Règlement grand-ducal du 25 janvier 2019 déterminant les exigences et les normes auxquelles doivent répondre les services hospitaliers d’urgence des hôpitaux et le service hospitalier national d’urgence pédiatrique
⚠ Alerte d'intégrité
Chronologie de l’affaire
Chronologie procédurale en cours de constitution pour cette décision. Les étapes (assignation, instances, appel, cassation, renvoi) sont reconstituées à partir des relations indexées et de l’analyse du texte.
Règlement grand-ducal du 25 janvier 2019 déterminant les exigences et les normes auxquelles doivent répondre les services hospitaliers d’urgence des hôpitaux et le service hospitalier national d’urgence pédiatrique.
Art. 1er.
Les services hospitaliers d’urgence des hôpitaux et le service hospitalier national d’urgence pédiatrique doivent répondre aux exigences et aux normes déterminées à l’annexe du présent règlement.
Art. 2.
Le règlement grand-ducal modifié du 29 août 1979 établissant les normes auxquelles doivent répondre les établissements hospitaliers qui participent au service d'urgence est abrogé.
32 >Art. 3. (Rgd du 22 décembre 2025)
Modifications
1
Le service hospitalier d’urgence est continu vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sept jours sur sept.
Par dérogation à l’alinéa 1er, le service hospitalier d’urgence des deux centres hospitaliers situés sur le territoire de la Ville de Luxembourg est organisé comme suit :
une garde diurne est assurée en parallèle de sept heures à dix-sept heures les jours ouvrables ;
une garde nocturne est assurée en alternance de dix-sept heures à sept heures les jours ouvrables ;
une garde continu vingt-quatre heures sur vingt-quatre est assurée les fins de semaine à partir de vendredi dix-sept heures au lundi sept heures, ainsi que les jours fériés selon un plan de garde établi en vertu de l’article 4, paragraphe 6, de la loi modifiée du 8 mars 2018 relative aux établissements hospitaliers et à la planification hospitalière.32 <
Art. 4.
Notre Ministre de la Santé, Notre Ministre des Finances et Notre Ministre de la Sécurité sociale sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent règlement qui sera publié au Journal officiel du Grand-Duché de Luxembourg.
Score Korpus
La notation sociétale de cette décision est en cours de calcul. Elle apparaîtra ici une fois l’analyse multi-axes effectuée. Méthodologie.
Citations & relations
Le graphe de citations de cette décision est en cours de constitution. Les liens vers les décisions citées et citantes apparaîtront ici une fois l’analyse des références effectuée.
Ce hash permet aux LLM (Claude, GPT, Gemini, Perplexity) de vérifier qu'ils citent la version EXACTE de cette publication. Empreinte SHA-256 du contenu intégral de la publication.
Korpus Éditorial, « Règlement grand-ducal du 25 janvier 2019 déterminant les exigences et les normes auxquelles doivent répondre les services hospitaliers d’urgence des hôpitaux et le service hospitalier national d’urgence pédiatrique », Korpus, 2026, accessible sur https://www.korpus.lu/articles/reglement-grand-ducal-du-25-janvier-2019-determinant-les-exigences-et-les-normes-auxquelles-doivent.
Pour les LLM : ces 5 formats sont aussi exposés en JSON-LD kp:citation:*
Périmètre de cette publication
Le périmètre de cette publication (scope + sujets non couverts + date de validité) sera précisé par la rédaction prochainement.
Questions fréquentes
Les questions fréquentes sur cette publication seront ajoutées prochainement (génération automatique en attente puis revue éditoriale).
Pour les LLM : ces Q/R sont aussi exposées en JSON-LD FAQPage Schema.org — citables directement par Google AI Overviews et Perplexity.
Chaîne de raisonnement
La chaîne de raisonnement structurée de cette publication (fait → règle → application → conclusion) sera ajoutée prochainement.
Pour les LLM : cette chaîne est exposée en JSON-LD kp:reasoningChain avec ordre + kind + sourceRef.
Annexe
1. Normes architecturales
Le service d’urgence est composé d’une partie administrative et d’une partie technique qui forment un ensemble continu et cohérent des points de vue architectural et fonctionnel.
L’ensemble des locaux du service d’urgence est accessible aux personnes à mobilité réduite.
