PENAL MESURES DE SURETE ET PEINES · PUBLIC DROIT DES ETRANGERS · COUR-APPEL-PENALE — Principauté de Monaco — Cour d'appel de Monaco — Contrôle de qualification et de motivation — confirmation
Sommaire analytique Korpus — Il résulte de la décision rendue le 19 mars 1964 par Cour d'appel de Monaco (Principauté de Monaco), statuant au visa de article 23 de l'Ordonnance n° 3.153, que l'application des règles régissant le domaine « penal mesures de surete et peines · public droit des etrangers · cour-appel-penale » exige une caractérisation précise des éléments de fait et de droit soumis au débat contradictoire, sous le contrôle de révision en droit (ou d’appréciation de conformité constitutionnelle au Titre III de la Constitution du 17 décembre 1962) propre aux juridictions souveraines de la Principauté (confirmation).
L'essentiel en 30 secondes — Ce qu'il faut retenir
- Règle directrice & sens de l'arrêt : Cour d'appel de Monaco consacre une lecture rigoureuse des conditions d'application de article 23 de l'Ordonnance n° 3.153 (confirmation), renforçant la sécurité juridique des parties en Principauté de Monaco.
- Exigence probatoire immédiate : toute prétention fondée sur ce dispositif doit désormais être étayée par des pièces circonstanciées démontrant la réunion cumulative des critères légaux dès la phase de première instance ou d'appel.
- Impact sur les dossiers en cours : d'application immédiate aux instances pendantes (effet déclaratif de la jurisprudence), cet arrêt commande d'auditer les écritures devant le Tribunal de première instance, la Cour d’appel et la Cour de révision, ainsi que les statuts de SAM/SCI et actes régis par le droit international privé monégasque (Loi n° 1.448) afférents au domaine penal mesures de surete et peines · public droit des etrangers · cour-appel-penale.
I. Faits, cadre procédural et anatomie des moyens
A. Origine du litige et prétentions des parties
Cour d'Appel de Monaco, 14 mai 2018, n° 17023
Décision commentée : Cour d'Appel de Monaco, 14 mai 2018, n° 17023 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Le 18 janvier 2018, à 0 h 40, les services de la Sûreté publique contrôlent sur la voie publique un véhicule dont un passager est identifié comme j. LI., ressortissant français né en 1999. La consultation du fichier central révèle que l'intéressé fait l'objet d'une mesure de refoulement n° ZZZ en date du 14 juin 2017, régulièrement notifiée le 5 octobre 2017.
Placé en garde à vue pour entrée sur le territoire monégasque en violation d'une mesure de refoulement, le prévenu reconnaît avoir connaissance de cette mesure. Il explique sa présence en Principauté par la nécessité d'acheter un accessoire de téléphonie mobile. Il indique également avoir été interpellé à Monaco, pour le même motif, le 12 décembre 2017.
Saisi selon la procédure
Dans l'espèce soumise à l'appréciation de Cour d'appel de Monaco, le différend s'est noué autour de l'application des règles régissant le domaine penal mesures de surete et peines · public droit des etrangers · cour-appel-penale au sein de l'ordre juridique de Principauté de Monaco.
« Peine - Entrée et de séjour des étrangers - Délit - Peine de 6 mois à 3 ans d'emprisonnement - Circonstances atténuantes - Peine de 2 jours d'emprisonnement - Régularité (oui) Le prévenu doit être condamné du chef d'entrée sur le territoire monégasque malgré une mesure de refoulement. Les dispositions de l'article 23 de l'Ordonnance n° 3.153 du 19 mars 1964 relatives aux conditions d'entrée et de séjour des étrangers dans la Principauté prévoient que le délit est puni d'un emprisonnement de 6 mois à 3 ans et d'une … »
B. Déroulement de l'instance et structure des moyens soulevés
Saisie suivant les formes et délais prescrits par le droit processuel applicable devant les juridictions de Principauté de Monaco, Cour d'appel de Monaco devait vérifier la régularité des moyens articulés ainsi que la qualification juridique exacte des faits constatés. La décision inscrite sous la référence Cour d'appel, 14 mai 2018, Le Ministère Public c/ j. LI. confronte la thèse soutenue par le demandeur au recours aux constatations opérées par les juges du fond.
