JURISPRUDENCE — Principauté d'Andorre — Tribunal Superior de Justícia d’Andorra — Contrôle de qualification et de motivation — confirmation
Sommaire analytique Korpus — Il résulte de la décision rendue le 27 mars 2023 (n° A086/22) par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (Principauté d'Andorre), statuant au visa de Vistos els articles 72 i 185 del Codi de Procediment Civil d'Andorra i l'article 10 de la Constitució d'Andorra, que l'application des règles régissant le domaine « jurisprudence » exige une caractérisation précise des éléments de fait et de droit soumis au débat contradictoire, sous le contrôle de légalité ordinaire (TSJA) et garantie du droit fondamental à une juridiction et à une décision motivée en droit au titre de l’article 10 de la Constitució del Principat d’Andorra (recurs d’empara) (confirmation).
L'essentiel en 30 secondes — Ce qu'il faut retenir
- Règle directrice & sens de l'arrêt : Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consacre une lecture rigoureuse des conditions d'application de Vistos els articles 72 i 185 del Codi de Procediment Civil d'Andorra i l'article 10 de la Constitució d'Andorra (confirmation), renforçant la sécurité juridique des parties en Principauté d'Andorre.
- Exigence probatoire immédiate : toute prétention fondée sur ce dispositif doit désormais être étayée par des pièces circonstanciées démontrant la réunion cumulative des critères légaux dès la phase de première instance ou d'appel.
- Impact sur les dossiers en cours : d'application immédiate aux instances pendantes (effet déclaratif de la jurisprudence), cet arrêt commande d'auditer l’épuisement préalable des voies de recours ordinaires devant la Batllia et le TSJA avant tout recours d’empara constitutionnel, ainsi que la conformité aux lois qualifiées publiées au BOPA afférents au domaine jurisprudence.
I. Faits, cadre procédural et anatomie des moyens
A. Origine du litige et prétentions des parties
ATSJAD Andorre, Sala Penal, 27 mars 2023 (ROJ : ATSJAD 119/2023 ; ECLI:AD:TSJADAD:2023:119A)
Décision commentée : ATSJAD, Penal, 27 mars 2023 (ROJ : ATSJAD 119/2023 – ECLI:AD:TSJADAD:2023:119A) (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Par une ordonnance pénale du 4 septembre 2021, M. Seco a été déclaré auteur responsable d'un délit mineur de possession de cocaïne pour sa consommation personnelle et d'une contravention pénale de possession de haschich pour sa consommation personnelle. Il a été condamné à deux mois d'arrêt nocturne conditionnel pour le délit, assortis d'une obligation de suivre un traitement auprès de l'UCA (unité de soins compétente en matière d'addictions) pendant deux ans ou jusqu'à la sortie médicale, ainsi qu'à un mois d'arrêt nocturne conditionnel pour la contravention. Des amendes de 500 et 250 euros ont été prononcées, ainsi que les dépens. La décision est devenue définitive le jour même, les parties n'ayant pas formé opposition.
Une seconde ordonnance pénale du 25 septembre 2021, relative à des faits commis trois semaines plus tard, a condamné l'intéressé à une autre peine privative de liberté (son quantum n'est pas précisé dans la décision).
Saisi par le Ministère public d'une requête du 29 novembre 2021, le Batlle instructeur a rendu, le 21 juillet 2022, un aute (ordonnance d'exécution) révoquant partiellement le sursis. La peine a été fixée à un mois d'arrêt nocturne ferme, à exécuter au centre pénitentiaire, dans une unité séparée, pendant dix heures consécutives. Le Batlle a refusé de substituer à la révocation partielle le suivi ou l'évaluation d'un traitement auprès de l'UCA.
L'avocate de M. Seco a interjeté appel. Elle demandait une révocation « très partielle », limitée à une semaine d'arrêt nocturne, à exécuter les week-ends, au motif que les nouvelles condamnations ne se rattachaient pas au trafic de stupéfiants, que l'intéressé n'avait plus consommé depuis novembre 2021, qu'il témoignait de repentir et qu'il avait changé de mode de vie (travail, reprise d'études, maladie grave de sa mère). Le Ministère public a conclu à la confirmation, estimant la révocation partielle suffisamment modérée.
La Sala Penal du Tribunal supérieur de justice d'Andorre (TSJA), composée des magistrats Marie Conte (rapporteur) et Jaume Tor Porta, sous la présidence de M. Narváez, a rejeté l'appel.
Question de droit
La question posée était de savoir si la révocation partielle du sursis d'une peine d'arrêt nocturne, réduite à un mois d'arrêt nocturne ferme, était proportionnée lorsque le condamné avait été de nouveau condamné pour des faits postérieurs au prononcé initial et n'avait pas justifié de l'exécution de l'obligation de suivi thérapeutique.
La décision ne le formule pas exp
Dans l'espèce soumise à l'appréciation de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, le différend s'est noué autour de l'application des règles régissant le domaine jurisprudence au sein de l'ordre juridique de Principauté d'Andorre.