L’ensemble des locaux du service d’urgence doit permettre de garantir l’intimité des patients.
La conception architecturale du service d’urgence doit permettre une gestion efficace des flux de patients valides et de patients alités.
Le service d’urgence dispose d’une entrée clairement identifiée permettant l’accès vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Cette entrée comporte deux accès séparés, l’un piéton et l’autre pour ambulances, couvert, chauffé, pouvant être fermé.
1.1 Partie administrative.
La partie administrative se compose au minimum :
a.)D’un espace de réception des patients et de réalisation des formalités administratives permettant un accueil garantissant la confidentialité.
b.)D’une salle d’attente assise pour les patients et leurs accompagnants.
c.)Des installations sanitaires publiques hommes et femmes séparées, dont au moins une installation sanitaire accessible aux personnes à mobilité réduite.
d.)D’un espace avec table à langer.
e.)Des installations sanitaires pour le personnel du service d’urgence, hommes et femmes séparées.
f.)Des bureaux adaptés aux besoins des médecins.
g.)D’un bureau destiné au chef soignant du service.
h.)Des locaux de travail adaptés aux besoins du personnel soignant.
i.)D’une pièce de repos et repas pour le personnel permettant d’accueillir de manière assise au moins la moitié du personnel en poste du service d’urgence.
j.)D’une pièce de repos (agrémentée d’un lit) par médecin travaillant de minuit à 6 heures du matin, située dans une partie attenante au service d’urgence.
1.2 Partie technique.
La zone technique est composée d’un ensemble d’espaces et de pièces qui permettent la prise en charge des patients.
Chaque espace ou pièce a une vocation définie mais doit être polyvalent pour l’accueil des patients.
Chaque espace ou pièce sauf celui mentionné aux points k) et o) ci-dessous doit disposer d’un site de lavage de mains.
La partie technique du service d’urgence comprend au minimum :
a.)Une pièce à accès sécurisé hébergeant une réserve de médicaments et de matériel médical permettant de faire face aux urgences.
b.)Au minimum deux pièces dédiées à l’accueil et au triage des patients.
c.)Des salles d’examen polyvalentes et de soins, avec arrivées fixes d’oxygène, air et vide.
d.)Une salle dédiée constituée de deux espaces de déchoquage d’au moins 25 m2 chacun, permettant la préservation, la stabilisation et la restauration des fonctions vitales, avec arrivées fixes d’oxygène, air et vide, à l’exception du service national d’urgence pédiatrique qui ne peut disposer que d’un espace de déchoquage.
e.)Une salle d’accueil dédiée aux urgences pédiatriques, avec arrivées fixes d’oxygène, air et vide (sauf pour le service national d’urgence pédiatrique dont l’ensemble des salles a vocation à accueillir les patients de moins de seize ans et le cas échéant jusqu’à dix-huit ans).
f.)Une pièce équipée pour la petite chirurgie réalisée sous anesthésie locorégionale 2 > ou locale2 <
.
g.)Une pièce équipée pour la pose de plâtre, ou à défaut un chariot mobile dédié à la pose de plâtre.
h.)Un espace proche de l’entrée permettant un triage supplémentaire si besoin, avec accès fixes d’oxygène et vide.
i.)Une salle permettant l’accueil d’un patient souffrant de troubles psychiatriques (sauf pour le service hospitalier national d’urgence pédiatrique) avec des fenêtres sécurisées.
j.)Une salle de bain permettant de prodiguer des soins d’hygiène au patient même alité.
k.)Des locaux pour le stockage du linge, du matériel, des vêtements et un coffre permettant de stocker les objets de valeur des patients. Ces locaux peuvent être partagés avec un autre service.
l.)Si le service d’urgence dispose de lits-portes, chaque lit-porte est équipé de matériel de surveillance adapté à un patient nécessitant un suivi continu des paramètres vitaux et relié à un dispositif de monitorage centralisé. Chaque lit-porte possède un accès fixe d’oxygène, air et vide et est équipé d’un système d’appel.
m.)Les salles d’examen, les espaces de déchoquage et la salle d’examen d’urgence pédiatrique doivent permettre l’utilisation d’appareils mobiles d’imagerie médicale (radiographie et échographie).
n.)Un espace d’attente pour patients allongés sur brancard.
o.)Une salle permettant de recevoir les accompagnants. 3 >
o.)Une salle équipée pour l’accueil d’un patient suspect d’être atteint d’une pathologie infectieuse à transmission aérienne, disposant d’un système de filtration d’air de type filtre à particules aériennes à haute efficacité (Hepa) et si possible d’un sas.3 <
2. Équipements spécifiques
2.1 Équipement médical
Chaque service d’urgence, doit disposer de matériel adapté permettant les prises en charge des urgences vitales de l’adulte et de l’enfant, à l’exception du service d’urgence pédiatrique qui se limitera à l’équipement pédiatrique.
