Cessation des paiements Liquidation de biens communs - Commerce Le syndic est fondé à demander l'extension de la liquidation de biens prononcée à l'égard d'un deuxième débiteur, dès lors qu'il s'avère que celui-ci exploitait également le fonds de commerce en commun avec le premier. LE TRIBUNAL, Attendu qu'en exécution d'un jugement du tribunal rendu le 19 juin 1986 par application de l'article 214 du Code de procédure civile, R. O., syndic de la liquidation des biens de C. C. a, par l'exploit susvisé, réassigné cette débitrice qui avait antérieurement fait défaut sur une première assignation datée du 12 juin 1986, à l'effet que soit, à son contradictoire et à celui de L. D., déclarée commune à ce dernier - qui avait précédemment comparu sur une assignation tendant à cette même fin, jointe par le jugement susvisé à l'instance dirigée contre C. C. - la liquidation des biens précitée ; Que le présent jugement ne sera en conséquence susceptible d'opposition de la part d'aucune des parties, par application de l'article 219 du Code de procédure civile, nonobstant le défaut de comparution persistant de C. C. sur la réassignation opérée comme il vient d'être dit, et la circonstance que L. D., ayant à nouveau comparu, n'ait pas, en dernier lieu, mis son avocat-défenseur, qui a indiqué se trouver à cet égard dépourvu de pièces et moyens, en mesure de conclure en défense à la demande ; Attendu qu'au soutien de celle-ci, le syndic susnommé a fait valoir que C. C., dont la cessation des paiements a été provisoirement fixée au 20 décembre 1985 par le jugement, rendu le 24 avril 1986, ayant prononcé la liquidation des biens de cette débitrice, avait exercé en fait une activité commerciale à Monaco, sous l'enseigne « L. P. O. », dans un local situé dans l'immeuble . ; qu'à l'occasion de cette activité L. D. avait disposé de la signature bancaire sur le compte de gestion correspondant, dont C. C. était titulaire, signant alors divers chèques libellés au nom de « L. P. O. » ; que, dans le cadre d'une exploitation commerciale de fait pratiquée de concert avec C. C. sous cette dénomination, il était connu des fournisseurs comme étant le propriétaire du fonds ainsi désigné, lesquels fournisseurs lui adressaient nommément leurs factures, certains d'entre eux ayant même produit au passif de C. C. pour des obligations contractées par L. D., que ce dernier avait par ailleurs accepté une lettre de change tirée sur « L. P. O. » ; et qu'en définitive C. C. et L. D. apparaissaient avoir tous deux exploité ensemble un commerce sous cette enseigne ;
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