Cour d'Appel de Monaco, 29 septembre 2017, n° 16334
Décision commentée : Cour d'Appel de Monaco, 29 septembre 2017, n° 16334 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
La société A, société de droit italien appartenant au groupe B, spécialisé dans la production de tubes et raccords, a livré des produits à la SAM B Monaco, filiale monégasque du même groupe, pour un montant total de 30 437,94 euros au cours des années 2010 à 2012. Par ordonnance du 24 octobre 2014, le Président du Tribunal de Première Instance a autorisé une saisie-arrêt à concurrence de 31 000 euros entre les mains de la banque E, à Monaco. La société A a ensuite assigné la SAM B Monaco en paiement et en validation de la saisie.
Par jugement du 16 juin 2016, le tribunal a rejeté les demandes de jonction et de sursis à statuer formées par la SAM B Monaco, débouté la société A de l'ensemble de ses demandes principales et en dommages-intérêts, débouté la SAM B Monaco de ses demandes reconventionnelles, et ordonné la compensation des dépens. La société A a interjeté appel.
Le litige s'inscrit dans un contexte plus large. La société B France, autre filiale du groupe, est engagée dans un contentieux avec la SAM B Monaco devant le Tribunal de commerce puis la Cour d'appel de Dijon, relatif à la rupture d'un protocole de distribution exclusive du 1er janvier 2006. Les trois filiales italiennes (A, C et D) ont été attraites à Monaco par la SAM B Monaco, qui sollicitait leur condamnation solidaire au titre d'une rupture brutale des relations commerciales. La maison mère italienne n'était pas partie à l'instance.
La Cour d'appel de Monaco était saisie de trois questions : la jonction des instances, le sursis à statuer dans l'attente de la décision de la cour dijonnaise