CIVIL CIVIL GENERAL · CIVIL DROIT DE LA FAMILLE DISSOLUTION DE LA COMMUNAUTE ET SEPARATION DE CORPS · COUR-APPEL-CIVILE — Principauté de Monaco — Cour d'appel de la Principauté de Monaco — Contrôle de qualification et de motivation — cassation partielle
Sommaire analytique Korpus — Il résulte de la décision rendue le 13 juillet 1990 par Cour d'appel de la Principauté de Monaco (Principauté de Monaco), statuant au visa de article 197 du Code civil et l, que l'application des règles régissant le domaine « civil civil general · civil droit de la famille dissolution de la communaute et separation de corps · cour-appel-civile » exige une caractérisation précise des éléments de fait et de droit soumis au débat contradictoire, sous le contrôle de révision en droit (ou d’appréciation de conformité constitutionnelle au Titre III de la Constitution du 17 décembre 1962) propre aux juridictions souveraines de la Principauté (cassation partielle).
L'essentiel en 30 secondes — Ce qu'il faut retenir
- Règle directrice & sens de l'arrêt : Cour d'appel de la Principauté de Monaco consacre une lecture rigoureuse des conditions d'application de article 197 du Code civil et l (cassation partielle), renforçant la sécurité juridique des parties en Principauté de Monaco.
- Exigence probatoire immédiate : toute prétention fondée sur ce dispositif doit désormais être étayée par des pièces circonstanciées démontrant la réunion cumulative des critères légaux dès la phase de première instance ou d'appel.
- Impact sur les dossiers en cours : d'application immédiate aux instances pendantes (effet déclaratif de la jurisprudence), cet arrêt commande d'auditer les écritures devant le Tribunal de première instance, la Cour d’appel et la Cour de révision, ainsi que les statuts de SAM/SCI et actes régis par le droit international privé monégasque (Loi n° 1.448) afférents au domaine civil civil general · civil droit de la famille dissolution de la communaute et separation de corps · cour-appel-civile.
I. Faits, cadre proc??dural et contexte du litige
A. Origine du litige et pr??tentions des parties
Cour d'Appel de Monaco, 13 juillet 1990, n° 25615
Décision commentée : Cour d'Appel de Monaco, 13 juillet 1990, n° 25615 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Les époux M. et I. se sont mariés à Monaco le 12 décembre 1981, sous contrat de mariage. Aucun enfant n'est issu de l'union.
Par exploit du 12 janvier 1989, M. a assigné son épouse en divorce. Par jugement du 13 juillet 1989, le Tribunal de Première Instance de Monaco a estimé que les griefs formulés ne répondaient pas aux exigences de l'article 197 du Code civil. Il a débouté le demandeur, condamné l'époux à verser à son épouse 1 500 F par mois au titre de la contribution aux charges du ménage, et donné acte à I. qu'elle ne contestait pas la propriété du chien « Sultan » et ne s'opposait pas à sa restitution à M.
M. a relevé appel. Devant la Cour, il reprend ses griefs, appuyés sur des pièces non produites en première instance, notamment de nouvelles attestations émanant d'amis et de relations de la famille. Il reproche à son épouse :
- de fomenter des scènes violentes et de tenir des propos injurieux en public ;
- de négliger systématiquement ses devoirs de ménagère ;
Par cette d??cision rendue par Cour d'Appel de Monaco (MC) sous la r??f??rence Cour d'appel, 13 juillet 1990, M. c/ I., la juridiction statue sur l'application des r??gles de droit positif gouvernant le litige soumis ?? son contr??le. Les ??l??ments factuels constat??s au fond s'inscrivent dans le contexte suivant :\n\n> ?? Divorce Preuve - Attestations admissibles - Bien propre = chien - Restitution Preuve Attestations - Production dans un instance en divorce Des attestations non contrebalancées par des éléments de preuve contraires, relatant des scènes violentes, répétées et des injures graves, provoquées et proférées par l'un des époux à l'égard de l'autre, sont de nature à prouver des manquements graves aux devoirs et obligations découlant du mariage et rendant intolérable la poursuite de la vie commune. Le chien dont il est justifié qu'il ait été acquis en pr??? ??
B. D??roulement de l'instance et r??gularit?? de la saisine
Saisie conform??ment aux r??gles de comp??tence et de proc??dure applicables dans l'ordre juridictionnel (MC), Cour d'Appel de Monaco devait v??rifier la recevabilit?? des pr??tentions ainsi que la pertinence des moyens de fait et de droit articul??s par les parties.\n\n## II. Probl??me de droit et fondements textuels mobilis??s
A. La question juridique centrale soumise au juge
La question d??terminante pos??e ?? Cour d'Appel de Monaco consistait ?? appr??cier si les constatations op??r??es et l'interpr??tation des textes vis??s justifiaient la solution retenue au regard des principes de l??galit??, de proportionnalit?? et de s??curit?? juridique.\n\n### B. Corpus normatif et textes de r??f??rence
- Dispositions l??gislatives et r??glementaires applicables en MC au litige ;\n- Principes directeurs du proc??s ??quitable, de la charge de la preuve et de l'obligation de motivation juridictionnelle.\n\n## III. Solution retenue et architecture de la motivation
A. L'articulation du syllogisme juridictionnel
Pour trancher le diff??rend, Cour d'Appel de Monaco proc??de ?? une confrontation m??thodique entre la norme applicable et les pi??ces vers??es aux d??bats :\n\n> ?? r le jugement entrepris ; de prononcer le divorce aux torts exclusifs de l'épouse avec toutes conséquences de droit ; de débouter I. de ses demandes fins et conclusions, et notamment de celle tendant à la condamnation de son époux à lui payer une contribution aux charges du ménage ; de lui allouer pour le surplus le bénéfice intégral de son exploit introductif d'instance et de ses conclusions du 1er juin 1989 ; La Dame I., pour sa part, conteste l'ensemble des allégations de son époux, ne formule pas de demande reconventionnelle en divorce et soutient essentiellement : que??? ??
B. Dispositif et sens de la d??cision
Au terme de son examen, la juridiction arr??te son dispositif dans les termes suivants :\n\n> ?? « Sultan » à M. ; Ordonne la liquidation du régime matrimonial ayant existé entre les époux ; Commet Maître Crovetto, notaire pour y procéder et désigne Monsieur Borloz, conseiller, pour suivre les opérations et faire rapport en cas de difficulté ; Déboute les parties de toutes leurs autres demandes, fins et conclusions ; MM. Huertas, prem. prés. ; Carrasco, proc. gén. ; Mes Léandri et Clérissi, av. déf. ; Bertolotto, av. barr. de Nice. Cet arrêt infirme un jugement du 13 juillet 1989, en toutes ses dispositions. ??
IV. Port??e normative, s??curit?? juridique et rep??res pratiques
A. Apport ?? la coh??rence jurisprudentielle
Cette d??cision consolide la jurisprudence de Cour d'Appel de Monaco et offre un rep??re m??thodologique pr??cis pour l'interpr??tation des normes mobilis??es en MC.\n\n### B. Recommandations op??rationnelles pour les praticiens
- Qualification rigoureuse : v??rifier la r??union cumulative des conditions l??gales exig??es par la juridiction ;\n- Consolidation probatoire : documenter chaque all??gation factuelle par des pi??ces probantes soumises au d??bat contradictoire ;\n- R??f??rence jurisprudentielle : citer cet arr??t (Cour d'appel, 13 juillet 1990, M. c/ I.) au soutien des ??critures dans tout contentieux pr??sentant une identit?? de question de droit.