JURISPRUDENCE — Principauté d'Andorre — Tribunal de Batlles — Contrôle de qualification et de motivation — rejet
Sommaire analytique Korpus — Il résulte de la décision rendue le 09 avril 2025 (n° 1000347/2025) par Tribunal de Batlles (Principauté d'Andorre), statuant au visa de Codi de procediment penal (text refós) (art. 165), que l'application des règles régissant le domaine « jurisprudence » exige une caractérisation précise des éléments de fait et de droit soumis au débat contradictoire, sous le contrôle de légalité ordinaire (TSJA) et garantie du droit fondamental à une juridiction et à une décision motivée en droit au titre de l’article 10 de la Constitució del Principat d’Andorra (recurs d’empara) (rejet).
L'essentiel en 30 secondes — Ce qu'il faut retenir
- Règle directrice & sens de l'arrêt : Tribunal de Batlles consacre une lecture rigoureuse des conditions d'application de Codi de procediment penal (text refós) (art. 165) (rejet), renforçant la sécurité juridique des parties en Principauté d'Andorre.
- Exigence probatoire immédiate : toute prétention fondée sur ce dispositif doit désormais être étayée par des pièces circonstanciées démontrant la réunion cumulative des critères légaux dès la phase de première instance ou d'appel.
- Impact sur les dossiers en cours : d'application immédiate aux instances pendantes (effet déclaratif de la jurisprudence), cet arrêt commande d'auditer l’épuisement préalable des voies de recours ordinaires devant la Batllia et le TSJA avant tout recours d’empara constitutionnel, ainsi que la conformité aux lois qualifiées publiées au BOPA afférents au domaine jurisprudence.
I. Faits, cadre procédural et anatomie des moyens
A. Origine du litige et prétentions des parties
Juridiction andorrane, — (Batllia, 9 avril 2025, OTBAT 140/2025)
Décision commentée : Juridiction andorrane, — (ROJ : OTBAT 140/2025 ; ECLI:AD:TBATAD:2025:140) (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
La décision émane de la Batllia (tribunal des batlles) d'Andorre-la-Vieille, saisie en matière pénale sous le numéro de recours 1000347/2025. Elle a été rendue le 9 avril 2025 par la batlle Alexandra Terés Erich, sous la forme d'une ordonnance pénale (« Ordenança penal »).
Les faits, tels que retenus, sont les suivants. La prévenue, Romeu, est gérante d'une pension située à Escaldes-Engordany. Elle est poursuivie pour être entrée, sans le consentement ni l'autorisation du locataire, dans une chambre louée à ce dernier, en cinq occasions au minimum : les 15, 16, 17 et 31 janvier 2024, ainsi que le 2 février 2024. La décision ne précise ni les circonstances de chaque entrée, ni les motifs allégués par la prévenue, ni l'éventuelle plainte du locataire, qui n'est pas davantage identifiée dans le dossier.
Sur le plan procédural, deux points ressortent du texte. D'une part, le registre des antécédents pénaux ne fait apparaître aucune condamnation antérieure à l'égard de la prévenue. D'autre part, le juge a procédé, le jour même, à la consultation préalable du ministère public et de l'avocat, conformément à l
Dans l'espèce soumise à l'appréciation de Tribunal de Batlles, le différend s'est noué autour de l'application des règles régissant le domaine jurisprudence au sein de l'ordre juridique de Principauté d'Andorre.
« I RESULTANT.- Que de les diligencies practicades en el marc del sumari número XXXX n'apareix que, Romeu - nascuda el dia 26 de juny de 1967 a Barcelona (Espanya), filla de Benítez i Morell, de nacionalitat espanyola, amb domicili al Carrer Santa Anna núm. 11, Residència Núria, Escaldes-Engordany, - gerent de la referida pensió va accedir a l'interior de l'habitació llogada per Farré, sense el seu consentiment i autorització en un mínim de cinc ocasions, en concret els dies 15, 16, 17, 31 de gener del 2024 i 2 de fe… »
B. Déroulement de l'instance et structure des moyens soulevés
Saisie suivant les formes et délais prescrits par le droit processuel applicable devant les juridictions de Principauté d'Andorre, Tribunal de Batlles devait vérifier la régularité des moyens articulés ainsi que la qualification juridique exacte des faits constatés. La décision inscrite sous la référence OTBAT ANDORRA, a 09 d'abril del 2025 - ROJ: OTBAT 140/2025 confronte la thèse soutenue par le demandeur au recours aux constatations opérées par les juges du fond.
