Juridiction monégasque (tribunal-travail), 16 novembre 2000, n° 6842
Décision commentée : Juridiction monégasque (tribunal-travail), 16 novembre 2000, n° 6842 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
C. B. a été engagée le 13 décembre 1995 par la SAM Éditions du Rocher en qualité d'employée qualifiée, 3e échelon. Elle a été licenciée par lettre recommandée du 26 janvier 1999, pour le motif « Suppression du poste que vous occupez ».
Contestant cette rupture, la salariée a saisi le Tribunal du travail après un procès-verbal de non-conciliation du 8 novembre 1999. Elle réclamait trois sommes : 37 875,00 francs au titre d'heures supplémentaires accomplies de septembre 1997 à mars 1999, 3 400,00 francs d'indemnité de congédiement et 204 000,00 francs de dommages et intérêts. Elle soutenait que le motif économique était inexact, que le poste n'avait pas été supprimé, et que l'employeur n'avait pas entrepris d'effort suffisant de formation.
L'employeur concluait au débouté. Il invoquait, d'une part, l'absence d'accord écrit de l'administrateur de la société à l'exécution d'heures supplémentaires, exigé selon lui par une correspondance du 11 août 1997. Il soutenait, d'autre part, que le licenciement procédait de la nécessité de remplacer un poste d'employée qualifiée par un poste de comptable, la salariée s'étant révélée incapable d'acquérir les connaissances requises malgré la formation dispensée. Il formait enfin une demande reconventionnelle en remboursement de 10 302,00 francs, correspondant à un trop-perçu, et une demande de 5 000,00 francs de dommages et intérêts pour procédure abusive.
L'affaire, après cinq renvois contradictoires, a été débattue le 19 octobre 2000 et mise en délibéré au 16 novembre 2000.
Question de droit
La décision soulève trois questions distinctes.
La première porte sur la rémunération des heures supplémentaires : le tribunal devait déterminer si l'absence d'accord écrit préalable, opposée par l'employeur