxa planctoniques par comparaison avec les communautés caractéristiques. Ces changements n’indiquent pas de croissance accélérée des algues entraînant des perturbations indésirables de l’équilibre des organismes présents dans la masse d’eau ou de la qualité physico-chimique de l’eau ou du sédiment.
La fréquence et l’intensité de l’efflorescence planctonique peuvent augmenter légèrement.
La composition des taxa planctoniques diffère modérément des communautés caractéristiques.
L’abondance est modérément perturbée et peut être de nature à produire une forte perturbation indésirable des valeurs des autres éléments de qualité biologique et physicochimique.
La fréquence et l’intensité de l’efflorescence planctonique peuvent augmenter modérément. Une efflorescence persistante peut se produire durant les mois d’été.
Macrophytes et phytobenthos:
Abondance
Composition
Présence de taxons sensibles
La composition taxinomique correspond totalement ou presque totalement aux conditions non perturbées.
Pas de modifications détectables dans l’abondance moyenne macrophytique et phytobenthique.
Légères modifications dans la composition et l’abondance des taxa macrophytiques et phytobenthiques par rapport aux communautés caractéristiques. Ces changements n’indiquent pas de croissance accélérée du phytobenthos ou de formes supérieures de vie végétale entraînant des perturbations indésirables de l’équilibre des organismes présents dans la masse d’eau ou de la qualité physico-chimique de l’eau ou du sédiment.
La communauté phytobenthique n’est pas perturbée par des touffes et couches bactériennes dues à des activités anthropogéniques.
La composition des taxa macrophytiques et phytobenthiques diffère modérément de la communauté caractéristique et est sensiblement plus perturbée que dans le bon état.
Des modifications modérées de l’abondance moyenne macrophytique et phytobenthique sont perceptibles.
La communauté phytobenthique peut être perturbée et, dans certains cas, déplacée par des touffes et couches bactériennes dues à des activités anthropogéniques.
Faune benthique invertébrée:
Abondance
Composition
Présence de taxons sensibles
Diversité
La composition et l’abondance taxinomiques correspondent totalement ou presque totalement aux conditions non perturbées.
Le ratio des taxa sensibles aux perturbations par rapport aux taxa insensibles n’indique aucune détérioration par rapport aux niveaux non perturbés.
Le niveau de diversité des taxa d’invertébrés n’indique aucune détérioration par rapport aux niveaux non perturbés.
Légères modifications dans la composition et l’abondance des taxa d’invertébrés par rapport aux communautés caractéristiques.
Le ratio des taxa sensibles aux perturbations par rapport aux taxa insensibles indique une légère détérioration par rapport aux niveaux non perturbés.
Le niveau de diversité des taxa d’invertébrés indique de légères détériorations par rapport aux niveaux non perturbés.
La composition et l’abondance des taxa d’invertébrés diffèrent modérément de celles des communautés caractéristiques.
D’importants groupes taxinomiques de la communauté caractéristique font défaut.
Le ratio des taxa sensibles aux perturbations par rapport aux taxa insensibles et le niveau de diversité des taxa d’invertébrés sont sensiblement inférieurs au niveau caractéristique et nettement inférieurs à ceux du bon état.
Ichtyofaune:
Abondance
Composition
Age
Présence de taxons sensibles
La composition et l’abondance des espèces correspondent totalement ou presque totalement aux conditions non perturbées.
Toutes les espèces caractéristiques sensibles aux perturbations sont présentes.
Les structures d’âge des communautés n’indiquent guère de perturbation anthropogénique et ne révèlent pas de troubles dans la reproduction ou dans le développement d’une espèce particulière.
Légères modifications dans la composition et l’abondance des espèces par rapport aux communautés caractéristiques, en raison d’effets anthropogéniques sur les éléments de qualité physico-chimiques et hydromorphologiques.
