Cour d'Appel de Monaco, 12 janvier 2016, n° 14465
Décision commentée : Cour d'Appel de Monaco, 12 janvier 2016, n° 14465 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Dans le cadre de l'opération de construction de l'immeuble « Monte Carlo View », M. c. NO. a cédé à la SAM P, par acte notarié du 20 août 2008, un appartement situé dans la villa Bardol à Monaco. Après les travaux, la société lui a transféré, par acte du 23 juillet 2012, l'appartement situé au 15e étage de l'immeuble.
Un procès-verbal d'état des lieux avec réserves a été établi contradictoirement le 17 juillet 2012. Les réserves ont été levées, M. c. NO. donnant quitus le 2 octobre 2012. Postérieurement, il s'est plaint de désordres affectant les châssis des vitrages, les vitres et leurs joints. Un devis de remise en état, daté du 9 janvier 2013, a été établi pour un montant de 35 880 euros.
La SAM P a refusé de prendre en charge les travaux, en dépit d'une mise en demeure du 20 juin 2013. Elle invoquait l'absence de réserve et le caractère apparent des désordres. M. c. NO. a alors assigné, le 30 juillet 2014, aux fins de désignation d'un expert judiciaire.
Par ordonnance du 25 février 2015, le juge des référés l'a débouté. Il a retenu que l'urgence était caractérisée, les désordres persistant, mais qu'existaient des contestations sérieuses tenant au caractère apparent des désordres et à l'absence de réserve dans le procès-verbal d'état des lieux. Il a en outre estimé qu'aucune reconnaissance de responsabilité ne pouvait se déduire du devis du 9 janvier 2013.
M. c. NO. a relevé appel le 11 mars 2015. Il soutenait que les désordres, visibles seulement dans certaines conditions, n'étaient pas apparents pour un acquéreur profane et n'étaient apparus qu'à l'usage. Il contestait que la cause en soit exclusivement les travaux de la SAM P, et analysait le devis comme une reconnaissance de responsabilité. Il reprochait enfin au juge des référés d'avoir statué sur la nature des désordres. La SAM P concluait à la confirmation et sollicitait 5 000 euros de dommages et intérêts pour appel abusif. Elle faisait valoir que les désordres résultaient des travaux exécutés par l'app