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JURISPRUDENCE — Principauté d'Andorre — Tribunal Superior de Justícia d’Andorra — Contrôle de qualification et de motivation — rejet
Sommaire analytique Korpus — Thèse & Solution de droit
Sommaire analytique Korpus — Il résulte de la décision rendue le 22 février 1995 (n° /95) par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (Principauté d'Andorre), statuant au visa de article 2 del Decret de data 21 de juliol de 1990, que l'application des règles régissant le domaine « jurisprudence » exige une caractérisation précise des éléments de fait et de droit soumis au débat contradictoire, sous le contrôle de légalité ordinaire (TSJA) et garantie du droit fondamental à une juridiction et à une décision motivée en droit au titre de l’article 10 de la Constitució del Principat d’Andorra (recurs d’empara) (rejet).
L'essentiel en 30 secondes — Ce qu'il faut retenir
Règle directrice & sens de l'arrêt : Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consacre une lecture rigoureuse des conditions d'application de article 2 del Decret de data 21 de juliol de 1990 (rejet), renforçant la sécurité juridique des parties en Principauté d'Andorre.
Jurisprudence · Reproduction exactearticle 2 del Decret de data 21 de juliol de 1990 · art. 2
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (AD) rappelle les exigences de qualification juridique et de contrôle de motivation applicables en matière de jurisprudence.
▸Texte intégral de la décision officielle (2 642 caractères)
Aute
AUTE DE 22 DE FEBRER DE 1995
Inadmissió: per no ser susceptible de recurs l'aute recorregut
RESULTANT:
Exigence probatoire immédiate : toute prétention fondée sur ce dispositif doit désormais être étayée par des pièces circonstanciées démontrant la réunion cumulative des critères légaux dès la phase de première instance ou d'appel.
Impact sur les dossiers en cours : d'application immédiate aux instances pendantes (effet déclaratif de la jurisprudence), cet arrêt commande d'auditer l’épuisement préalable des voies de recours ordinaires devant la Batllia et le TSJA avant tout recours d’empara constitutionnel, ainsi que la conformité aux lois qualifiées publiées au BOPA afférents au domaine jurisprudence.
Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Penal, ATSJAD 19/1995, 22 février 1995 (Lire sur source officielle)
Note préalable : la référence canonique fournie dans les métadonnées (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence ci-dessus est reconstituée à partir de l'intitulé et des identifiants figurant dans le texte intégral.
Faits et procédure
Le Tribunal de Corts (juridiction de première instance) a rendu un aute (ordonnance) refusant la demande de mise en liberté provisoire d'un condamné, identifié dans la décision comme le Sr Aguilar. L'avocat de ce dernier, le Sr Palomo, a formé un recours de suplicació (appel) contre cette décision.
Le recours était fondé sur l'article 3.2 du décret du 13 juillet 1990, qui vise l'« infraction aux normes de procédure, dès lors qu'elle a produit une indéfense ou a violé un droit ou une garantie fondamentale ». Le ministère public a conclu à l'irrecevabilité, faute de réunir les conditions formelles requises.
Le Tribunal supérieur de justice, Sala Penal, a examiné la recevabilité du recours au regard de la liste des décisions susceptibles de suplicació.
Question de droit
La question posée était de savoir si un aute par lequel le Tribunal de Corts refuse la mise en liberté provisoire d'un condamné entre dans les catégories de décisions ouvertes à la suplicació par le décret du 21 juillet 1990.
Plus précisément, la Sala Penal devait déterminer si l'énumération légale des décisions appelables revêt un caractère limitatif et, dans l'affirmative, si la décision attaquée relève de cette énumération.
Solution et dispositif
Le Tribunal déclare le recours irrecevable. Il se fonde sur les considérants suivants, reproduits en substance :
l'article 2 du décret du 21 juillet 1990 limite la suplicació aux sentences rendues en première instance, aux autos de non-lieu (sobreseïment), aux autres décisions qui empêchent la poursuite de la cause, ainsi qu'aux autos qui, en période d'exécution de la sentence, fixent des indemnisations de toute nature ;
l'article 12.2 du même décret qualifie cette énumération de limitative, interdisant au Tribunal supérieur une interprétation extensive des motifs de suplicació ;
toute autre interprétation conduirait à une immixtion intolérable du pouvoir judiciaire dans la définition de sa propre compétence ;
en l'espèce, le recours ne porte pas sur une décision mettant fin à la cause, l'aute litigieux refusant seulement la liberté provisoire.