Les structures d’âge des communautés indiquent des signes de perturbation dus aux effets anthropogéniques sur les éléments de qualité physico-chimique et hydro- morphologique et, dans certains cas, révèlent des troubles dans la reproduction ou dans le développement d’une espèce particulière, en ce sens que certaines classes d’âge peuvent faire défaut.
La composition et l’abondance des espèces diffèrent modérément de celles des communautés caractéristiques, en raison d’effets anthropogéniques sur les éléments de qualité physico-chimiques ou hydro-morphologiques.
Les structures d’âge des communautés indiquent des signes importants de perturbation anthropogénique, en ce sens qu’une proportion modérée de l’espèce caractéristique est absente ou très peu abondante.
TABLEAU 3: Éléments de qualité biologique faisant partie de l’évaluation du potentiel écologique des masses d’eau fortement modifiées (HWRM).
Élément
Potentiel maximal
Bon potentiel
Potentiel moyen
Eléments biologiques
Les valeurs des éléments de qualité biologique pertinents reflètent, autant que possible, celles associées au type de masse d’eau de surface le plus comparable, vu les conditions physiques qui résultent des caractéristiques artificielles ou fortement modifiées de la masse d’eau.
Légères modifications dans les valeurs des éléments de qualité biologique pertinents par rapport aux valeurs trouvées pour un potentiel écologique maximal.
Modifications modérées dans les valeurs des éléments de qualité biologique pertinents par rapport aux valeurs trouvées pour un potentiel écologique maximal. Ces valeurs accusent des écarts plus importants que dans le cas d’un bon potentiel écologique.
TABLEAU 4: Méthodologie et limites pour la classification du type de cours d’eau VI pour le paramètre biologique du phytoplancton
Type de cours d‘eau VI
Méthode
Phytoplancton – PhytoFluss
Très bon
Bon
Moyen
Médiocre
Mauvais
Indice global
Phytofluss – Mischke und Behrendt (2007)
0,5 - 1,5
1,51 - 2,5
2,51 - 3,5
3,51 - 4,5
Reproduction verbatim
4,5
TABLEAU 5: Méthodologie et limites pour la classification des masses d’eau fortement modifiées (HMWB) à caractère d’eau stagnante pour le paramètre biologique du phytoplancton
TABLEAU 6: Méthodologie et limites pour la classification par type de cours d’eau pour le sous-paramètre biologique des macrophytes (IBMR)
Méthodologie:
NF T90-395 (AFNOR, 2003): Indice biologique des macrophytes en rivière
Typologie1
Valeur de Référence IBMR
IBMR
Très bon
Bon
Moyen
Médiocre
Mauvais
Type I et II
13,43
20-11,95
11,94-10,61
10,60-7,07
7,06-3,54
<3,54
Type III
12,46
20-11,09
11,08-9,84
9,83-6,56
6,55-3,28
<3,28
Type IV
11,83
20-10,53
10,52-9,35
9,34-6,23
6,22-3,12
<3,12
Type V
10,77
20-9,59
9,58-8,51
8,50-5,67
5,66-2,84
<2,84
Type VI
9,86
20-8,78
8,77-7,79
7,78-5,19
5,18-2,560
<2,60
TABLEAU 7: Méthodologie et limites pour la classification par type de cours d’eau pour le sous-paramètre biologique des diatomées (IPS)
Méthodologie:
Indice de polluosensibilité, Cemagref, Cotse et al. (1987), EN 13946, EN 14407
Typologie1
Valeur de Référence IPS
IPS
Très bon
Bon
Moyen
Médiocre
Mauvais
Type I, II et III
17,1
20-16,9
16,8-13,3
13,2-8,9
8,8-4,5
4,5-0,1
Type IV, V et VI
16,9
20-16,9
16,8-13,3
13,2-8,9
8,8-4,5
4,5-0,1
TABLEAU 9: Méthodologie et limites pour la classification par type de cours d’eau pour le paramètre biologique des macroinvertébrés (IBG-DCE)