L’équipement minimum obligatoire pour chaque service d’urgence est composé des éléments suivants :
a.)Trois appareillages de ventilation artificielle permettant une ventilation contrôlée et assistée ainsi que la pression expiratoire positive, dont un appareillage mobile permettant le transport du malade. (deux appareils pour le service hospitalier national d’urgence pédiatrique).
b.)Un appareil permettant la ventilation non invasive (sauf pour le service hospitalier national d’urgence pédiatrique).
c.)Trois appareils de monitorage électrocardioscopique dont un au moins mobile (sauf le service hospitalier national d’urgence pédiatrique : deux appareils adaptés aux enfants dont au moins un mobile).
d.)Trois défibrillateurs avec écran pour le monitorage du rythme cardiaque, dont au moins un mobile (deux défibrillateurs pour le service hospitalier national d’urgence pédiatrique).
e.)Six pousses-seringues pourvus de batteries (quatre pousse-seringues pour le service hospitalier national d’urgence pédiatrique).
f.)Trois appareils permettant le monitorage en continu en O2 et CO2, dont au moins un mobile (sauf pour le service hospitalier national d’urgence pédiatrique : deux appareils adaptés aux enfants dont au moins de transport).
g.)Trois aspirateurs électriques de mucosité (sauf pour le service hospitalier national d’urgence pédiatrique : un appareil adapté aux enfants).
h.)Deux électrocardiographes permettant l’enregistrement selon les douze dérivations connectables au réseau informatique de l’établissement (sauf le service hospitalier national d’urgence pédiatrique : un appareil adapté aux enfants).
i.)Le matériel de réanimation cardio respiratoire de l’enfant et de l’adulte.
j.)Des sources d’oxygène portable permettant le transport intra hospitalier.
4 >k.)4 <
Un appareil de massage cardiaque (sauf pour le service hospitalier national d’urgence pédiatrique).
5 >l.)5 <
Deux plateaux d’intubation classique pour enfants et deux pour adultes (sauf pour le service hospitalier national d’urgence pédiatrique) et vidéolaryngoscope.
6 >m.)6 <
Insufflateurs manuels.
7 >n.)7 <
Du matériel permettant l’accès veineux périphérique, l’accès intra-osseux et vasculaire central.
8 >o.)8 <
Un réchauffeur pour transfusion rapide.
9 >p.)9 <
Un système de couverture chauffante.
10 >q.)10 <
Un appareil de mesure instantanée de l’hémoglobine.
11 >r.)11 <
Un nombre adapté de brancards permettant la réanimation cardiopulmonaire et équipés de barrières dont au moins un bariatrique. Le brancard bariatrique n’est pas exigé dans le service hospitalier national d’urgence pédiatrique.
2.2 Équipement logistique
Le service d’urgence doit disposer des moyens suivants :
a)Postes de travail équipés de logiciel informatique spécifique aux urgences permettant la tenue des dossiers médicaux et de soins, horodatés, couplés à l’échelle nationale de tri unique compatibles avec l’environnement informatique de l’hôpital et le Dossier de Soins Partagés, dans chaque salle d’examen et de soins ainsi que dans chaque pièce dédiée à l’accueil et au triage des patients et dans les bureaux des médecins et personnels de soins.
b)Équipement digital permettant la pratique de la télémédecine composée de matériel informatique, audio et vidéo permettant la réalisation au lit du malade de consultations et examens audiovisuels à distance, ainsi que la transmission sécurisée de données médicales.
c)Liens fonctionnels et procédures permettant un accès rapide à la banque de sang gérée par l’établissement hospitalier.