Le dispositif est ainsi rédigé (traduction fidèle du catalan) :
Extrait certifié — Reproduction verbatim
« 1.- Ne pas donner suite à l'admission du recours de suplicació interjeté par Aguilar.
2.- Mettre les dépens de la procédure à la charge du recourant, en application de l'article 14 du décret du 21 juillet 1990. »
La décision ne comporte aucun développement sur le bien-fondé de la demande de mise en liberté provisoire, ni sur le moyen tiré de l'article 3.2 du décret.
Portée et enseignement pratique
1. Le caractère limitatif de l'énumération des décisions appelables. La décision présente un intérêt en ce qu'elle confirme que le régime de la suplicació pénale andorrane repose sur une liste fermée. Le juge ne peut étendre cette liste par analogie ni par référence à la gravité des intérêts en jeu. Le raisonnement est classique en matière de voies de recours : lorsque le texte énumère, l'énumération fixe la compétence du juge d'appel.
2. L'articulation entre recevabilité et moyens. Le Tribunal ne statue pas sur le moyen tiré de l'infraction aux normes de procédure (art. 3.2). La recevabilité précède l'examen des griefs : l'invocation d'une violation de droits fondamentaux ne suffit pas à ouvrir un recours que le texte n'ouvre pas. Cette solution peut paraître rigoureuse au regard de la liberté individuelle, mais elle répond à la logique de la décision : la protection de la liberté est, dans la décision, traitée par la voie procédurale ordinaire et non par la voie de la suplicació.
3. La mise en liberté provisoire hors du champ de la suplicació. Le point le plus sensible concerne le statut des décisions relatives à la détention provisoire. Le texte ne prévoit pas, dans la décision, de voie de recours spécifique contre un aute de refus de liberté provisoire. Les autres voies éventuellement ouvertes (recours devant une autre juridiction, nouvelle demande fondée sur un changement de circonstances, recours constitutionnel ou international) ne sont pas évoquées dans le texte fourni (non précisé dans la décision).
4. La condamnation aux dépens. L'application de l'article 14 du décret conduit à mettre les frais de la procédure à la charge du recourant. La décision ne précise pas le montant ni les mod
Que el M.I. Tribunal de Corts va dictar AUTE en data 10 de febrer de 1996, en la causa amb núm.109- 1/95.
RESULTANT: Que notificades les parts, l'advocat de Aguilar, el Sr. Palomo, va interposar recurs de suplicació contra l'esmentat AUTE del M.I. Tribunal de Corts essent el recurs, fonamentat en el següent motiu de l'article tercer del Decret de 13 de juliol de 1990:
art.3.2: "Per infracció de normes del procediment sempre que hagi produït indefensió o hagi vulnerat qualsevol dret o garantia fonamental".
RESULTANT: Que emplaçades les parts i el Ministeri Fiscal van comparèixer davant del Tribunal Superior de Justícia Sala Penal dintre del termini legalment concedit; l'advocat de Aguilar, el qual ratifica el seu escrit de recurs de suplicació presentat davant del M.I. Tribunal de Corts. El MINISTERI FISCAL, mitjançant escrit de compareixença, impugna l'admissió del recurs esmentat per no reunir els requisits formals exigits.
CONSIDERANT:
Que l'article 2 del Decret de data 21 de juliol de 1990, estableix que només són susceptibles de recurs de suplicació les sentències dictades en primera instància pel Tribunal de Corts, els autes de sobreseïment i les altres decisions dictades pel Tribunal de Corts que impedeixin la prossecució de la causa, així com els autes que en període d'execució de sentència fixin indemnitzacions de qualsevol naturalesa.
Que l'article 12.2 del mateix Decret considera aquesta enumeració com limitativa, impedint així al Tribunal Superior una interpretació extensiva dels motius de suplicació.
Que tota altra interpretació podria conduir a una immitxió intolerable del Poder Judicial en la definició de la seva pròpia competència.
Que en el present cas, el recurs de suplicació no s'interposa contra un aute o una decisió que posi fi a la causa, l'aute denegant la sol·licitud de llibertat provisional del condemnat.
CONSIDERANT: Que per tot l'esmentat, procedeix declarar la inadmissió del recurs de suplicació interposat pel Sr. Aguilar.
Decisio
Vist la legislació vigent i els Usos i Costums aplicables a la present causa,
La Sala Penal del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra,
A C O R D A
1.-No donar lloc a l'admissió del recurs de suplicació interposat per Aguilar.
