Cour d'Appel de Monaco, 27 juin 2017, n° 16145
Décision commentée : Cour d'Appel de Monaco, 27 juin 2017, n° 16145 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Les époux KW.-GL. ont fait l'objet d'un jugement de séparation de corps rendu par le Tribunal de première instance le 18 mars 2004, aux torts exclusifs du mari. Ce jugement fixait la résidence des enfants au domicile de la mère, organisait le droit de visite et d'hébergement du père et condamnait ce dernier à verser mensuellement 2 000 euros de pension alimentaire à l'épouse, ainsi que 3 000 euros au titre de la part contributive à l'éducation et à l'entretien des deux enfants mineurs. Ces sommes étaient indexées sur l'indice mensuel des prix à la consommation des ménages urbains (série France entière) publié par l'INSEE.
Par jugement du 3 décembre 2009, le Tribunal a converti la séparation de corps en divorce. Selon les constatations de la Cour, les parties avaient formé, par assignation du 12 novembre 2009 et par conclusions du 26 novembre 2009, des demandes tendant au maintien des mesures accessoires de la séparation dans le cadre du divorce. Le jugement de conversion relève qu'aucune demande n'était formulée au titre des conséquences du divorce, sans se prononcer sur ces prétentions. Aucun recours n'a été exercé contre cette décision.
Estimant détenir une créance de pension alimentaire et de contribution pour les enfants pour la période de janvier 2011 à octobre 2015, l'épouse a fait signifier, le 13 octobre 2015, un commandement de payer de 75 988,94 euros, puis, le 3 novembre 2015, une saisie-attribution entre les mains de la société A pour 76 523,94 euros. L'ex-époux a assigné en mainlevée, invoquant l'absence de créance, et réclamé 5 000 euros de dommages et intérêts. L'épouse a conclu au rejet et sollicité la validation de la saisie ainsi que 15 000 euros de dommages et intérêts.
Par jugement du 1er décembre 2016, le Tribunal a prononcé la nullité du commandement et de la saisie, déclaré irrecevable et infondée la demande d'indexation, et condamné l'épouse à 5 000 euros de dommages et intérêts pour procéd