Tribunal de Première Instance de Monaco, 20 novembre 2014, n° 12743
Décision commentée : Tribunal de Première Instance de Monaco, 20 novembre 2014, n° 12743 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Par bail à loyer du 13 novembre 2001, une société anonyme monégasque (la SAM A) a donné à bail à M. p. MO. un appartement situé au vingtième étage d'un immeuble monégasque. Le loyer annuel était fixé à 23 000 euros, révisable, payable par trimestres anticipés, auquel s'ajoutait une provision sur charges de 750 euros par terme. Selon la demanderesse, le preneur a cessé tout paiement à compter du 1er décembre 2013, malgré plusieurs mises en demeure.
Par exploit du 29 juillet 2014, la SAM A a fait citer le locataire devant le Tribunal de Première Instance. Elle sollicitait sa condamnation, sous le bénéfice de l'exécution provisoire, au paiement de 33 814,88 euros au titre des loyers et charges impayés, avec intérêts au taux légal à compter du 24 juin 2014, date d'un commandement de payer, ainsi que de 5 000 euros de dommages et intérêts. Elle indiquait avoir engagé parallèlement une instance en référé afin de faire constater l'acquisition du bénéfice d'une clause résolutoire stipulée au bail.
Le défendeur n'a comparu à aucune des audiences (2 octobre 2014, puis 16 octobre 2014, date de renvoi, avis ayant été donné par le greffe). Le jugement a été mis en délibéré et prononcé le 20 novembre 2014.
Question de droit
La décision soulève trois questions distinctes.
Première question : dans quelles conditions un jugement rendu en l'absence du défendeur peut-il être qualifié de « réputé contradictoire » lorsque l'acte introductif n'a pas été remis à personne ? Le tribunal s'appuie sur les articles 148 et 214 du Code de procédure civile, dont il n'est pas reproduit le texte dans la décision.
Deuxième question : le bailleur qui justifie