Tribunal de Première Instance de Monaco, 11 novembre 1999, n° 26752
Décision commentée : Tribunal de Première Instance de Monaco, 11 novembre 1999, n° 26752 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Le syndicat principal des copropriétaires de l'immeuble Park Palace et plusieurs copropriétaires de divers lots ont fait assigner, le 15 mai 1998, les sociétés Legadel SA et Thinet Côte d'Azur, ainsi que J. N., la société Socotec et d'autres parties. Ils sollicitaient la garantie d'un vice caché affectant les gardes-corps des toitures-terrasses de l'ensemble immobilier, la condamnation solidaire au coût intégral des travaux (2 806 034,10 francs) et 1 000 000 francs de dommages-intérêts, avec exécution provisoire.
J. N. étant décédé le 13 juillet 1998, l'instance a été interrompue à son égard, puis reprise contre ses héritiers par une seconde assignation du 16 novembre 1998 (rôle n° 235). La première procédure était enregistrée sous le rôle n° 938.
Par conclusions du 17 mars 1999, la société Legadel a formé une exception dilatoire d'appel en garantie, en se fondant sur les articles 167 et 168 du Code de procédure civile, et a demandé l'autorisation d'appeler en intervention forcée et en garantie plusieurs parties, dont Thinet Côte d'Azur, Socotec, la société Coteba Management, les héritiers de J. N., N. Le M. et l'UAP. Par conclusions du 1er juillet 1999, la société Thinet Côte d'Azur a formé à titre subsidiaire une exception similaire, visant notamment la société Legadel elle-même.
Les demandeurs ont exprimé leur opposition à la demande de Thinet, faute, selon eux, de tout fondement juridique, sans contester la demande de Legadel. Une partie des héritiers de J. N. s'est opposée aux demandes en garantie sans développer de motifs par écrit.
Le tribunal a joint les deux procédures et a statué sur les seules exceptions d'appel en garantie, par un jugement avant dire droit.
Question de droit
La question posée était celle des conditions d'admission d'une exception