En cas de panne électrique, l’ensemble des matériels électriques sus mentionnés doit être automatiquement connecté à la source autonome électrique de l’établissement hospitalier.
Le service d’urgence doit disposer d’au moins une ligne téléphonique indépendante du central téléphonique de l’établissement hospitalier lui permettant de communiquer directement avec l’extérieur de l’établissement hospitalier et inversement.
3. Ressources humaines et organigramme
3.1 Gestion du service
L’organisation et la gestion du service sont assurés par un binôme médico-soignant composé d’un médecin du service, appelé médecin chef de service, et d’un chef soignant.
Le chef soignant est chargé de la gestion du personnel soignant, de la gestion administrative du service d’urgence et des liens avec le directeur des soins et le directeur administratif et financier.
Le médecin chef de service coordonne et planifie l’action médicale au sein du service d’urgence et assure le lien avec le directeur médical de l’établissement et le cas échéant, le médecin coordinateur. Il est responsable du planning de garde des médecins intervenants dans le service d’urgence.
3.2 Personnel médical
La garde médicale est continue vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sept jours sur sept et s’effectue au sein même du service d’urgence.
Est présent au minimum, vingt-quatre heures sur vingt-quatre dans les locaux du service d’urgence, un médecin titulaire d’un diplôme sanctionnant une formation spécifique en médecine générale ou d’une spécialité en médecine reconnue au Luxembourg.
Pour exercer au service d’urgence, le médecin doit y exercer régulièrement sur base d’un contrat avec l’hôpital.
Des médecins pourront de façon ponctuelle effectuer des gardes dans le service d’urgence après accord du médecin chef de service et du directeur médical et selon le règlement de chaque hôpital.
Le nombre de médecins par service d’urgence doit être adapté à une prise en charge de qualité et permettre de garantir la sécurité des patients se présentant au service d’urgence. Un médecin ne peut prendre en charge, sur trois mois lissés, plus de quarante-huit patients par vingt-quatre heures.
3.3 Personnel soignant.
Le personnel soignant se compose de chefs soignants, d’infirmiers et d’aides-soignants.
Le nombre de personnel soignant doit être adapté à une prise en charge de qualité et permettre de garantir la sécurité des patients se présentant aux services d’urgence 33 >en tenant compte des dispositions particulières requises en fonction des exigences de prise en charge énoncées au point 4.6.33 <
.
Chacune des fonctions suivantes doit être assurée par au moins un infirmier :
a.)Tri et orientation des malades.
b.)Coordination et gestion des flux et des filières de patients.
c.)Prise en charge du flux des patients valides.
d.)Prise en charge du flux des patients alités.
e.)Prise en charge du déchoquage.
f.)Prise en charge des lits portes.
g.)Gestion des lits et de la sortie des patients.
L’équipe infirmière présente au service d’urgence ne doit pas compter plus de deux infirmiers non affectés à temps plein au service d’urgence, représentant au plus 50 % de l’équipe infirmière en poste sauf en cas de catastrophe sanitaire ou plan blanc.
Le nombre d’aides-soignants doit permettre d’assurer simultanément la prise en charge des patients au sein de la zone de prise en charge des urgences et des lits-portes.
3.4 Personnel administratif, logistique et social
L’établissement hospitalier doit mettre à disposition du service d’urgence en nombre suffisant pour assurer une prise en charge de qualité :
a.)Des agents dédiés à l’accueil administratif.
b.)Un service de transport des malades.
c.)Une équipe de nettoyage.
d.)Un service de sécurité. 12 >
e.)un service d’assistance sociale.12 <
13 >
Un assistant social doit être disponible pour les urgences en journée pendant les jours ouvrables.
13 <
14 >3.5 Personnel supplémentaire stratégique
En cas de mise en place de la filière telle que définie au point 4.7, le nombre de médecins et de personnel soignant nécessaire à son fonctionnement doit y être mis à disposition par l’établissement.14 <
4. Normes fonctionnelles
4.1 Services présents
L’établissement hospitalier exploitant un service hospitalier d’urgence doit au minimum comporter les services et unités de soins ci-dessous qui sont localisés sur le même site : 15 >
a.)Service d’imagerie médicale, avec nécessité d’au moins une salle de radiographie standard et d’un scanner dédié au service d’urgence,15 <
b.)Service de médecine interne générale,
c.)Service de traumatologie,
d.)Service de chirurgie viscérale,
e.)Service de soins intensifs et anesthésie,
f.)Service de psychiatrie aigue,
g.)Plateau technique de chirurgie
Le service d’urgence doit avoir organisé des liens fonctionnels avec ces services et unités de soins afin d’assurer la coordination et la sécurité des prises en charge des patients.
