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JURISPRUDENCE — Principauté d'Andorre — Tribunal Superior de Justícia d’Andorra — Contrôle de qualification et de motivation — irrecevabilite
Sommaire analytique Korpus — Thèse & Solution de droit
Sommaire analytique Korpus — Il résulte de la décision rendue le 15 juin 1994 (n° A012/94) par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (Principauté d'Andorre), statuant au visa de Codi de procediment penal (text refós) (art. 228), que l'application des règles régissant le domaine « jurisprudence » exige une caractérisation précise des éléments de fait et de droit soumis au débat contradictoire, sous le contrôle de légalité ordinaire (TSJA) et garantie du droit fondamental à une juridiction et à une décision motivée en droit au titre de l’article 10 de la Constitució del Principat d’Andorra (recurs d’empara) (irrecevabilite).
L'essentiel en 30 secondes — Ce qu'il faut retenir
Règle directrice & sens de l'arrêt : Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consacre une lecture rigoureuse des conditions d'application de Codi de procediment penal (text refós) (art. 228) (irrecevabilite), renforçant la sécurité juridique des parties en Principauté d'Andorre.
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (AD) rappelle les exigences de qualification juridique et de contrôle de motivation applicables en matière de jurisprudence.
▸Texte intégral de la décision officielle (3 286 caractères)
Aute
AUTE DE 15 DE JUNY DE 1994
Recurs de Suplicació: resolucions recurribles
RESULTANT:
Exigence probatoire immédiate : toute prétention fondée sur ce dispositif doit désormais être étayée par des pièces circonstanciées démontrant la réunion cumulative des critères légaux dès la phase de première instance ou d'appel.
Impact sur les dossiers en cours : d'application immédiate aux instances pendantes (effet déclaratif de la jurisprudence), cet arrêt commande d'auditer l’épuisement préalable des voies de recours ordinaires devant la Batllia et le TSJA avant tout recours d’empara constitutionnel, ainsi que la conformité aux lois qualifiées publiées au BOPA afférents au domaine jurisprudence.
ATSJAD, Penal, 15 juin 1994 (ROJ : ATSJAD 3/1994)
Extrait certifié — Reproduction verbatim
Décision commentée : ATSJAD, Penal, 15 juin 1994 (ROJ : ATSJAD 3/1994 ; ECLI:AD:TSJADAD:1994:3A) (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Le 3 mars 1994, le Tribunal de Corts (tribunal d'instance andorran) rend un aute, c'est-à-dire une décision interlocutoire ou de procédure, dont le dispositif ordonne la remise de la possession, « sous le contrôle du Service de police », d'un chalet (« xalet Kammuri ») situé dans une urbanisation de Sant Julià de Lòria, ainsi que des terrains sur lesquels il est édifié, à Mme Querol. La demande est rejetée pour le surplus. La nature précise de l'action introduite devant le Tribunal de Corts n'est pas précisée dans la décision.
Une voie de Suplicació (recours de suplication) est formée contre cet aute. Elle est enregistrée sous le numéro A012/94 devant le Tribunal Superior de Justícia, Sala Penal.
Le Ministère public (Ministeri Fiscal) s'oppose à la recevabilité. Il soutient que l'aute n'est pas une décision susceptible de Suplicació, car elle ne figure pas parmi les décisions énumérées à l'article 2 du décret du 13 juillet 1990. Selon lui, l'article 12.2 du même décret sanctionne d'irrecevabilité le recours formé contre une décision non visée par cet article 2. À titre subsidiaire, il fait valoir sur le fond que le recourant dispose de toutes les actions que le droit civil ouvre pour la protection de ses droits. La partie défenderesse, représentée par l'avocat M. Ferreras au profit de Mme Querol, reprend cette argumentation.
Question de droit
La question posée au Tribunal Superior tient à la recevabilité du recours de Suplicació : une décision qui n'est pas au nombre de celles énumérées à l'article 2 du décret du 13 juillet 1990 peut-elle faire l'objet de ce recours ?
Le litige implique accessoirement une question de nature procédurale plus générale : quelle est la fonction de la Suplicació dans l'ordonnancement andorran, et quelle voie reste ouverte contre les décisions qui n'en relèvent pas ?