« En el recurs d'apel·lació interposat contra l'aute de data 21 de juliol de 2022 dictat pel Batlle Instructor en la causa de referència, seguida per un delicte menor de possessió de droga tòxica cocaïna per al propi consum, i d'una contravenció penal de possessió de producte estupefaent haixix per al propi consum. Els components del Tribunal Superior de Justícia expressats al marge s'han constituït per a la vista i decisió, és ponent la Sra. Marie Conte. »
B. Déroulement de l'instance et structure des moyens soulevés
Saisie suivant les formes et délais prescrits par le droit processuel applicable devant les juridictions de Principauté d'Andorre, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra devait vérifier la régularité des moyens articulés ainsi que la qualification juridique exacte des faits constatés. La décision inscrite sous la référence ATSJAD ANDORRA, a 27 de març del 2023 - ROJ: ATSJAD 119/2023 confronte la thèse soutenue par le demandeur au recours aux constatations opérées par les juges du fond.
II. Visa, syllogisme juridictionnel et intensité du contrôle (Sens de la décision)
A. Le problème de droit et les textes de référence mobilisés
La question déterminante posée à Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consistait à déterminer dans quelle mesure les constatations opérées au fond et l'interprétation des textes invoqués justifiaient la solution retenue (confirmation), au regard des exigences d'équilibre probatoire et de légalité matérielle. L'analyse juridique s'articule autour des dispositions suivantes :
- Vistos els articles 72 i 185 del Codi de Procediment Civil d'Andorra i l'article 10 de la Constitució d'Andorra (art. 72)
B. Articulation du syllogisme et qualification de la nature du contrôle
Pour trancher le litige, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra procède à une confrontation rigoureuse entre la majeure normative et la mineure factuelle :
« I.- RESULTANT: que per Ordenança Penal de data 04 de setembre de 2021 es condemna a Seco com autor responsable d'un delicte menor de possessió de droga tòxica cocaïna per al propi consum, a la pena de 2 mesos d'arrest nocturn condicional, qualificat a avaluació o a seguir tractament prop de l'UCA per un període de 2 anys o fins l'alta mèdica, amb un període de suspensió de la condemna de 2 anys i multa de 500 euros i d'una contravenció penal de possessió de producte estupefaent haixix per al propi consum, a la pena d'1 mes d'arrest nocturn condicional, amb un termini de sus… »
Sur le plan de la technique juridictionnelle propre à Principauté d'Andorre, la Cour met en œuvre un contrôle de légalité ordinaire (TSJA) et garantie du droit fondamental à une juridiction et à une décision motivée en droit au titre de l’article 10 de la Constitució del Principat d’Andorra (recurs d’empara), refusant toute motivation par voie d'affirmation générale qui priverait la décision de base légale vérifiable.
III. Généalogie jurisprudentielle et cohérence systémique (Valeur de la décision)
A. Dispositif et positionnement dans la lignée jurisprudentielle
Au terme de sa démonstration, la juridiction prononce son dispositif dans les termes suivants :
« Així, per aquesta nostra resolució, definitivament jutjant, ho manem i signem. »
Sur le plan généalogique, cet arrêt s'inscrit dans une dynamique de consolidation et de précision méthodologique de la jurisprudence de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra en Principauté d'Andorre. Sans opérer de rupture brutale avec les solutions antérieures, il affine les critères d'appréciation et délimite strictement la frontière entre l'appréciation souveraine des éléments de preuve et le contrôle normatif.
IV. Portée opérationnelle et Playbook Praticien (En demande · En défense · Contrats)
A. Stratégie contentieuse : écritures en demande et en défense
- En demande (structuration du moyen) : articuler les conclusions en démontrant point par point chacun des critères exigés au visa de Vistos els articles 72 i 185 del Codi de Procediment Civil d'Andorra i l'article 10 de la Constitució d'Andorra ; produire les pièces matérielles datées et éviter toute allégation générale non corroborée ;
- En défense (neutralisation et distinguishing) : opposer l'absence de caractérisation cumulative des conditions légales ou opérer une distinction factuelle (distinguishing) en démontrant que les circonstances de l'espèce diffèrent du cadre tranché le 27 mars 2023 par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra ;
- Ingénierie contractuelle et audit d'actes : mettre à jour l’épuisement préalable des voies de recours ordinaires devant la Batllia et le TSJA avant tout recours d’empara constitutionnel, ainsi que la conformité aux lois qualifiées publiées au BOPA (clauses de définition, répartition de la charge probatoire, notifications formelles) soumis au droit de Principauté d'Andorre.
B. Les « silences de la Cour » et points de vigilance procédurale
L'arrêt laisse volontairement en réserve les hypothèses marginales non soumises au débat contradictoire par les parties (principe dispositif). Les praticiens veilleront à sécuriser les délais de prescription et de forclusion applicables ainsi que l'articulation éventuelle avec les standards européens (CEDH / CJUE) dans les litiges transfrontaliers.