Décision commentée : OTBAT 1222/2024, Batllia d'Andorre-la-Vieille, ordonnance pénale du 25 juillet 2024 (ECLI:AD:TBATAD:2024:1222) (Lire sur source officielle)
La référence canonique fournie étant incomplète (« Juridiction andorrane, — »), la référence ROJ et ECLI figurant dans le texte de la décision est retenue.
OTBAT 1222/2024 (Batllia, ordonnance pénale, 25 juillet 2024)
Décision commentée : OTBAT 1222/2024 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Une personne de nationalité française, non résidente au Principat d'Andorre, est arrêtée lors d'un contrôle de sécurité à l'entrée d'un festival, sur le parking du Cubil. Lors de la fouille, les agents découvrent dans la poche de son pantalon deux petites bourses, dont l'une contient une poudre blanchâtre. Le test au réactif IDENTA se révèle positif à la cocaïne, pour un poids brut de 1,2 gramme.
La consultation du registre des antécédents pénaux ne révèle aucune condamnation antérieure. Le juge de garde a procédé à une consultation préalable du ministère public et de l'avocat de garde, conformément à l'article 164 du Code de procédure pénale.
La décision est rendue sous la forme d'une ordenança penal (ordonnance pénale), par la batlle Stéphanie Garcia Garcia, en fonctions de garde. Le texte ne précise ni la date exacte de l'interpellation au-delà de « la veille », ni le mode de saisine formelle de la juridiction (non précisé dans la décision).
Question de droit
La décision ne formule pas expressément de question de droit. Elle soulève néanmoins implicitement trois points :
- La qualification pénale des faits. Une détention de substance stupéfiante, en quantité modeste, destinée au consommateur est-elle constitutive du délit mineur de possession de drogue toxique pour consommation personnelle, prévu à l'article 284.1 du Code pénal ?
- Le régime de la sanction. Quelles mesures, parmi les peines d'arrêt domiciliaire conditionnel, d'amende, de frais de procédure et de publicité, peuvent être prononcées dans le cadre de la procédure simplifiée de l'ordonnance pénale ?
- Le sort des objets saisis. Les éléments saisis (test et substance) doivent-ils être détruits, en application des articles 70 du Code pénal et 177 du Code de procédure pénale ?
Le juge retient l'existence d'une responsabilité pénale suffisante de Puig « en qualité d'auteur », en l'absence de circonstances modificatives de la responsabilité pénale. Les considérants ne développent pas davantage l'analyse de l'élément intentionnel ni de la notion de « consommation personnelle ». Ils se bornent à relever que les constatations matérielles et le résultat des diligences suffisent à établir l'infraction.
Solution et dispositif
Le dispositif, reproduit ci-dessous dans la traduction fidèle du catalan, se compose de cinq dispositions principales, auxquelles s'ajoutent les mentions relatives au caractère exécutoire :
« Primer. Deixar sense efecte la detenció governativa practicada en la persona de Puig. » (Premièrement. Mettre fin à la détention gouvernementale pratiquée à l'encontre de Puig.)