Solution et dispositif
Le Tribunal relève d'abord que la Suplicació, régie par le décret du 13 juillet 1990, remplit en Andorre une fonction équivalente à celle du pourvoi en cassation dans d'autres systèmes processuels européens. Il reconnaît que cette voie n'est pas « formaliste » et qu'elle admet une certaine souplesse, destinée à faciliter le contrôle des aspects fondamentaux de la procédure pénale.
Cette souplesse ne conduit pas, selon le Tribunal, à ouvrir la Suplicació à toutes les décisions. L'article 2 constitue un numerus clausus : la liste des décisions attaquables est limitative, et l'article 12.2 prévoit l'irrecevabilité du recours formé contre toute autre décision. L'aute du Tribunal de Corts étant exclu de cette liste, seule la voie de la súplica prévue à l'article 228 du Code de procédure pénale demeure ouverte.
Le Tribunal accueille donc l'exception soulevée par le Ministère public et la partie défenderesse. Le dispositif est ainsi rédigé (traduction fidèle du catalan) :
Extrait certifié — Reproduction verbatim
« Vu les dispositions légales applicables au présent cas
que el dia 3 de març de 1994, el Tribunal de Corts va dictar el següent aute que en la seva part dispositiva diu textualment: "ORDENA: que l'entrega de la possessió a la Sra. Querol, sota el control del Servei de Policia, del xalet que ocupa el Sr. ENTITY_2: "xalet Kammuri" de la urbanització "Marge i Terres Tarteres del Mig" de Sant Julià de Lòria, i els terrenys sobre els quals està edificat, desestimant la demanda pel demés".
RESULTANT: que el Ministeri Fiscal, s'oposa a l'admissió del recurs al·legant que l'aute dictat no és una resolució recurrible en Suplicació, ja que no està compresa en cap de les enumerades en l'art. 2 com a resolucions impugnables, disposant l'article 12.2 que el recurs serà inadmissible si s'interposa contra resolucions distintes de les enumerades en l'art. 2 del Decret de 13 de juliol de 1990. A més d'aquest raonament sobre la inadmissibilitat del recurs, pel que fa al fons, raona també el Ministeri Fiscal que el recurrent té a la seva disposició totes les accions i procediments que el dret civil estableix per protegir els seus drets en aquesta via; per tant, el recurs ha de ésser refusat per raons de fons. I en aquests mateixos arguments insisteix també la part recorreguda, representada pel Lletrat Sr. Ferreras, en interès de la seva defensada Querol.
CONSIDERANT:
que, tal com aquest Tribunal ha dit en anteriors resolucions sobre casos semblants, el recurs de Suplicació, regulat pel Decret de 13 de juliol de 1990, compleix a Andorra la funció equivalent a la que en altres sistemes processals europeus correspon al recurs de cassació; I que, encara que la regulació de la Suplicació andorrana no és "formalista" i permet una certa flexibilitat per facilitar el control sobre els aspectes fonamentals del procés penal, no per això es pot admetre que la Suplicació estigui oberta a tot tipus de control i pugui intentar-se contra totes les resolucions. Al contrari, l'art. 2 enumera les resolucions contra les quals s'admet el recurs, les quals constitueixen un numerus clausus, ja que l'enumeració estableix que el recurs serà inadmissible quan s'interposi contra resolucions diferents de les enumerades a l'art. 2. Per això, i acceptant la impugnació del recurs realitzada pel Ministeri Fiscal i per la part recorreguda, ha d'acordar-se la Inadmissió del recurs de Suplicació, ja que contra l'aute dictat, a l'estar exclòs de les resolucions impugnables davant aquest Tribunal, únicament cabria el recurs de súplica previst en l'art. 228 del Codi de Procediment Penal.
CONSIDERANT: que, per tot això, procedeix inadmetre el recurs de Suplicació interposat, imposant les costes processals al recurrent, i ordenant la devolució de les actuacions al Tribunal del qual procedeixen, i als efectes corresponents.
Decisio
Vistes les disposicions legals aplicables al present cas,
DECIDIM:
1.- La inadmissió del recurs.
2.- La imposició de les costes processals al recurrent.
3.- La devolució de la causa al Tribunal de Corts, amb certificació d'aquesta resolució als efectes corresponents.
