Cour d'Appel de Monaco, 26 mai 2020, n° 18967
Décision commentée : Cour d'Appel de Monaco, 26 mai 2020, n° 18967 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
La SAM B. et la SAM A. ont conclu, les 15 et 17 janvier 2013, deux conventions liées : un contrat de promotion commerciale, par lequel la SAM B. s'engageait à promouvoir et représenter les produits de la SAM A. en vue de la conclusion de contrats de vente sur le secteur France-DOM-TOM-Monaco, et un contrat d'information médicale de spécialités pharmaceutiques. La SAM A. était alors représentée par M. Pascal V., directeur général.
Estimant que la SAM A. demeurait débitrice de factures impayées pour l'année 2015, la SAM B. l'a assignée en paiement par acte du 1er décembre 2015. Par jugement du 8 janvier 2016, le Tribunal de première instance a constaté l'état de cessation des paiements de la SAM B., fixé provisoirement cette date au 30 avril 2014 et désigné M. j-p. SA. en qualité de syndic. Ce dernier a repris la demande en la réduisant à 356.591,13 euros.
Par jugement du 6 décembre 2018, le Tribunal a débouté la SAM B. et la SAM A. de l'ensemble de leurs prétentions, tandis que la SAM A. sollicitait, à titre reconventionnel, la fixation d'une créance de 500.000 euros à titre de dommages et intérêts. Le syndic et la SAM B. ont interjeté appel le 18 janvier 2019. Ils demandaient, à titre principal, la condamnation de la SAM A. au paiement et, à titre subsidiaire, la constatation de son état de cessation des paiements. La SAM A. a formé appel incident. Le ministère public a conclu à la confirmation du jugement.
Par les dispositions définitives, la Cour a relevé que plusieurs chefs du jugement (refus d'un supplément d'information, intervention volontaire du syndic, reprise de l'exploit introductif) n'étaient pas critiqués et étaient devenus irrévocables.
Question de droit
La Cour devait trancher plusieurs questions :
- La preuve de la créance : une acceptation écrite de la créance par un représentant de la débitrice