Tribunal Correctionnel de Monaco, 09 juillet 2013, n° 11367
Décision commentée : Tribunal Correctionnel de Monaco, 09 juillet 2013, n° 11367 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Le litige naît d'un studio situé 57 rue Grimaldi à Monaco, acquis le 16 août 1995 par la société civile immobilière monégasque ANGIM. Le prix a été réglé au moyen de chèques émanant de p. DI., de sociétés belges (ECS SPRL et SPRL COMPTA) qu'il dirigeait en fait, et, pour l'un d'entre eux, de e. WI. Le tribunal relève que p. DI. y figurait comme gérant de fait, e. WI. apparaissant comme prête-nom.
La procédure monégasque débute par une plainte avec constitution de partie civile déposée le 4 mai 2007 par e. WI. (pour la société LOGIS INVEST), du chef de tentative d'escroquerie, tentative d'abus de confiance et faux et usage de faux. Une commission rogatoire en Belgique révèle ensuite l'existence de poursuites visant p. DI., dont les faits lui sont imputés. Le Procureur général prend, le 23 octobre 2009, des réquisitions supplétives du chef de blanchiment du produit d'une infraction. Par ordonnance du 10 mai 2011, le magistrat instructeur prononce un non-lieu partiel et renvoie les deux prévenus devant le tribunal correctionnel pour blanchiment, la prévention visant des faits commis « courant 2007, 2008 et 2009 » ainsi que, pour e. WI., la mention « sciemment acquis ».
En Belgique, le tribunal de première instance de Marche-en-Famenne rend, le 7 décembre 2011, un jugement déclarant p. DI. coupable de nombreuses infractions et e. WI. coupable de trois chefs. La cour d'appel de Liège, le 2 mai 2013, confirme la peine de p. DI., mais réforme la confiscation du studio et ordonne la mainlevée de la saisie immobilière conservatoire. p. DI. se pourvoit en cassation à la même date. L'issue du pourvoi n'est pas précisée dans la décision monégasque (non précisé dans la décision).
Devant le