Cour de Révision de Monaco, 10 janvier 2020, n° 18704
Décision commentée : Cour de Révision de Monaco, 10 janvier 2020, n° 18704 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
M. B., délégué du personnel, a reçu, avant l'expiration de son mandat, un courrier de la société anonyme monégasque Compagnie des Autobus de Monaco (CAM) l'informant de la cessation de ses fonctions pour cause de révocation, prononcée par pétition du premier collège. Il a contesté cette mesure devant le juge de paix.
Par jugement du 24 avril 2019, rendu en premier ressort et signifié le 21 mai 2019, le juge de paix s'est déclaré incompétent. Il a retenu que l'article 10 de la loi n° 459 du 19 juillet 1947 ne prévoit pas la compétence du juge de paix pour connaître de la révocation des mandats personnels des délégués.
M. B. a formé un pourvoi en révision contre ce jugement, par déclaration du 21 juin 2019, suivie d'une requête déposée le 18 juillet 2019. La CAM a produit une contre-requête, puis les parties ont échangé une réplique et une duplique. Le ministère public a déposé des conclusions le 21 août 2019, et le certificat de clôture a été établi le 12 septembre 2019.
La Cour de révision a statué hors session et uniquement sur pièces, en application de l'article 458 du Code de procédure civile, à l'audience du 19 décembre 2019, sur le rapport du Conseiller Serge Petit. Elle a rendu son arrêt le 10 janvier 2020.
Les demandes de la CAM étaient de deux ordres. Elle sollicitait d'abord l'irrecevabilité du pourvoi. Elle demandait ensuite la condamnation de M. B. à une amende et au paiement d'une indemnité de 1 000 euros, ainsi qu'à 1 000 euros de dommages et intérêts pour pourvoi abusif, sur le