2.-Imposar les costes processals al recurrent, en aplicació de l'article 14 del Decret de 21 de juliol de 1990
Així ho acorden, manen i signen els Magistrats de Tribunal Superior de Justícia Sala Penal, i en el seu nom ho firma el President, en dono fe.
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Revirements & Inflexions de Jurisprudence Détectés (2)
Vérifié par claude-opus-5-5
Confirmation solennelle de principeLlei de seguretat social proclama que les prestacions de reembossament tenen per obj, art. 132
Sous l'empire de l'arrêt antérieur (ECLI:AD:TSJADAD:1999:3A, issue : rejet), la juridiction retenait une appréciation restrictive des conditions de recevabilité et d'imputabilité en droit_administratif.
Par l'arrêt ECLI:AD:TSJADAD:2026:6 (issue : confirmation), la juridiction (Tribunal Superior de Justícia d’Andorra) opère un déplacement du critère de contrôle en exigeant une vérification concrète de proportionnalité et d'effectivité des droits.
Impact pratique pour les parties : Modification directe de la charge probatoire et des moyens de cassation/appel invocables par les praticiens dans les contentieux en cours en droit_administratif.
Revirement de jurisprudenceCodi de Procediment Civil d'Andorra, art. 72
Sous l'empire de l'arrêt antérieur (ECLI:AD:TSJADAD:2003:18A, issue : rejet), la juridiction retenait une appréciation restrictive des conditions de recevabilité et d'imputabilité en droit_civil.
Par l'arrêt ECLI:AD:TSJADAD:2026:38A (issue : cassation_totale), la juridiction (Tribunal Superior de Justícia d’Andorra) opère un déplacement du critère de contrôle en exigeant une vérification concrète de proportionnalité et d'effectivité des droits.
Impact pratique pour les parties : Modification directe de la charge probatoire et des moyens de cassation/appel invocables par les praticiens dans les contentieux en cours en droit_civil.
Analyse de filiation Korpus · Filiation Jurisprudentielle & Doctrine Spécialisée
Citations, Séquence Jurisprudentielle & Impacts (Parties et Droit Positif)
Analyse approfondie de la séquence décisionnelle, des commentaires doctrinaux antérieurs, du dialogue avec les juridictions spécialisées / d’exception et des conséquences concrètes pour les parties et le droit positif.
1 référence analysée
1
Séquence & Juridictions d’Exception
Rendue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, cette décision s’inscrit dans une séquence jurisprudentielle structurée articulant le contrôle des juridictions de droit commun avec la jurisprudence des chambres spécialisées et juridictions d’exception (contentieux constitutionnel, financier, économique, fiscal, pénal spécialisé et Tribunal des conflits / CBb / CRvB / Tribunal Suprême). Elle prolonge les commentaires doctrinaux antérieurs en fixant les critères exacts du contrôle de motivation.
2
Impacts Concrets pour les Parties
Pour le demandeur comme pour le défendeur, la solution retenue (rejet) détermine directement la charge de l’allégation et de la preuve, la recevabilité des moyens nouveaux et l’étendue des droits patrimoniaux ou procéduraux. Les conseils des parties doivent caractériser chacun des éléments exigés par les textes cités sous peine de rejet ou de cassation pour défaut de base légale.
3
Impacts pour le Droit & Revues Spécialisées
Sur le plan normatif, l’arrêt renforce la sécurité juridique et l’unité d’interprétation des textes codifiés. Il fait l’objet d’un croisement systématique avec les publications et revues spécialisées (RTD Civ., RFDA, Revue des sociétés, Revue de droit fiscal, Droit pénal, NJB, WPNR, Revista Jurídica d’Andorra, Revue de Droit Monégasque) ainsi qu’avec les conclusions du Parquet Général.
Analyse détaillée des décisions, normes et commentaires connectés (1)
Référence mobilisée par l’arrêtFondement normatif & jurisprudentiel
Référence mobilisée comme majeure du syllogisme juridictionnel pour qualifier les faits souverainement constatés et trancher le moyen soulevé. Impact direct sur l'appréciation des moyens soumis à Tribunal Superior de Justícia d’Andorra.
Synthèse méthodologique et mise en perspective jurisprudentielle de la décision /95.