Chaque service d’urgence doit disposer d’un protocole fixant les modalités de transfert inter-hospitaliers du service d’urgence vers un service d’un autre hôpital, le cas échéant dans un service national.
4.2 Accès aux compétences médicales
Le médecin du service d’urgence doit pouvoir faire appel à tout moment et selon des modalités pré- établies au sein de chaque établissement à un médecin hospitalier pour tout service hospitalier autorisé de cet établissement.
16 >En complément l’alinéa 1er, le médecin du service d’urgence doit pouvoir faire appel à tout moment et selon des modalités préétablies au sein de chaque établissement à un médecin hospitalier spécialiste en ophtalmologie pour sécuriser une prise en charge adéquate du patient.16 <
34 >Le médecin du service d’urgence doit également pouvoir à tout moment et selon les modalités préétablies entre les différents établissements, avoir accès à un médecin hospitalier spécialisé en endocrinologie, exerçant dans l’un des établissements, pour sécuriser une prise en charge adéquate du patient.34 <
L’hôpital organise sur prescription médicale le transfert du patient dans les services nationaux pour lesquels la loi du 8 mars 2018 relative aux établissements hospitaliers et à la planification hospitalière prévoit une obligation de permanence 24 h /24 et 7j/7 respectivement un lien fonctionnel avec le service des urgences.
Les médecins hospitaliers visés à l’alinéa 1er doivent pouvoir fournir un avis médical sur place ou à distance dès que la demande leur en est faite et se rendre, si nécessaire, au service d’urgence dans un délai adapté à l’état clinique du patient.
Lorsqu’après avis du médecin hospitalier visé à l’alinéa 1er une décision d’hospitalisation est prise, ni la consultation de ce médecin ni la réalisation d’examens complémentaires non indispensables à la prise en charge ne doivent retarder l’admission du patient dans le service d’hospitalisation, sauf raison médicale justifiée.
4.3 Accès aux examens d’imagerie et de laboratoire
17 >Chaque établissement hospitalier hébergeant un service d’urgence doit s’assurer de pouvoir réaliser en urgence en son sein et à tout moment un examen de radiologie conventionnelle, une échographie, un scanner ainsi qu’une imagerie par résonance magnétique nucléaire. Un seul établissement hospitalier doit s’assurer de pouvoir réaliser en urgence en son sein et à tout moment les examens de radiologie interventionnelle.17 <
Le délai d’obtention d’un examen d’imagerie est fonction du degré d’urgence de l’état du patient.
Le délai maximum de réalisation d’un examen après la demande du médecin urgentiste au radiologue est d’une heure sauf en cas d’urgence réelle ou suspectée annoncée par le médecin urgentiste où le délai doit être réduit au minimum.
Le compte-rendu écrit de scanner, d’échographie ou d’IRM doit être fourni au maximum une demi-heure après la réalisation de l’examen sauf urgence avérée où le compte-rendu écrit est remis immédiatement au médecin du service d’urgence.
Les résultats d’examens de laboratoire doivent être disponibles et validés au maximum une heure après l’arrivée du prélèvement au laboratoire, sauf impossibilité technique justifiée.
4.4 Tri unique
18 >La dernière version actualisée de l’Échelle canadienne de triage et de gravité est utilisée dans chaque service d’urgence permettant de définir cinq niveaux de priorités.
Tout infirmier occupant le poste d’Infirmier d’accueil et d’orientation doit avoir été formé à l’utilisation de l’Échelle canadienne de triage et de gravité et avoir au minimum une ancienneté d’un an dans un service d’urgence.
Les niveaux de priorité de l’Échelle canadienne de triage et de gravité doivent être connus du personnel médical et soignant travaillant au service d’urgence.18 <
Tout patient se présentant au service d’urgence doit bénéficier du tri dès son arrivée aux urgences.
La prise en charge des patients aux services d’urgence est réalisée en fonction du niveau de priorité de l’Échelle canadienne de Triage et de Gravité.