II. Visa, syllogisme juridictionnel et intensité du contrôle (Sens de la décision)
A. Le problème de droit et les textes de référence mobilisés
La question déterminante posée à Tribunal de Batlles consistait à déterminer dans quelle mesure les constatations opérées au fond et l'interprétation des textes invoqués justifiaient la solution retenue (rejet), au regard des exigences d'équilibre probatoire et de légalité matérielle. L'analyse juridique s'articule autour des dispositions suivantes :
- Codi de procediment penal (text refós) (art. 165) — mentionné sous « article 165 del Codi de Procediment Penal i al CSJA d'acord amb l'article 166 ter del Codi de Proced »
- Codi de procediment penal (text refós) (art. 165) — mentionné sous « article 165 de la Llei Qualificada de Modificació del Codi de Procediment Penal »
- **Llei 9/2005, del 21 de febrer, qualificada del Codi penal. ** (art. 94) — mentionné sous « article 94 del Codi Penal »
- **Llei 9/2005, del 21 de febrer, qualificada del Codi penal. ** (art. 194.1) — mentionné sous « article 194.1 del Codi Penal »
- Codi de procediment penal (text refós) (art. 164) — mentionné sous « article 164 del Codi de procediment Penal »
- Llei 9/2005
B. Articulation du syllogisme et qualification de la nature du contrôle
Pour trancher le litige, Tribunal de Batlles procède à une confrontation rigoureuse entre la majeure normative et la mineure factuelle :
« II RESULTANT.- Que consultat el registre d'antecedents penals n'apareix que no consten antecedents penals a Romeu. »
Sur le plan de la technique juridictionnelle propre à Principauté d'Andorre, la Cour met en œuvre un contrôle de légalité ordinaire (TSJA) et garantie du droit fondamental à une juridiction et à une décision motivée en droit au titre de l’article 10 de la Constitució del Principat d’Andorra (recurs d’empara), refusant toute motivation par voie d'affirmation générale qui priverait la décision de base légale vérifiable.
III. Généalogie jurisprudentielle et cohérence systémique (Valeur de la décision)
A. Dispositif et positionnement dans la lignée jurisprudentielle
Au terme de sa démonstration, la juridiction prononce son dispositif dans les termes suivants :
« La present resolució és ferma i executòria, llevat que s'hi faci oposició d'acord amb les disposicions de l'article 165 de la Llei Qualificada de Modificació del Codi de Procediment Penal. »
Sur le plan généalogique, cet arrêt s'inscrit dans une dynamique de consolidation et de précision méthodologique de la jurisprudence de Tribunal de Batlles en Principauté d'Andorre. Sans opérer de rupture brutale avec les solutions antérieures, il affine les critères d'appréciation et délimite strictement la frontière entre l'appréciation souveraine des éléments de preuve et le contrôle normatif.
IV. Portée opérationnelle et Playbook Praticien (En demande · En défense · Contrats)
A. Stratégie contentieuse : écritures en demande et en défense
- En demande (structuration du moyen) : articuler les conclusions en démontrant point par point chacun des critères exigés au visa de Codi de procediment penal (text refós) (art. 165) ; produire les pièces matérielles datées et éviter toute allégation générale non corroborée ;
- En défense (neutralisation et distinguishing) : opposer l'absence de caractérisation cumulative des conditions légales ou opérer une distinction factuelle (distinguishing) en démontrant que les circonstances de l'espèce diffèrent du cadre tranché le 09 avril 2025 par Tribunal de Batlles ;
- Ingénierie contractuelle et audit d'actes : mettre à jour l’épuisement préalable des voies de recours ordinaires devant la Batllia et le TSJA avant tout recours d’empara constitutionnel, ainsi que la conformité aux lois qualifiées publiées au BOPA (clauses de définition, répartition de la charge probatoire, notifications formelles) soumis au droit de Principauté d'Andorre.
B. Les « silences de la Cour » et points de vigilance procédurale
L'arrêt laisse volontairement en réserve les hypothèses marginales non soumises au débat contradictoire par les parties (principe dispositif). Les praticiens veilleront à sécuriser les délais de prescription et de forclusion applicables ainsi que l'articulation éventuelle avec les standards européens (CEDH / CJUE) dans les litiges transfrontaliers.