II. Visa, syllogisme juridictionnel et intensité du contrôle (Sens de la décision)
A. Le problème de droit et les textes de référence mobilisés
La question déterminante posée à Cour d'appel de Monaco consistait à déterminer dans quelle mesure les constatations opérées au fond et l'interprétation des textes invoqués justifiaient la solution retenue (confirmation), au regard des exigences d'équilibre probatoire et de légalité matérielle. L'analyse juridique s'articule autour des dispositions suivantes :
- article 23 de l'Ordonnance n° 3.153 (art. 23)
- article 25 du Code pénal prévoit que la (art. 25)
- Ordonnance n° 3.153
- Loi n° 1.229
- Ordonnance Souveraine n° 13.827
- Loi n° 1.247
B. Articulation du syllogisme et qualification de la nature du contrôle
Pour trancher le litige, Cour d'appel de Monaco procède à une confrontation rigoureuse entre la majeure normative et la mineure factuelle :
« Peine - Entrée et de séjour des étrangers - Délit - Peine de 6 mois à 3 ans d'emprisonnement - Circonstances atténuantes - Peine de 2 jours d'emprisonnement - Régularité (oui) Le prévenu doit être condamné du chef d'entrée sur le territoire monégasque malgré une mesure de refoulement. Les dispositions de l'article 23 de l'Ordonnance n° 3.153 du 19 mars 1964 relatives aux conditions d'entrée et de séjour des étrangers dans la Principauté prévoient que le délit est puni d'un emprisonnement de 6 mois à 3 ans et d'une amende de 9000 à 18000 euros. L'article 25 du Code pénal pré… »
Sur le plan de la technique juridictionnelle propre à Principauté de Monaco, la Cour met en œuvre un contrôle de révision en droit (ou d’appréciation de conformité constitutionnelle au Titre III de la Constitution du 17 décembre 1962) propre aux juridictions souveraines de la Principauté, refusant toute motivation par voie d'affirmation générale qui priverait la décision de base légale vérifiable.
III. Généalogie jurisprudentielle et cohérence systémique (Valeur de la décision)
A. Dispositif et positionnement dans la lignée jurisprudentielle
Au terme de sa démonstration, la juridiction prononce son dispositif dans les termes suivants :
« Peine - Entrée et de séjour des étrangers - Délit - Peine de 6 mois à 3 ans d'emprisonnement - Circonstances atténuantes - Peine de 2 jours d'emprisonnement - Régularité (oui) Le prévenu doit être condamné du chef d'entrée sur le territoire monégasque malgré une mesure de refoulement. Les dispositions de l'article 23 de l'Ordonnance n° 3.153 du 19 mars 1964 relatives aux conditions d'entrée et de séjour des étrangers dans la Principauté prévoient que le délit est puni d'un emprisonnement de 6 mois à 3 ans et d'une … »
Sur le plan généalogique, cet arrêt s'inscrit dans une dynamique de consolidation et de précision méthodologique de la jurisprudence de Cour d'appel de Monaco en Principauté de Monaco. Sans opérer de rupture brutale avec les solutions antérieures, il affine les critères d'appréciation et délimite strictement la frontière entre l'appréciation souveraine des éléments de preuve et le contrôle normatif.
IV. Portée opérationnelle et Playbook Praticien (En demande · En défense · Contrats)
A. Stratégie contentieuse : écritures en demande et en défense
- En demande (structuration du moyen) : articuler les conclusions en démontrant point par point chacun des critères exigés au visa de article 23 de l'Ordonnance n° 3.153 ; produire les pièces matérielles datées et éviter toute allégation générale non corroborée ;
- En défense (neutralisation et distinguishing) : opposer l'absence de caractérisation cumulative des conditions légales ou opérer une distinction factuelle (distinguishing) en démontrant que les circonstances de l'espèce diffèrent du cadre tranché le 19 mars 1964 par Cour d'appel de Monaco ;
- Ingénierie contractuelle et audit d'actes : mettre à jour les écritures devant le Tribunal de première instance, la Cour d’appel et la Cour de révision, ainsi que les statuts de SAM/SCI et actes régis par le droit international privé monégasque (Loi n° 1.448) (clauses de définition, répartition de la charge probatoire, notifications formelles) soumis au droit de Principauté de Monaco.
B. Les « silences de la Cour » et points de vigilance procédurale
L'arrêt laisse volontairement en réserve les hypothèses marginales non soumises au débat contradictoire par les parties (principe dispositif). Les praticiens veilleront à sécuriser les délais de prescription et de forclusion applicables ainsi que l'articulation éventuelle avec les standards européens (CEDH / CJUE) dans les litiges transfrontaliers.