Il est établi que, lors d'une soirée entre amis, la victime, âgée de 13 ans et demi, s'est endormie sur un lit après avoir consommé de l'alcool et du cannabis. À son réveil, elle a constaté que la braguette de son pantalon était ouverte et qu'étaient inscrits sur son pubis, au marqueur indélébile noir, les termes « Rase-toi ». L'absence de consentement de la victime résulte de son état d'inconscience dû à la consommation d'alcool et de stupéfiants. Le prévenu, âgé de 15 ans, ayant reconnu les faits, sa culpabilité sera retenue du chef d'attentat à la pudeur sans violence sur mineure de moins de seize ans, étant précisé que, pour avoir accès à la zone de l'inscription, il a déboutonné le pantalon de la jeune fille, ce qui suffit à caractériser un acte indécent et, par la même, un attentat à la pudeur au sens du Code pénal, et aurait constitué une agression sexuelle s'il avait été commis avec violence. Quant à ses deux coprévenus, respectivement âgés de 13 ans et 14 ans, présents dans la chambre au moment des faits, il leur est justement reproché l'infraction de non-dénonciation de crime ou de délit pour s'être abstenus volontairement d'empêcher l'infraction d'attentat à la pudeur commise. Le premier, âgé de 13 ans, est resté passif face à ces faits de nature criminelle qui se sont produits chez lui alors qu'il est établi qu'il aurait pu appeler à l'aide s'il avait été exposé à un danger du fait de son intervention. Quant au second, âgé de 14 ans, non seulement il n'est pas intervenu, mais il a tenté d'inciter l'auteur de l'attentat à la pudeur à commettre un acte pénétration, et donc un viol, sur la jeune fille. TRIBUNAL CORRECTIONNEL PG 2011/002540 JT 2011/000019 AUDIENCE DU 22 OCTOBRE 2013
En la cause du MINISTÈRE PUBLIC ; Contre les nommés : 1- M M, né le 8 février 1995 à Côme (Italie), de G. et de B. M., de nationalité philippine, actuellement en recherche d'emploi, demeurant 1X à Beausoleil (06240) France ; Accusé d' : ATTENTAT À LA PUDEUR SANS VIOLENCE SUR MINEURE DE MOINS DE SEIZE ANS ACCOMPLIS Présent aux débats, assisté de Maître Charles LECUYER, avocat-stagiaire près la Cour d'appel, commis d'office, et plaidant par ledit avocat-stagiaire ; 2- M C, né le 16 août 1995 à Monaco (98) Monaco, de C. et de N.M, de nationalité française, lycéen, demeurant 2X à Monaco (98000) Monaco ; Prévenu de : NON DÉNONCIATION DE CRIME Présent aux débats, assisté de Maître Sarah FILIPPI, avocat près la Cour d'appel, commis d'office, et plaidant par ledit avocat ; 3- A C, né le 22 octobre 1996 à Nice (06) France, de E et de S Catherine, de nationalité française, lycéen, demeurant 3X à Monaco (98000) Monaco ; Prévenu de : NON DÉNONCIATION DE CRIME Présent aux débats, assisté de Maître Sarah FILIPPI, avocat près la Cour d'appel, et plaidant par ledit avocat ; En présence de : Mademoiselle M N, née le 10 décembre 1996 à Monaco (98) Monaco, de Y. et de C.T. , de nationalité monégasque, lycéenne, demeurant 4X à Monaco (98000) Monaco, ès-qualité de victime, non constituée partie civile et dont les représentants légaux sont Monsieur et Madame Y L ; Madame Caroline TR épouse L, née le 12 juin 1973 à Paris (14eme) (75) France, de Jean-Claude et de TE Nicole, de nationalité monégasque, statut adulte handicapé, demeurant X» X à Monaco (98000) Monaco, ès-qualités de représentante légale de sa fille, mineure, M N, non constituée partie civile ; Madame Ma-S N divorcée NA, née le 20 juillet 1956 à Grand Port (Maurice), de André et de OR Marie, de nationalité mauricienne, agent de propreté, demeurant 5X à Monaco (98000) Monaco, citée ès-qualités de civilement responsable de son fils, mineur au moment des faits, M C ; Monsieur C C, né le 2 mars 1964 à Port Louis (Maurice), de nationalité française, homme toutes mains, demeurant 6X à Monaco (98000) Monaco, père du mineur au moment des faits M C ; Madame C S divorcée CU, née le 2 septembre 1957 à Nice (06) France, de Sauveur et de D'A Jeanne, de nationalité française, femme de chambre, demeurant 7X«, 8X à Beausoleil (06240) France, mère du mineur A C ; En l'absence de : Monsieur Y L, né le 3 janvier 1967 à Monaco (98) Monaco, de Jacques et de PI Germaine, de nationalité monégasque, gérant de buvette, demeurant X» X à Monaco (98000) Monaco, ès-qualités de représentant légal de sa fille, mineure, M N ; Monsieur G MA, employé, demeurant X à Beausoleil (06240) France et de Marilyn B épouse MA, née le 4 Janvier 1958 à Juban (Philippines), de Joan et de AH Nina, de nationalité philippine, employée, demeurant X à Beausoleil (06240) France, cités ès-qualités de civilement responsables de leur fils, mineur au moment des faits, M M ; Monsieur E CU, né le 29 décembre 1966 à Menton (06) France, de Germain et de A M Severina, de nationalité française, carabinier, demeurant X à Monaco (98000) Monaco, cité ès-qualités de civilement responsable de son fils, mineur, A C ; LE TRIBUNAL, Jugeant en matière criminelle à l'encontre de M M et correctionnellement à l'encontre de M C et de A C, après débats tenus à huis clos à l'audience du 4 octobre 2013.