Méthodologie:
Norme XP T90-333 (AFNOR, 2009): prélèvement des macro-invertébrés aquatiques en rivières peu profondes;
Norme XP T90-388 (AFNOR, 2010): Traitement au laboratoire d’échantillons contenant des macroinvertébrés de cours d’eau
Typologie1
Valeur de référence:
IBG-DCE
IBG-DCE
Très bon
Bon
Moyen
Médiocre
Mauvais
Type I, II et III
17
20 - 17
16 - 13
12 - 9
8 - 5
4 - 1
Type IV, V et VI
16
20 - 16
15 - 12
11 - 8
7 - 4
3 - 1
TABLEAU 9: Méthodologie et limites pour la classification par type de cours d’eau pour le paramètre biologique des poissons (IPR)
Méthodologie:
NF T90-344 (AFNOR, 2004): Détermination de l’indice poissons rivières
Typologie1
Valeur de référence:
IPR
IPR
Très bon
Bon
Moyen
Médiocre
Mauvais
Type I, II, III, VI, V et VI
4,42
<5
5-16
Reproduction verbatim
16-25
Reproduction verbatim
25-36
Reproduction verbatim
36
1
Les limites des paramètres biologiques à respecter pour le moyen à très bon état ou potentiel sont fixés par la Décision n° 2013/480/CE.
2
Le phytoplancton est à déterminer sur les masses d’eau fortement modifiée pouvant être considérées comme lac et sur les cours d’eau dominés par le phytoplancton de typologie RC5 (typologie européenne d’intercalibration pour les grands cours d’eau à plus de vingt-cinq mètres de largeur de basse altitude (bassin versant à huit cent mètres d’altitude) ayant un bassin versant de 1000 à 10000 km2 et à moyenne à haute alcalinité)
1
Dont question est à l’annexe IV.9,34-6,23
1
Dont question est à l’annexe IV.9,34-6,23
1
Dont question est à l’annexe IV.9,34-6,23
1
Dont question est à l’annexe IV.9,34-6,23
PARTIE C
Tableau 1: Éléments de qualité hydromorphologique faisant partie de l’évaluation de l’état écologique des eaux de surface.
Élément
Très bon état
Bon état
État moyen
Régime hydrologique:
Quantité et dynamique du débit de l’eau
Connexion aux masses souterraines
La quantité et la dynamique du débit, et la connexion résultante aux eaux souterraines, correspondent totalement ou presque totalement aux conditions non perturbées.
Conditions permettant d’atteindre les valeurs indiquées ci-dessus pour les éléments de qualité biologique.
Conditions permettant d’atteindre les valeurs indiquées ci-dessus pour les éléments de qualité biologique.
Continuité de la rivière
La continuité de la rivière n’est pas perturbée par des activités anthropogéniques et permet une migration non perturbée des organismes aquatiques et le transport de sédiments.
Conditions permettant d’atteindre les valeurs indiquées ci-dessus pour les éléments de qualité biologique.
Conditions permettant d’atteindre les valeurs indiquées ci-dessus pour les éléments de qualité biologique.
Conditions morphologiques:
Variation de la profondeur et de la largeur de la rivière
Structure et substrat du lit
Structure de la rive
Les types de chenaux, les variations de largeur et de profondeur, la vitesse d’écoulement, l’état du substrat et tant la structure que l’état des rives correspondent totalement ou presque totalement aux conditions non perturbées.
Conditions permettant d’atteindre les valeurs indiquées ci-dessus pour les éléments de qualité biologique.
Conditions permettant d’atteindre les valeurs indiquées ci-dessus pour les éléments de qualité biologique.
Tableau 2. Éléments de qualité hydromorphologique faisant partie de l’évaluation du potentiel écologique des eaux de surface.