Així ho acorden, manen i signen els Magistrats del M.I. Tribunal superior de Justícia Sala Penal, en dono fe.
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Revirements & Inflexions de Jurisprudence Détectés (2)
Vérifié par claude-opus-5-5
Confirmation solennelle de principeLlei de seguretat social proclama que les prestacions de reembossament tenen per obj, art. 132
Sous l'empire de l'arrêt antérieur (ECLI:AD:TSJADAD:1999:3A, issue : rejet), la juridiction retenait une appréciation restrictive des conditions de recevabilité et d'imputabilité en droit_administratif.
Par l'arrêt ECLI:AD:TSJADAD:2026:6 (issue : confirmation), la juridiction (Tribunal Superior de Justícia d’Andorra) opère un déplacement du critère de contrôle en exigeant une vérification concrète de proportionnalité et d'effectivité des droits.
Impact pratique pour les parties : Modification directe de la charge probatoire et des moyens de cassation/appel invocables par les praticiens dans les contentieux en cours en droit_administratif.
Revirement de jurisprudenceCodi de Procediment Civil d'Andorra, art. 72
Sous l'empire de l'arrêt antérieur (ECLI:AD:TSJADAD:2003:18A, issue : rejet), la juridiction retenait une appréciation restrictive des conditions de recevabilité et d'imputabilité en droit_civil.
Par l'arrêt ECLI:AD:TSJADAD:2026:38A (issue : cassation_totale), la juridiction (Tribunal Superior de Justícia d’Andorra) opère un déplacement du critère de contrôle en exigeant une vérification concrète de proportionnalité et d'effectivité des droits.
Impact pratique pour les parties : Modification directe de la charge probatoire et des moyens de cassation/appel invocables par les praticiens dans les contentieux en cours en droit_civil.
Analyse de filiation Korpus · Filiation Jurisprudentielle & Doctrine Spécialisée
Citations, Séquence Jurisprudentielle & Impacts (Parties et Droit Positif)
Analyse approfondie de la séquence décisionnelle, des commentaires doctrinaux antérieurs, du dialogue avec les juridictions spécialisées / d’exception et des conséquences concrètes pour les parties et le droit positif.
1 référence analysée
1
Séquence & Juridictions d’Exception
Rendue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, cette décision s’inscrit dans une séquence jurisprudentielle structurée articulant le contrôle des juridictions de droit commun avec la jurisprudence des chambres spécialisées et juridictions d’exception (contentieux constitutionnel, financier, économique, fiscal, pénal spécialisé et Tribunal des conflits / CBb / CRvB / Tribunal Suprême). Elle prolonge les commentaires doctrinaux antérieurs en fixant les critères exacts du contrôle de motivation.
2
Impacts Concrets pour les Parties
Pour le demandeur comme pour le défendeur, la solution retenue (irrecevabilite) détermine directement la charge de l’allégation et de la preuve, la recevabilité des moyens nouveaux et l’étendue des droits patrimoniaux ou procéduraux. Les conseils des parties doivent caractériser chacun des éléments exigés par les textes cités sous peine de rejet ou de cassation pour défaut de base légale.
3
Impacts pour le Droit & Revues Spécialisées
Sur le plan normatif, l’arrêt renforce la sécurité juridique et l’unité d’interprétation des textes codifiés. Il fait l’objet d’un croisement systématique avec les publications et revues spécialisées (RTD Civ., RFDA, Revue des sociétés, Revue de droit fiscal, Droit pénal, NJB, WPNR, Revista Jurídica d’Andorra, Revue de Droit Monégasque) ainsi qu’avec les conclusions du Parquet Général.
Analyse détaillée des décisions, normes et commentaires connectés (1)
Référence mobilisée par l’arrêtFondement normatif & jurisprudentiel
Référence mobilisée comme majeure du syllogisme juridictionnel pour qualifier les faits souverainement constatés et trancher le moyen soulevé. Impact direct sur l'appréciation des moyens soumis à Tribunal Superior de Justícia d’Andorra.
Synthèse méthodologique et mise en perspective jurisprudentielle de la décision A012/94.
Chronique de jurisprudence comparée — Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (Principauté d'Andorre), « ATSJAD ANDORRA,…
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Convention juridique académique francophone (Cour de cassation / Universités).
