Cour de Révision de Monaco, 07 juillet 2011, n° 9906
Décision commentée : Cour de Révision de Monaco, 07 juillet 2011, n° 9906 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Un ressortissant géorgien, faisant l'objet d'un arrêté de refoulement, est interpellé à Monaco et placé en garde à vue le vendredi 10 décembre 2010 à 1 heure 50. Il est présenté le même jour à un magistrat du parquet, le procureur général, qui décerne contre lui un mandat d'arrêt et ordonne sa comparution devant le tribunal correctionnel. Le prévenu comparaît le mardi 14 décembre 2010 à 11 heures.
Le tribunal de première instance, jugeant correctionnellement, annule le mandat d'arrêt, annule le procès-verbal d'audition, renvoie le prévenu des fins de la poursuite et ordonne sa remise en liberté. Le ministère public interjette appel. Par arrêt du 28 février 2011, la Cour d'appel infirme le jugement. Elle constate l'absence de violation des articles 5 § 3 et 6 §§ 1 et 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, rejette les demandes en nullité de l'action publique, déclare le prévenu coupable du délit d'infraction à mesure de refoulement en état de récidive légale et le condamne à un mois d'emprisonnement.
Le condamné se pourvoit en révision. Le pourvoi, enregistré sous le numéro 2011-29 hors session, est examiné par la Cour de révision statuant hors session et uniquement sur pièces, en application de l'article 489 du Code de procédure pénale.
Observations sur le texte soumis. Le texte reproduit par Korpus présente plusieurs incohérences de dates qui ne peuvent être tranchées à partir du seul document. Les motifs de l'arrêt mentionnent un arrestation « le 24 décembre 2010 » et une présentation au tribunal « le 28 décembre 2010 à 9 heures 30 », alors que les faits exposés (et le calcul final de la Cour) reposent sur une interpellation le 10 décembre 2010 et une comparution le 14 décembre 2010. Le résumé final évoque