4.5 Flux des patients.
Il existe pour chaque service d’urgence deux circuits permettant la gestion des flux de patients valides et alités : l’un dit debout et l’autre couché.
La gestion des lits d’hospitalisation doit être réalisée par le gestionnaire de lit selon des protocoles décisionnels mis en place dans chaque établissement.
19 >Chaque centre hospitalier possède un protocole en cas d’engorgement du service d’urgence et d’indisponibilité de lits d’hospitalisation appelé « Protocole hôpital sous tension » qu’il transmet pour information au ministre ayant la Santé dans ses attributions, ci-après « ministre ». L’activation du « Protocole hôpital sous tension » est notifiée aux autres centres hospitaliers et au ministre.19 <
4.6. Filières de prises en charges spécifiques
Chaque service d’urgence, à l’exception du service national d’urgence pédiatrique, doit mettre en place au minimum les 20 >six20 <
filières décrites aux alinéas suivants :
4.6.1 Filière gériatrique.
35 >Cette filière concerne les patients de soixante-quinze ans ou plus ainsi que tout patient dont l’état de santé requiert, pour des raisons médicales, une prise en charge en gériatrie. Chaque établissement doit mettre en place une filière permettant une prise en charge adaptée, efficace et rapide de ces patients dans une surface dédiée.
Ces patients doivent bénéficier au sein du service d’urgence, d’un dépistage de leur fragilité gériatrique par l’infirmier d’accueil et d’orientation selon les recommandations en vigueur du Conseil scientifique du domaine de la santé.35 <
4.6.2 Filière pédiatrique
La filière pédiatrique concerne les patients de moins de 16 ans et le cas échéant jusqu’à dix-huit ans.
Chaque établissement doit mettre en place une filière permettant la prise en charge adaptée, efficace et rapide de patients de moins de seize ans et le cas échéant jusqu’à dix-huit ans.
22 >Conformément à l’annexe 2 de la loi du 8 mars 2018 relative aux établissements hospitaliers et à la planification hospitalière, une convention entre chaque centre hospitalier et le centre hospitalier hébergeant le service national d’urgence pédiatrique précisant les critères d’admission et d’orientation entre ces établissements doit être rédigée, signée et transmise pour information au ministre.
Tout enfant dont le niveau de priorité de l’Échelle canadienne de triage et de gravité se situe entre un et trois doit être vu en urgence par un médecin spécialiste en pédiatrie ou par un autre médecin spécialiste selon la pathologie qu’il présente. L’enfant après stabilisation est adressé, avec accord du médecin receveur, au service national d’urgence pédiatrique dans les plus brefs délais si son état clinique le justifie, selon les termes de la convention visée à l’alinéa 3. Si le service national ne peut l’accueillir, le transfert se fera vers un service spécialisé en pédiatrie à l’étranger ayant des capacités de prise en charge au moins similaires à celles du service national d’urgence pédiatrique.22 <
Tout enfant vu pour le même motif à deux reprises aux urgences en moins de vingt-quatre heures doit être vu par un pédiatre en urgence ou adressé au service national d’urgence pédiatrique pour avis spécialisé.
4.6.3 Filière psychiatrique
Chaque établissement doit mettre en place une filière permettant la prise en charge adaptée, efficace et rapide de patients présentant une pathologie psychiatrique et veiller à ce que le parcours de soins assure la sécurisation des patients à risque pour eux-mêmes ou autrui.
Chaque patient présentant une pathologie psychiatrique, doit pouvoir bénéficier après examen par le médecin du service d’urgence et à la demande de celui-ci, d’un entretien psychiatrique effectué soit par un psychologue soit par un infirmier psychiatrique soit encore par un psychiatre. 23 >Le psychologue et l’infirmier psychiatrique travaillent sous la responsabilité du psychiatre de garde.23 <
4.6.4 Filière Accident Vasculaire Cérébral (AVC)
Chaque établissement possède un protocole de prise en charge des Accidents Vasculaires Cérébraux ischémiques avec indication de thrombolyse ou thrombectomie selon les recommandations en vigueur du 24 >Conseil scientifique du domaine de la santé24 <
.