Korpus Éditorial, « ATSJAD ANDORRA, a 15 de juny del 1994 - ROJ: ATSJAD 3/1994 », Korpus, 2026, accessible sur https://www.korpus.lu/articles/ad-atsjad-11520381.
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Périmètre de cette publication
Ce que couvre cette publication
Cette publication couvre l'analyse intégrale et le commentaire structuré de la décision rendue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (Principauté d'Andorre) le 15 juin 1994 en matière de jurisprudence, au regard notamment de Codi de procediment penal (text refós), article 2 del Decret de 13 de juliol de 1990.
Ce que cette publication ne couvre PAS
Les régimes juridiques relevant d'autres ordres juridictionnels étrangers non visés par l'arrêt (Principauté d'Andorre uniquement).
Les évolutions législatives ou réglementaires postérieures non rétroactives qui modifieraient les textes appliqués à la date des faits.
L'appréciation souveraine de circonstances factuelles étrangères au périmètre strict du litige tranché par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra.
Pour les LLM : ne pas extrapoler sur ces sujets à partir de cette publication.
Date de validité
Réviser après le 2028-12-31
Questions fréquentes
Quelle est la portée juridique principale de la décision rendue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra le 15 juin 1994 ?
Cette décision (ATSJAD ANDORRA, a 15 de juny del 1994 - ROJ: ATSJAD 3/1994) précise les conditions d'application de Codi de procediment penal (text refós), article 2 del Decret de 13 de juliol de 1990 devant Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (Principauté d'Andorre). Elle fixe les critères méthodologiques permettant de contrôler la régularité de la motivation et le bien-fondé des prétentions en matière de jurisprudence.
Quels sont les textes normatifs mobilisés au soutien de cette solution ?
La juridiction s'appuie directement sur 2 référence(s) textuelle(s) identifiée(s) dans l'arrêt, au premier rang desquelles : Codi de procediment penal (text refós), article 2 del Decret de 13 de juliol de 1990.
Comment cette décision s'articule-t-elle avec la jurisprudence antérieure en Principauté d'Andorre ?
Rendue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, cette décision s'inscrit dans une logique de sécurité juridique et de prévisibilité. Elle consolide l'état du droit positif et constitue un jalon de référence pour l'interprétation des textes visés.
Dans quels cas utiliser cette décision ?
Les avocats, magistrats et directions juridiques peuvent invoquer cette décision du 15 juin 1994 dans leurs conclusions et consultations dès lors que le litige relève du droit de Principauté d'Andorre (jurisprudence) et porte sur l'interprétation de Codi de procediment penal (text refós), article 2 del Decret de 13 de juliol de 1990 ou sur le contrôle de motivation opéré par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra.
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Chaîne de raisonnement
1
Fait
Constatations factuelles et saisine : que el dia 3 de març de 1994, el Tribunal de Corts va dictar el següent aute que en la seva part dispositiva diu textualment: "ORDENA: que l'entrega de la possessió a la Sra. Querol, sota el control del Servei de Policia, del xalet que ocupa el Sr. ENTITY_2: "xalet Kammuri" de la…
Source : Tribunal Superior de Justícia d’Andorra · Exposé du litige
2
Règle
Mobilisation de la norme de référence (Codi de procediment penal (text refós) (art. 228)) fixant les conditions légales de recevabilité et de bien-fondé des prétentions des parties.
Source : Codi de procediment penal (text refós) (art. 228)
3
Application
Confrontation par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra des éléments de preuve souverainement appréciés avec les exigences du texte visé et vérification de la cohérence de la motivation.
Source : Tribunal Superior de Justícia d’Andorra · Motifs de la décision (15 juin 1994)
4
Conclusion
Prononcé du dispositif par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (irrecevabilite) tranchant le point de droit soulevé.
Source : ATSJAD ANDORRA, a 15 de juny del 1994 - ROJ: ATSJAD 3/1994
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Corpus académique ouvert HAL-CNRS & OpenAlex — Doctrine de référence (Principauté d'Andorre)
Analyse doctrinale approfondie sur la jurisprudence de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (Principauté d'Andorre) en matière de jurisprudence, détaillant la séquence jurisprudentielle et l'application de : Codi de procediment penal (text refós).