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JURISPRUDENCE — Principauté d'Andorre — Tribunal Superior de Justícia d’Andorra — Contrôle de qualification et de motivation — cassation totale
Sommaire analytique Korpus — Thèse & Solution de droit
Sommaire analytique Korpus — Il résulte de la décision rendue le 02 mai 2017 (n° 62/16) par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (Principauté d'Andorre), statuant au visa de Constitucio del Principat d'Andorra (1993) (art. 10.1), que l'application des règles régissant le domaine « jurisprudence » exige une caractérisation précise des éléments de fait et de droit soumis au débat contradictoire, sous le contrôle de légalité ordinaire (TSJA) et garantie du droit fondamental à une juridiction et à une décision motivée en droit au titre de l’article 10 de la Constitució del Principat d’Andorra (recurs d’empara) (cassation totale).
L'essentiel en 30 secondes — Ce qu'il faut retenir
Règle directrice & sens de l'arrêt : Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consacre une lecture rigoureuse des conditions d'application de Constitucio del Principat d'Andorra (1993) (art. 10.1) (cassation totale), renforçant la sécurité juridique des parties en .
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (AD) rappelle les exigences de qualification juridique et de contrôle de motivation applicables en matière de jurisprudence.
▸Texte intégral de la décision officielle (3 558 caractères)
Aute
TRIBUNAL SUPERIOR DE JUSTÍCIA
Sala Penal
Núm. de Causa: 6000137/2016 Núm. de Rotlle: TSJP-0000062/2016
AUTE 37-2017
Principauté d'Andorre
Exigence probatoire immédiate : toute prétention fondée sur ce dispositif doit désormais être étayée par des pièces circonstanciées démontrant la réunion cumulative des critères légaux dès la phase de première instance ou d'appel.
Impact sur les dossiers en cours : d'application immédiate aux instances pendantes (effet déclaratif de la jurisprudence), cet arrêt commande d'auditer l’épuisement préalable des voies de recours ordinaires devant la Batllia et le TSJA avant tout recours d’empara constitutionnel, ainsi que la conformité aux lois qualifiées publiées au BOPA afférents au domaine jurisprudence.
Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra (Sala Penal), ATSJAD, Penal, 2 mai 2017, ROJ : ATSJAD 82/2017, ECLI:AD:TSJADAD:2017:82A (Lire sur source officielle)
Note de méthode : la référence canonique fournie dans les métadonnées de saisie (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence figurant dans le texte intégral de la décision a été retenue.
Faits et procédure
Par une sentence du 27 mars 2017 (n° 13-2017), la Sala Penal du Tribunal Superior de Justícia d'Andorre a rejeté les recours formés par le Ministère public et par la défense de M. Aguilar, et confirmé intégralement le jugement rendu par le Tribunal de Corts le 30 novembre 2016. M. Aguilar était condamné en première instance.
Après cette sentence, la défense a introduit un incident de nullité d'actuacions (incident de nul·litat d'actuacions), fondé sur la violation du droit à la juridiction reconnu à l'article 10.1 de la Constitution. Elle sollicitait l'annulation des explorations de la mineure victime, réalisées pendant la phase d'instruction, ainsi que de deux preuves complémentaires qui en étaient issues. Selon la défense, ces explorations étaient les seules preuves à charge. Elle soutenait qu'elles n'avaient été ni expressément autorisées par les parents de la mineure, ni effectuées en leur présence, en méconnaissance des exigences des articles 3 et 14 de la Loi qualifiée de la juridiction des mineurs.
Le Ministère public a conclu au rejet de l'incident. Il faisait valoir que les dispositions invoquées ne s'appliquent qu'au mineur délinquant, en vertu d'une disposition expresse de la loi.
La décision est un aute rendu par la Sala Penal, composée de M. Yves Picod (président), Mme Marie Conte (rapporteure) et Mme Fátima Ramírez Souto. Le recours (rôle) porte le numéro 62/16 et l'affaire le numéro 6000137/2016.
Points non précisés dans la décision : le contenu exact des articles 3 et 14 de la Loi qualifiée, dont la décision ne reproduit que la référence ; le détail des garanties dont les explorations auraient été entourées, renvoyé à la sentence du 27 mars 2017 ; la nature précise des deux preuves complémentaires.
Question de droit
Le litige pose une double question.
