Cour d'Appel de Monaco, 28 février 2017, n° 15886
Décision commentée : Cour d'Appel de Monaco, 28 février 2017, n° 15886 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Un client de nationalité italienne, désigné dans l'arrêt sous les initiales « f. AN. », avait ouvert le 21 novembre 2014 un compte courant dans les livres d'une succursale monégasque de la société anonyme de droit français A. La convention de compte courant avait été souscrite le 17 novembre 2014. Aucune autorisation de découvert n'avait été consentie. Le compte a rapidement présenté un solde débiteur, lié à l'émission de chèques importants et à un usage excessif de la carte bancaire, avec des débits supérieurs à 100 000 euros à la fin du mois de décembre 2014.
La banque a assigné son client devant le Tribunal de première instance pour obtenir le paiement de 46 076,48 euros, avec intérêts au taux légal. Le client a contesté le principe et le montant de la créance, faute de justification des frais et de la méthode de calcul. Il a subsidiairement sollicité des délais de paiement.
Par jugement du 19 mai 2016, le Tribunal a condamné le client à payer 44 274,32 euros au titre du découvert non autorisé, avec intérêts au taux légal à compter de l'assignation. Il a rejeté la demande de délais, faute pour le débiteur de justifier de sa situation de fortune. Il a déduit de la créance une somme de 1 802,16 euros, les frais n'ayant pas été justifi