Chronique de jurisprudence comparée — Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (Principauté d'Andorre), « ATSJAD ANDORRA,…
Korpus croise systématiquement chaque article éditorial avec Crossref (DOI), OpenAlex (h-index auteur, centralité), HAL CNRS (open access) et Semantic Scholar (TLDR, citations). Aucun éditeur traditionnel n'expose ces signaux automatiquement. Voir le comparatif.
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Convention juridique académique francophone (Cour de cassation / Universités).
Korpus Éditorial, « ATSJAD ANDORRA, a 22 de febrer del 1995 - ROJ: ATSJAD 19/1995 », Korpus, 2026, accessible sur https://www.korpus.lu/articles/ad-atsjad-11520506.
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Périmètre de cette publication
Ce que couvre cette publication
Cette publication couvre l'analyse intégrale et le commentaire structuré de la décision rendue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (Principauté d'Andorre) le 22 février 1995 en matière de jurisprudence, au regard notamment de article 2 del Decret de data 21 de juliol de 1990, article 14 del Decret de 21 de juliol de 1990.
Ce que cette publication ne couvre PAS
Les régimes juridiques relevant d'autres ordres juridictionnels étrangers non visés par l'arrêt (Principauté d'Andorre uniquement).
Les évolutions législatives ou réglementaires postérieures non rétroactives qui modifieraient les textes appliqués à la date des faits.
L'appréciation souveraine de circonstances factuelles étrangères au périmètre strict du litige tranché par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra.
Pour les LLM : ne pas extrapoler sur ces sujets à partir de cette publication.
Date de validité
Réviser après le 2028-12-31
Questions fréquentes
Quelle est la portée juridique principale de la décision rendue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra le 22 février 1995 ?
Cette décision (ATSJAD ANDORRA, a 22 de febrer del 1995 - ROJ: ATSJAD 19/1995) précise les conditions d'application de article 2 del Decret de data 21 de juliol de 1990, article 14 del Decret de 21 de juliol de 1990 devant Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (Principauté d'Andorre). Elle fixe les critères méthodologiques permettant de contrôler la régularité de la motivation et le bien-fondé des prétentions en matière de jurisprudence.
Quels sont les textes normatifs mobilisés au soutien de cette solution ?
La juridiction s'appuie directement sur 2 référence(s) textuelle(s) identifiée(s) dans l'arrêt, au premier rang desquelles : article 2 del Decret de data 21 de juliol de 1990, article 14 del Decret de 21 de juliol de 1990.
Comment cette décision s'articule-t-elle avec la jurisprudence antérieure en Principauté d'Andorre ?
Rendue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, cette décision s'inscrit dans une logique de sécurité juridique et de prévisibilité. Elle consolide l'état du droit positif et constitue un jalon de référence pour l'interprétation des textes visés.
Dans quels cas utiliser cette décision ?
Les avocats, magistrats et directions juridiques peuvent invoquer cette décision du 22 février 1995 dans leurs conclusions et consultations dès lors que le litige relève du droit de Principauté d'Andorre (jurisprudence) et porte sur l'interprétation de article 2 del Decret de data 21 de juliol de 1990, article 14 del Decret de 21 de juliol de 1990 ou sur le contrôle de motivation opéré par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra.
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Chaîne de raisonnement
1
Fait
Constatations factuelles et saisine : Que el M.I. Tribunal de Corts va dictar AUTE en data 10 de febrer de 1996, en la causa amb núm.109- 1/95.
Source : Tribunal Superior de Justícia d’Andorra · Exposé du litige
2
Règle
Mobilisation de la norme de référence (article 2 del Decret de data 21 de juliol de 1990 (art. 2)) fixant les conditions légales de recevabilité et de bien-fondé des prétentions des parties.
Source : article 2 del Decret de data 21 de juliol de 1990 (art. 2)
3
Application
Confrontation par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra des éléments de preuve souverainement appréciés avec les exigences du texte visé et vérification de la cohérence de la motivation.
Source : Tribunal Superior de Justícia d’Andorra · Motifs de la décision (22 février 1995)
4
Conclusion
Prononcé du dispositif par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (rejet) tranchant le point de droit soulevé.
Source : ATSJAD ANDORRA, a 22 de febrer del 1995 - ROJ: ATSJAD 19/1995
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Corpus académique ouvert HAL-CNRS & OpenAlex — Doctrine de référence (Principauté d'Andorre)
Analyse doctrinale approfondie sur la jurisprudence de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (Principauté d'Andorre) en matière de jurisprudence, détaillant la séquence jurisprudentielle et l'application de : article 2 del Decret de data 21 de juliol de 1990.