Potentiel maximal
Bon potentiel
Potentiel moyen
Eléments hydromorphologiques
Les conditions hydromorphologiques correspondent aux conditions normales, les seuls effets sur la masse d’eau de surface étant ceux qui résultent des caractéristiques artificielles ou fortement modifiées de la masse d’eau dès que toutes les mesures pratiques d’atténuation ont été prises afin d’assurer qu’elles autorisent le meilleur rapprochement possible d’un continuum écologique, en particulier en ce qui concerne la migration de la faune, le frai et les lieux de reproduction.
Conditions permettant d’atteindre les valeurs indiquées pour les éléments de qualité biologique du bon potentiel.
Conditions permettant d’atteindre les valeurs indiquées pour les éléments de qualité biologique pour le potentiel moyen
PARTIE D
Valeurs de fond et d’orientation pour les paramètres physico-chimiques nécessaires à l’évaluation de l’état écologique des eaux de surface
TABLEAU 1: valeurs de fond représentant des limites pour les paramètres physico-chimiques pour atteindre le très bon état écologique
Temp / Delta Temp.
Oxygène dissous
DBO5
TOC
Chlorures
pH
o-PO4-P
Ptotal
NH4-N
NO3
Unité
°C
mg/L
mg/L
mg/L
mg/L
mg/L
mg/L
mg/L
mg/L
Minimum
Moyenne annuelle
Moyenne annuelle
Moyenne annuelle
Minimum- Maximum
Moyenne annuelle
Moyenne annuelle
Moyenne annuelle
Moyenne annuelle
Type I, II, III, IV, V1
Voir tableau 3
Reproduction verbatim
9
2
5
50
0,02
0,05
0,04
10
Type VI1
Reproduction verbatim
8
3
5
50
0,02
0,05
0,04
10
TABLEAU 2: valeurs d’orientation représentant les limites pour les paramètres physico-chimiques pour atteindre le bon état écologique
Température de l‘eau
Oxygène
DBO5
Carbone organique total
Chlorures
pH
o-PO4-P
Ptotal
NH4-N
NH3-N
NO2-N
NO3
unité
°C
mg/L
mg/L
mg/L
mg/L
mg/L
mg/L
mg/L
µg/L
µg/L
mg/L
max/an
min/ an
Moyenne annuelle
Moyenne annuelle
Moyenne annuelle
min/an- max/an
Moyenne annuelle
Moyenne annuelle
Moyenne annuelle
Moyenne annuelle
Moyenne annuelle
Moyenne annuelle
Limite inférieure
Limite supérieure
Limite supérieure
Limite supérieure
Limite supérieure
Limite supérieure
Limite supérieure
Limite supérieure
Limite supérieure
Limite supérieure
Type I, II, III1
Voir tableau 3
8
3
7
200
6,5-8
0,07
0,1
0,1
1
30
25
Type IV, V1
7
3
7
200
7,0-8,5
0,07
0,1
0,1
2
50
25
Type VI1
7
6
7
200
7,0-8,5
0,07
0,1
0,1
2
50
25
TABLEAU 3: valeurs de fond et d’orientation représentant les limites pour le paramètre de la température de l’eau pour atteindre le très bon et le bon état écologique en fonction des zones piscicoles:
Zonation des poissons
Type1
ff/tempff
2
Sa-ER3
Sa-MR4
Sa-HR5
EP6
Type I
x
x
Type II
x
x
Type III
x
x
Type IV
x
x
x
x
Type V
x
x
x
Type VI
x
Températures de fond [°C]7
< 18
< 18
< 18
< 18
< 20
Delta temp. [K]
0
0
0
0
0
Températures d‘orientation Temp. [°C]*8
< 20
< 20
< 20
< 21,5
< 25
Température en période de reproduction des espèces ayant besoin d’eau froide pour leur reproduction (uniquement applicables aux eaux susceptibles de contenir de telles espèces) [°C]
<10
<10
<10
<10
<10
Delta temp. [K]**
9
1,5
1,5
1,5
1,5
3
1
Typologie telle que définie à l’annexe IV
1
Typologie telle que définie à l’annexe IV
1
Typologie telle que définie à l’annexe IV
1
Typologie telle que définie à l’annexe IV
1
Typologie telle que définie à l’annexe IV
1
Typologie telle que définie à l’annexe IV
2
ff/tempff: Eaux de surface sans population piscicole permanente ou avec une population piscicole temporaire.