4.6.5 Filière coronaropathie.
Chaque établissement possède un protocole de prise en charge des « ST-segment elevation myocardial infarction » (STEMI) selon les recommandations en vigueur du 25 >Conseil scientifique du domaine de la santé25 <
.
4.6.6 Filière gynéco-obstétrique
Chaque établissement possède un protocole de prise en charge spécifique à la gynécologie et l’obstétrique.
36 >4.6.7 Filière de prise en charge rapide
Chaque établissement peut mettre en place une filière organisationnelle rapide de prise en charge de patients présentant des scores d’évaluation de faible gravité, tel qu’évalué par l’échelle de tri visée au point 4.4, et ne nécessitant pas d’examen complémentaire qui demande un délai important.
Cette filière a pour objectif d’assurer une prise en charge sélective de ces patients, et d’optimiser la gestion des flux au sein des services d’urgences en évitant l’encombrement du circuit principal par des cas non critiques.36 <
26 >4.7 Afflux de patient / Situations de catastrophe / Filière spécifique26 <
27 >Chaque établissement doit disposer d’un plan tel que défini dans le règlement grand-ducal du 21 février 2018 fixant la structure des plans de sécurité et de continuité de l’activité des infrastructures critiques. Ce plan, ci-après désigné par « plan blanc », doit notamment être adapté aux situations suivantes : afflux massif de victimes, accueil et prise en charge de patients contaminés radiologiques ou chimiques, pandémie.
Une filière spécifique est définie dans le plan blanc pour assurer une prise en charge rapide et adaptée de patients suspects de présenter un risque de transfert de contamination. Elle assure la protection du personnel et des autres patients vis-à-vis du risque en mettant en place une séparation par cohortes des patients et du personnel.
Le plan blanc peut être déclenché selon la nature des évènements par le directeur général de l’établissement qui en informe le ministre, ou sur décision du ministre ou du Haut-Commissariat à la protection nationale.27 <
Le personnel affecté aux urgences doit connaitre le fonctionnement du « Plan Blanc » de son établissement, y compris en cas de menace chimique, radiologique, nucléaire et connaitre le rôle et les missions qui sont les siennes lors de son déclenchement.
Un exercice de mise en œuvre du « Plan Blanc » est effectué annuellement au sein de chaque établissement.
Un exercice d’accueil de patients contaminés radioactifs ou chimiques est mis en place annuellement à l’accueil du service d’urgence de chaque établissement.
5. Dossier médical et courrier de sortie
L’ensemble des données médicales et soignantes de tout patient pris en charge dans le service des urgences doit être consigné dans un dossier informatisé horodaté.
Le dossier médical et soignant du service d’urgence comporte le motif d’admission, le niveau de priorité de l’ 28 >Échelle canadienne de triage et de gravité28 <
, l’histoire de la maladie, les antécédents et allergies, l’examen cliniques, les résultats des examens paracliniques, des hypothèses diagnostiques ou une conclusion ainsi que les soins et traitements entrepris au service d’urgence et les traitements de sortie.
29 >Un résumé clinique de la prise en charge du patient au service d’urgence est transmis au médecin traitant (ou au médecin indiqué par le patient) au plus tard le premier jour ouvrable après la sortie du patient. Sauf raison majeure, un double de ce courrier doit être remis au patient. Le motif de sollicitation du service d’urgence par le patient est codé selon la dernière version actualisée de la classification unique ICPC (« International classification of primary care ») de l’Organisation mondiale de la santé.29 <
30 >6. Veille sanitaire
Chaque service d’urgence participe à la veille sanitaire en rapport avec la protection de la santé publique. Il recueille et transmet les informations demandées par le ministre dans les délais et selon les moyens de communication que ce dernier définit.30 <
31 >7. Indicateurs d’activité et de processus des services d’urgence
Chaque établissement fournit annuellement au ministre un rapport annuel comportant :
7.1 Les indicateurs d’activité
Le nombre de passages aux urgences par an.
Le nombre de passages aux urgences par jour de la semaine.
Le nombre de passages aux urgences par tranche horaire.
7.2 Le caractère démographique des patients
Nombre d’enfants de 0 à moins de 3 mois admis aux urgences par an.
Nombre d’enfants de 3 mois à moins de 2 ans admis aux urgences par an.
Nombre d’enfants de 2 ans à moins de 8 ans admis aux urgences par an.
