Cour d'Appel de Monaco, 04 novembre 2019, n° 18543
Décision commentée : Cour d'Appel de Monaco, 04 novembre 2019, n° 18543 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Le dimanche 2 juin 2019, vers 16 heures 10, un conducteur circulant sur le boulevard Rainier III à Monaco est interpellé par les fonctionnaires de la Sûreté publique. Il est signalé pour avoir opposé un refus d'obtempérer à un policier en service Place d'Armes. Les policiers constatent qu'il présente « tous les signes extérieurs de l'ivresse ». Une analyse destinée à déterminer son imprégnation éthylique révèle un taux de 1,46 mg/l.
Les actes d'enquête comprennent l'audition de trois fonctionnaires de police, les résultats d'alcoolémie, l'exploitation des caméras de vidéo-surveillance et l'audition du prévenu sous le régime de la garde à vue. Le prévenu, qui déclare ne pas se souvenir de son trajet, reconnaît les faits pour l'essentiel. Les casiers judiciaires monégasque et français ne mentionnent aucune condamnation antérieure.
Par jugement contradictoire du 3 juin 2019, le Tribunal correctionnel déclare le prévenu coupable de conduite sous l'empire d'un état alcoolique, au sens de la prévention retenue (taux égal ou supérieur à 0,40 mg/l, en vertu des articles 26 et 391-13-2° du Code pénal), et de refus d'obtempérer (articles 10, alinéa 2, et 207 du Code de la route). Il le condamne à quinze jours d'emprisonnement pour le premier délit et à 750 euros d'amende pour le second.
Le prévenu interjette appel le 17 juin 2019. Le ministère public fait appel incident le 18 juin 2019. En appel, le Procureur général requiert des peines d'emprisonnement avec sursis, au regard de l'absence d'antécédents judiciaires. Le prévenu sollicite en outre que sa condamnation ne figure pas à son casier judiciaire.
Question de droit
La Cour d'appel de Monaco est saisie de trois questions.
La première est celle de la preuve des infractions. Il s'agit de savo