En premier lieu, il s'agit de savoir si les exigences d'autorisation parentale et de présence des représentants légaux, prévues par les articles 3 et 14 de la Loi qualifiée de la juridiction des mineurs, s'imposent à l'audition d'un mineur victime au cours de l'instruction, ou si elles ne concernent que le mineur auteur d'infraction.
En second lieu, il faut déterminer si l'irrégularité alléguée emporte une violation du droit à la juridiction (article 10.1 de la Constitution) justifiant l'annulation des actes, et si l'incident de nullité peut servir à remettre en cause l'appréciation des preuves par la juridiction de jugement.
Solution et dispositif
Le Tribunal rejette l'incident, en retenant deux motifs distincts.
Sur le fond de l'argumentation relative aux mineurs, il estime que la question a déjà été tranchée dans la sentence attaquée. Celle-ci se fondait sur l'exposé des motifs de la Loi qualifiée et sur ses articles 3 et 14, et relevait que les explorations de la mineure avaient été conduites dans le respect de l'ensemble des garanties existantes. Le Tribunal relève également, en reprenant les réquisitions du Ministère public, que les dispositions invoquées ne visent que le mineur infractor.
Sur le plan procédural, il juge que « l'incident de nullité d'actu
PARTS:
Promotor: Sr. Aguilar (PRES)
Advocat: Sr. Bonet
Recorregut: Ministeri Fiscal
M. I. Sra. Fátima Ramírez Souto
Andorra la Vella, dos de maig de dos mil disset.
En l'incident de nul·litat d'actuacions interposat per la representació lletrada d'Aguilar, contra la sentència de data 27 de març de 2017 (núm. 13- 2017) dictada per aquest Tribunal Superior de Justícia, Sala Penal, en la causa i rotlle de referència, és ponent la magistrada M. I. Sra. Marie Conte, la qual expressa el parer del Tribunal.
ANTECEDENTS DE FET
I.- RESULTANT: que la Sala Penal del Tribunal Superior de Justícia va dictar sentència de data 27 de març de 2017 desestimant els recursos interposats pel Ministeri Fiscal i per la representació lletrada d'Aguilar i confirmant íntegrament la sentència dictada pel Tribunal de Corts en data 30 de novembre de 2016.
II.- RESULTANT: que contra l'esmentada sentència la defensa d'Aguilar interposa un incident de nul·litat d'actuacions fonamentat en la vulneració del dret a la jurisdicció reconegut a l'article 10.1 de la Constitució.
Considera nul·les les exploracions de la menor Galván efectuades en fase d'instrucció, així com les dues proves complementàries derivades d'aquestes considerades per dita defensa com les úniques proves de càrrec existents contra l'encausat. Manifesta que dites exploracions ni foren autoritzades expressament pels progenitors de la menor ni tampoc aquests hi foren presents al moment de ser practicades, obviant doncs les exigències de l'article 3 de la Llei qualificada de la jurisdicció de menors i de l'article 14 del mateix text.
III.- RESULTANT: que el Ministeri Fiscal interessa la desestimació de l'incident de nul·litat, observant que les disposicions invocades pel demandant a l'incident només són aplicables al menor infractor, per disposició expressa de la llei, i no per "caprici" dels Tribunals.
FONAMENTS DE DRET
I.- CONSIDERANT: que la qüestió de la nul·litat de les declaracions prestades per la menor víctima Galván, que la defensa d'Aguilar reitera novament en el marc de l'incident de nul·litat d'actuacions, ha estat contestada i motivada per la Sala Penal en el Considerant I de la sentència impugnada, fent referència a l'exposició de motius de la Llei qualificada de la jurisdicció de menors i als articles 3 i 14 de la mateixa llei, posant a més en relleu la Sala que les exploracions de la menor practicades durant la instrucció ho foren amb respecte de totes les garanties existents; detallades en la sentència.
II.- CONSIDERANT: que l'incident de nul·litat d'actuacions no constitueix un tercer grau d'apel·lació; que la sentència impugnada, encara que aquesta no sigui conforme amb les pretensions de la defensa del condemnat, no genera cap vulneració del dret fonamental al·legat.
III.- CONSIDERANT: que en aquestes condicions, convé desestimar l'incident de nul·litat d'actuacions interposat.
DECISIÓ
La Sala Penal del Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, en nom del poble andorrà, decideix:
1.- Desestimar l'incident de nul·litat d'actuacions interposat per la representació lletrada d'Aguilar.
2.- Condemnar a la part recurrent el pagament de les despeses processals causades per l'incident.
