Il ne fait pas de doute que les travaux de démolition du cloisonnement ainsi que la dépose de l'ensemble des chapes y compris des revêtements de sol existants ont provoqué des nuisances sonores et des vibrations (causes de la chute de lustres), sans doute rendues plus sensibles dans un bâtiment ancien (à supposer que celui-ci soit de plus mal insonorisé). Il n'est cependant pas établi que ces nuisances aient dépassé les limites légales, ni que par leur intensité elles soient constitutives d'un trouble anormal de voisinage, dépassant les nuisances habituelles que génèrent des travaux de rénovation d'un appartement dans un immeuble déjà habité.
En l'absence de preuve de nuisances sonores illégales et dépassant les limites qui doivent être supportées dans le cadre d'un chantier, il ne peut pas être soutenu que l'architecte dans la conduite et la surveillance du chantier et que l'entreprise B ont commis une faute à l'origine de bruits insupportables pour les voisins.
TRIBUNAL DE PREMIÈRE INSTANCE
JUGEMENT DU 8 MAI 2014
I - En la cause n° 2012/000022 (assignation du 12 juillet 2011) de :
Mme m. L. veuve A., née à Macra (Cuneo - Italie), le 26 mars 1923, retraitée, de nationalité italienne, demeurant et domiciliée X à Monaco, agissant tant à titre personnel qu'en sa qualité de seule héritière de feu Monsieur g. AI., né le 15 avril 1915, retraité, décédé le 23 avril 2009, ayant demeuré X à Monaco, assistée de M. e. F., agissant ès-qualités de curateur,
DEMANDERESSE, ayant élu domicile en l'étude de Maître Frank MICHEL, avocat-défenseur près la Cour d'appel de Monaco et plaidant par ledit avocat-défenseur,
d'une part ;
Contre :
1 - Mme m-l. B., demeurant et domiciliée X à Monaco ;
DÉFENDERESSE, ayant élu domicile en l'étude de Maître Didier ESCAUT, avocat-défenseur près la Cour d'appel de Monaco et plaidant par ledit avocat-défenseur,
2 - M. m. M., entrepreneur de bâtiment, exerçant à l'enseigne B au X - X ;
DÉFENDEUR, ayant élu domicile en l'étude de Maître Sophie LAVAGNA, avocat-défenseur près la Cour d'appel de Monaco et plaidant par Maître Aline COPELOVICI, avocat au barreau de Marseille, substituant la SCP Q, avocats en ce même barreau,
3 - M. g. V., architecte, demeurant X à Monaco ;
DÉFENDEUR, ayant élu domicile en l'étude de Maître Patrice LORENZI, avocat-défenseur près la Cour d'appel de Monaco et plaidant par Maître Firas RABHI, avocat au barreau de Nice, substituant Maître Françoise ASSUS-JUTTNER, avocat en ce même barreau,
4 - La SAM O, dont le siège social est X1 à Monaco, prise en la personne de son Administrateur délégué en exercice, demeurant en cette qualité audit siège ;
DÉFENDERESSE, ayant élu domicile en l'étude de Maître Christophe SOSSO, avocat-défenseur près la Cour d'appel de Monaco et plaidant par Maître Thierry TROIN, avocat au barreau de Nice, substituant Maître Jean-Claude BENSA, avocat en ce même barreau,
d'autre part ;
II - En la cause n° 2013/000027 (assignation du 12 juillet 2012) de :
Mme m-l. BO. D'A., demeurant X à Monaco ;
DEMANDERESSE, ayant élu domicile en l'étude de Maître Didier ESCAUT, avocat-défenseur près la Cour d'appel de Monaco et plaidant par ledit avocat-défenseur,
d'une part ;
Contre :
1 - M. g. V., architecte DPLG - Ingénieur ESTP, demeurant X et exerçant en son cabinet sis à Monaco, X ;
DÉFENDEUR, ayant élu domicile en l'étude de Maître Patrice LORENZI, avocat-défenseur près la Cour d'appel de Monaco et plaidant par Maître Firas RABHI, avocat au barreau de Nice, substituant Maître Françoise ASSUS-JUTTNER, avocat en ce même barreau,
2 - M. m. M., ayant exercé sous l'enseigne B, demeurant X à Monaco et en tant que de besoin la SARL B, immatriculée au RCI de Monaco sous le n° X, dont le siège social est sis à Monaco, X, prise en la personne de son gérant, M. m. M., demeurant en cette qualité audit siège ;
DÉFENDEUR, ayant élu domicile en l'étude de Maître Sophie LAVAGNA, avocat-défenseur près la Cour d'appel de Monaco et plaidant par Maître Aline COPELOVICI, avocat au barreau de Marseille, substituant la SCP Q, avocats en ce même barreau,
3 - La SCS U, ès-qualités de syndic de la copropriété le X, immatriculée au RCI de Monaco sous le n° X2, dont le siège social est sis à Monaco - X3, pris en la personne de son commandité gérant en exercice, demeurant en cette qualité audit siège ;
DÉFENDERESSE, ayant élu domicile en l'étude de Maître Joëlle PASTOR-BENSA, avocat-défenseur près la Cour d'appel de Monaco et plaidant par ledit avocat-défenseur,
Le syndicat des copropriétaires X, sis à Monaco X4, agissant poursuites et diligences de son syndic le Cabinet de gestion la SCS U, dont le siège social est à Monaco, X5, pris en la personne de son gérant commandité en exercice, demeurant en cette qualité audit siège ;
PARTIE INTERVENANTE VOLONTAIRE, ayant élu domicile en l'étude de Maître Joëlle PASTOR-BENSA, avocat-défenseur près la Cour d'appel de Monaco et plaidant par ledit avocat-défenseur,
En présence de :
Mme m. L. veuve A., prise tant à titre personnel qu'en sa qualité d'héritière de feu M. g. AI., demeurant à Monaco - X4 ;
ayant élu domicile en l'étude de Maître Frank MICHEL, avocat-défenseur près la Cour d'appel de Monaco et plaidant par ledit avocat-défenseur,
La SAM O, immatriculée au RCI de Monaco sous le n° x, dont le siège social est X6 à Monaco, prise en la personne de son représentant légal en exercice, demeurant en cette qualité audit siège ;
ayant élu domicile en l'étude de Maître Christophe SOSSO, avocat-défenseur près la Cour d'appel de Monaco et plaidant par Maître Thierry TROIN, avocat au barreau de Nice, substituant Maître Jean-Claude BENSA, avocat en ce même barreau,
d'autre part ;
III - En la cause n° 2013/000053 (assignation du 12 septembre 2012) de :
M. m. M., exerçant sous l'enseigne commerciale B, dont le siège est à Monaco, Le X, X ;
DEMANDEUR, ayant élu domicile en l'étude de Maître Sophie LAVAGNA, avocat-défenseur près la Cour d'appel de Monaco et plaidant par Maître Aline COPELOVICI, avocat au barreau de Marseille, substituant la SCP Q, avocats en ce même barreau,
d'une part ;
Contre :
La SAM Q, immatriculée au RCI de Monaco sous le n° X, dont le siège social est X6, prise en la personne de son représentant légal en exercice, demeurant en cette qualité audit siège ;
DÉFENDERESSE, ayant élu domicile en l'étude de Maître Christophe SOSSO, avocat-défenseur près la Cour d'appel de Monaco et plaidant par Maître Thierry TROIN, avocat au barreau de Nice, substituant Maître Jean-Claude BENSA, avocat en ce même barreau,
d'autre part ;
LE TRIBUNAL,