3
Sa-ER: Région des salmonidés - Epirhithron supérieur - zone à truites supérieure.
4
Sa-MR: Région des salmonidés - Métarhithron - zone à truites inférieure.
5
Sa-HR: Région des salmonidés - Hyporhithron - zone à ombres
6
EP: Epipotamon - zone à barbeaux.
7
La fréquence d’échantillonnage de la température en amont et en aval d’un point de rejet thermique est en continu.
8
Températures d’orientation Temp.: Le rejet thermique ne doit pas avoir pour conséquence que la température dans la zone située en aval du point de rejet thermique (à la limite de la zone de mélange) dépasse ces valeurs limites en valeur absolue. La limite de la zone de mélange est à déterminer par le ministre qui a la gestion de l’eau dans ses compétences.
9
** Delta temp: la température mesurée en aval d’un point de rejet thermique (à la limite de la zone de mélange) ne doit pas dépasser la température naturelle du Delta temp indiqué.
Carte des zones piscicoles:
PARTIE E:
Normes (et objectifs) de qualité pour les polluants organiques spécifiques nécessaires à l’évaluation de l’état écologique
n°
Substance
CAS
Classe de qualité
Bon état
NQE:
Moyenne annuelle (MA)
µg/L
METAUX
1
Arsénic et ses composés
7440-38-2
0.83
2
Chrome
7440-47-3
18
3
Cobalt
7440-48-4
0.3
4
Cuivre
7440-50-8
1.4
5
Sélénium
7782-49-2
0.95
6
Zinc
7440-66-6
7.8
PESTICIDES
7
2,4 D
94-75-7
2.2
8
2,4 MCPA
94-74-6
0.5
9
Chlortoluron
15545-48-9
0.1
10
Diflufénican
83164-33-4
0.01
11
Flufenacet
142459-58-3
0.04
12
Glyphosate
1071-83-6
28
13
Métazachlore
67129-08-2
0.019
14
Métazachlore ESA
172960-62-2
3
15
Métazachlore OXA
1231244-60-2
3
16
Métolachlore
51218-45-2
0.07
17
Métolachlore ESA
171118-09-5
3
18
Métolachlore OXA
152019-73-3
3
19
Nicosulfuron
111991-09-4
0.035
20
Tebuconazole
107534-96-3
1
21
Terbutylazine
5915-41-3
0.06
MEDICAMENTS
22
Carbamazépine
298-46-4
2.5
Annexe VI
Représentation graphique
Sur les cartes faisant partie du plan de gestion de district hydrographique, les résultats de l’évaluation de l’état des masses d’eau de surface sont représentés comme suit:
Pour l’état chimique:
Etat chimique
Couleur
Bon
Bleu
Mauvais
Rouge
Dans le plan de gestion de district hydrographique, l’état chimique des masses d’eau de surface peut être représenté sur 4 cartes en regroupant les substances suivantes:
a)Les substances qui figurent à l’annexe III (carte obligatoire);
b) Les substances qui figurent à l’annexe III sans les substances numérotées 5, 21, 28, 30, 35, 37, 43 et 44 (substances se comportant comme des substances persistantes, bioaccumulables et toxiques (PBT) ubiquistes);
c) substances numérotées 34 à 45 de l’annexe III (substances nouvellement identifiées);
d) substances numérotées 2, 5, 15, 20, 22, 23 et 28 de l’annexe III (substances prioritaires existantes pour lesquelles les NQE ont été révisées).