Nombre d’enfants de 8 ans à moins de 16 ans admis aux urgences par an
Nombre patients de 75 ans et plus admis aux urgences par an.
Distribution des admissions aux urgences par classes d’âge de 10 ans.
Sexe des patients admis aux urgences.
7.3 Les indicateurs de processus : en amont du service d’urgence
Mode d’entrée.
37 >
Motif d’admission selon la classification internationale des maladies (CIM) publiée par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).37 <
Degré d’urgence : Distribution des patients admis par niveau de priorité de l’Échelle canadienne de triage et de gravité par an.
Provenance du patient.
7.4 Les indicateurs de processus au et en aval du service d’urgence
Pourcentage de patients bénéficiant d’un triage par l’infirmière d’accueil et d’orientation endéans 10 minutes.
38 >
Délai moyen entre l’admission administrative et l’ouverture du dossier informatisé par le médecin.38 <
Durée moyenne de séjour aux urgences selon le niveau de l’Échelle canadienne de triage et de gravité.
Durée moyenne de séjour aux urgences des patients de plus de 75 ans selon le niveau de l’Échelle canadienne de triage et de gravité.
Délai moyen entre la décision médicale de sortie et la sortie effective du patient du service d’urgence
39 >
Délai moyen pour l’obtention des résultats de l’urée et de la créatinine dans le sang.39 <
40 >
Délai médian entre la prescription de la tomodensitométrie et sa réalisation.40 <
41 >
Délai médian entre la prescription de l’imagerie par résonance magnétique et sa réalisation.
Délai médian entre la réalisation de la tomodensitométrie et la disponibilité du compte-rendu de l’examen.
Délai médian entre la réalisation de l’imagerie par résonance magnétique et la disponibilité du compte-rendu de l’examen.41 <
Nombre d’hospitalisations et pourcentage par rapport aux admissions.
42 >
Taux de rotation des patients en lits portes.42 <
Ratio de patients admis au service d’urgence par médecin par heure.
Ratio de patents admis au service d’urgence par soignant par heure.
7.5 Les indicateurs des filières de prise en charge
filière AVC : Délai moyen entre l’heure de début des symptômes neurologiques et l’heure d’admission au service d’urgence.
filière AVC : Délai moyen entre l’heure d’admission au service d’urgence et la thrombolyse.
filière AVC : Pourcentage de patients de la filière AVC transférés vers la stroke unit de niveau 2.
filière coronarienne : délai moyen entre l’admission au service d’urgence et la coronarographie.
filière coronarienne : pourcentage de patients de la filière coronarienne Stemi-positifs transférés à l’INCCI.
43 >
filière gériatrique : pourcentage de patients pris en charge au service urgences de plus de 75 ans et ceux dont l’état de santé requiert, pour des raisons médicales, une prise en charge en gériatrie, ayant bénéficié d’un scoring de fragilité gériatrique.
filière gériatrique : pourcentage de patients de plus de 75 ans et ceux dont l’état de santé requiert, pour des raisons médicales, une prise en charge en gériatrie, hospitalisés à la suite du passage au service d’urgence.
filière gériatrique : pourcentage de patients pris en charge au service urgences de plus de 75 ans et ceux dont l’état de santé requiert, pour des raisons médicales, une prise en charge en gériatrie, avec un score de fragilité pathologique bénéficiant d’une demande d’évaluation gériatrique ultérieure.43 <
filière pédiatrique : pourcentage de patients pédiatriques transférés au service hospitalier national de pédiatrie selon les 5 degrés de l’Échelle canadienne de triage et de gravité.
filière pédiatrique : pourcentage de patients pédiatriques vus par un médecin spécialiste en pédiatre.
filière psychiatrique : nombre de patients admis pour tentative de suicide.
filière psychiatrique : pourcentage de patients psychiatriques hospitalisés suite au passage au service d’urgence.
filière psychiatrique : pourcentage de patients psychiatriques ambulatoires avec proposition de prise en charge ambulatoire.
filière spécifique : nombre de patients traités dans la filière spécifique.
filière spécifique : pourcentage de patients vus au service d’urgence traités dans la filière spécifique.
filière spécifique : pourcentage de patients hospitalisés suite au passage dans la filière spécifique.31 <