La réconciliation des époux intervenue depuis les faits allégués interdit de les invoquer comme cause de divorce. Aux termes de l'article 205-3 du Code civil, l'époux contre lequel le divorce a été prononcé peut être condamné à des dommages et intérêts en réparation du préjudice que fait subir à son conjoint la dissolution du mariage. Par ailleurs, est indemnisable dans les conditions de droit commun le préjudice résultant du comportement du conjoint. Il est admis qu'une demande fondée sur l'article 205-3 du Code civil n'est pas exclusive d'une demande fondée sur l'article 1229 du Code civil. En l'espèce que les préjudices invoqués par l. GA. résultent tout à la fois du comportement de g. BE. et de la dissolution du mariage. En effet, il convient de retenir le comportement adultérin de g. BE. découvert à l'occasion de la procédure en divorce qu'il a initiée, à l'origine d'un préjudice moral certain empreint d'un sentiment de déshonneur et de trahison, mais aussi le choc émotionnel résultant de la séparation qu'il a souhaitée, après plus de vingt-cinq années pendant lesquelles elle s'est consacrée et dévouée à son époux, et les conséquences psychiques et physiques de cette séparation, qui sont confirmées par des attestations de h. GA. et r. RE. Ainsi, ces préjudices seront justement réparés par l'allocation de la somme de 10.000 euros au paiement de laquelle sera condamné g. BE. et que le jugement sera infirmé en ce qu'il a débouté l. GA. de sa demande de dommages et intérêts. COUR D'APPEL ARRÊT DU 1ER DÉCEMBRE 2015 En la cause de :
- Monsieur g. BE., né le 9 juillet 1958 à Monaco, de nationalité monégasque, employé des jeux, X à Monaco et résidant actuellement X à X2 (06380) ; Ayant élu domicile en l'Étude de Maître Jean-Pierre LICARI, avocat-défenseur près la Cour d'Appel de Monaco, et plaidant par Maître Sarah FILIPPI, avocat près la même Cour ; APPELANT, d'une part, contre :
- Madame l. GA., née le 2 avril 1942 à Montreuil (Seine Saint Denis), de nationalité monégasque, retraitée, demeurant X à Monaco ; Ayant élu domicile en l'Étude de Maître Régis BERGONZI, avocat-défenseur près la Cour d'Appel de Monaco, et plaidant par Maître Christophe BALLERIO, avocat près la même Cour ; INTIMÉE, d'autre part, LA COUR,