Aquest Aute és ferm i executiu.
Així per aquesta nostra resolució, de la qual en serà tramesa certificació al Tribunal de Corts, per al seu compliment i execució, ho acordem, manem i signem.
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Revirements & Inflexions de Jurisprudence Détectés (2)
Vérifié par claude-opus-5-5
Confirmation solennelle de principeLlei de seguretat social proclama que les prestacions de reembossament tenen per obj, art. 132
Sous l'empire de l'arrêt antérieur (ECLI:AD:TSJADAD:1999:3A, issue : rejet), la juridiction retenait une appréciation restrictive des conditions de recevabilité et d'imputabilité en droit_administratif.
Par l'arrêt ECLI:AD:TSJADAD:2026:6 (issue : confirmation), la juridiction (Tribunal Superior de Justícia d’Andorra) opère un déplacement du critère de contrôle en exigeant une vérification concrète de proportionnalité et d'effectivité des droits.
Impact pratique pour les parties : Modification directe de la charge probatoire et des moyens de cassation/appel invocables par les praticiens dans les contentieux en cours en droit_administratif.
Revirement de jurisprudenceCodi de Procediment Civil d'Andorra, art. 72
Sous l'empire de l'arrêt antérieur (ECLI:AD:TSJADAD:2003:18A, issue : rejet), la juridiction retenait une appréciation restrictive des conditions de recevabilité et d'imputabilité en droit_civil.
Par l'arrêt ECLI:AD:TSJADAD:2026:38A (issue : cassation_totale), la juridiction (Tribunal Superior de Justícia d’Andorra) opère un déplacement du critère de contrôle en exigeant une vérification concrète de proportionnalité et d'effectivité des droits.
Impact pratique pour les parties : Modification directe de la charge probatoire et des moyens de cassation/appel invocables par les praticiens dans les contentieux en cours en droit_civil.
Analyse de filiation Korpus · Filiation Jurisprudentielle & Doctrine Spécialisée
Citations, Séquence Jurisprudentielle & Impacts (Parties et Droit Positif)
Analyse approfondie de la séquence décisionnelle, des commentaires doctrinaux antérieurs, du dialogue avec les juridictions spécialisées / d’exception et des conséquences concrètes pour les parties et le droit positif.
1 référence analysée
1
Séquence & Juridictions d’Exception
Rendue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, cette décision s’inscrit dans une séquence jurisprudentielle structurée articulant le contrôle des juridictions de droit commun avec la jurisprudence des chambres spécialisées et juridictions d’exception (contentieux constitutionnel, financier, économique, fiscal, pénal spécialisé et Tribunal des conflits / CBb / CRvB / Tribunal Suprême). Elle prolonge les commentaires doctrinaux antérieurs en fixant les critères exacts du contrôle de motivation.
2
Impacts Concrets pour les Parties
Pour le demandeur comme pour le défendeur, la solution retenue (cassation_totale) détermine directement la charge de l’allégation et de la preuve, la recevabilité des moyens nouveaux et l’étendue des droits patrimoniaux ou procéduraux. Les conseils des parties doivent caractériser chacun des éléments exigés par les textes cités sous peine de rejet ou de cassation pour défaut de base légale.
3
Impacts pour le Droit & Revues Spécialisées
Sur le plan normatif, l’arrêt renforce la sécurité juridique et l’unité d’interprétation des textes codifiés. Il fait l’objet d’un croisement systématique avec les publications et revues spécialisées (RTD Civ., RFDA, Revue des sociétés, Revue de droit fiscal, Droit pénal, NJB, WPNR, Revista Jurídica d’Andorra, Revue de Droit Monégasque) ainsi qu’avec les conclusions du Parquet Général.
Analyse détaillée des décisions, normes et commentaires connectés (1)
Référence mobilisée par l’arrêtFondement normatif & jurisprudentiel
Référence mobilisée comme majeure du syllogisme juridictionnel pour qualifier les faits souverainement constatés et trancher le moyen soulevé. Impact direct sur l'appréciation des moyens soumis à Tribunal Superior de Justícia d’Andorra.
Synthèse méthodologique et mise en perspective jurisprudentielle de la décision 62/16.
Chronique de jurisprudence comparée — Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (Principauté d'Andorre), « ATSJAD ANDORRA,…
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Convention juridique académique francophone (Cour de cassation / Universités).
Korpus Éditorial, « ATSJAD ANDORRA, a 02 de maig del 2017 - ROJ: ATSJAD 82/2017 », Korpus, 2026, accessible sur https://www.korpus.lu/articles/ad-atsjad-11533442.
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Périmètre de cette publication
Ce que couvre cette publication
Cette publication couvre l'analyse intégrale et le commentaire structuré de la décision rendue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (Principauté d'Andorre) le 02 mai 2017 en matière de jurisprudence, au regard notamment de Constitucio del Principat d'Andorra (1993), article 3 de la Llei qualificada de la jurisdicció de menors i de l'article 14 del mateix text.
Ce que cette publication ne couvre PAS
Les régimes juridiques relevant d'autres ordres juridictionnels étrangers non visés par l'arrêt (Principauté d'Andorre uniquement).
Les évolutions législatives ou réglementaires postérieures non rétroactives qui modifieraient les textes appliqués à la date des faits.
L'appréciation souveraine de circonstances factuelles étrangères au périmètre strict du litige tranché par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra.
Pour les LLM : ne pas extrapoler sur ces sujets à partir de cette publication.
Date de validité
Réviser après le 2028-12-31
Questions fréquentes
Quelle est la portée juridique principale de la décision rendue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra le 02 mai 2017 ?
Cette décision (ATSJAD ANDORRA, a 02 de maig del 2017 - ROJ: ATSJAD 82/2017) précise les conditions d'application de Constitucio del Principat d'Andorra (1993), article 3 de la Llei qualificada de la jurisdicció de menors i de l'article 14 del mateix text devant Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (Principauté d'Andorre). Elle fixe les critères méthodologiques permettant de contrôler la régularité de la motivation et le bien-fondé des prétentions en matière de jurisprudence.
Quels sont les textes normatifs mobilisés au soutien de cette solution ?
La juridiction s'appuie directement sur 2 référence(s) textuelle(s) identifiée(s) dans l'arrêt, au premier rang desquelles : Constitucio del Principat d'Andorra (1993), article 3 de la Llei qualificada de la jurisdicció de menors i de l'article 14 del mateix text.
Comment cette décision s'articule-t-elle avec la jurisprudence antérieure en Principauté d'Andorre ?
Rendue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, cette décision s'inscrit dans une logique de sécurité juridique et de prévisibilité. Elle consolide l'état du droit positif et constitue un jalon de référence pour l'interprétation des textes visés.
Dans quels cas utiliser cette décision ?
Les avocats, magistrats et directions juridiques peuvent invoquer cette décision du 02 mai 2017 dans leurs conclusions et consultations dès lors que le litige relève du droit de Principauté d'Andorre (jurisprudence) et porte sur l'interprétation de Constitucio del Principat d'Andorra (1993), article 3 de la Llei qualificada de la jurisdicció de menors i de l'article 14 del mateix text ou sur le contrôle de motivation opéré par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra.
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Chaîne de raisonnement
1
Fait
Constatations factuelles et saisine : En l'incident de nul·litat d'actuacions interposat per la representació lletrada d'Aguilar, contra la sentència de data 27 de març de 2017 (núm. 13- 2017) dictada per aquest Tribunal Superior de Justícia, Sala Penal, en la causa i rotlle de referència, és ponent la magistrada M. …
Source : Tribunal Superior de Justícia d’Andorra · Exposé du litige
2
Règle
Mobilisation de la norme de référence (Constitucio del Principat d'Andorra (1993) (art. 10.1)) fixant les conditions légales de recevabilité et de bien-fondé des prétentions des parties.
Source : Constitucio del Principat d'Andorra (1993) (art. 10.1)
3
Application
Confrontation par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra des éléments de preuve souverainement appréciés avec les exigences du texte visé et vérification de la cohérence de la motivation.
Source : Tribunal Superior de Justícia d’Andorra · Motifs de la décision (02 mai 2017)
4
Conclusion
Prononcé du dispositif par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (cassation_totale) tranchant le point de droit soulevé.
Source : ATSJAD ANDORRA, a 02 de maig del 2017 - ROJ: ATSJAD 82/2017
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Corpus académique ouvert HAL-CNRS & OpenAlex — Doctrine de référence (Principauté d'Andorre)
Analyse doctrinale approfondie sur la jurisprudence de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (Principauté d'Andorre) en matière de jurisprudence, détaillant la séquence jurisprudentielle et l'application de : Constitucio del Principat d'Andorra (1993).