Vu l'exploit de saisie-arrêt, d'assignation et d'injonction du ministère de Maître Marie-Thérèse ESCAUT-MARQUET, huissier, en date du 30 avril 2015, enregistré (n° 2015/000620) ;
Vu les déclarations originaires, des sociétés dénommés G et H, tiers-saisis, contenues dans ledit exploit ;
Vu les déclarations complémentaires formulées par la SAM G par courrier en date du 3 juin 2015 et par la SAM H, par courrier en date du 10 juin 2015 ;
Vu les conclusions de Maître Thomas GIACCARDI, avocat-défenseur, au nom de v. ME. et a. PA., en date des 8 juillet 2015, 10 février 2016 et 20 avril 2016 ;
Vu les conclusions de Maître Yann LAJOUX, avocat-défenseur, au nom de la SA A, en date des 11 novembre 2015, 9 mars 2016 et 1er juin 2016 ;
À l'audience publique du 13 octobre 2016, les conseils des parties ont été entendus en leurs plaidoiries et le jugement a été mis en délibéré pour être prononcé ce jour 1er décembre 2016 ;
FAIT ET PROCÉDURE
Aux termes d'un acte sous seing privé en date du 3 décembre 2013, la Société de droit panaméen A a donné à bail à loyer d'habitation à v. ME. et à a. PA. un appartement de 5/6 pièces situé dans l'immeuble « X1 », X1 à Monaco moyennant un loyer annuel de 252.000 euros payable par trimestres civils anticipés.
Ce bail a été consenti pour une durée d'un an à compter du 1er décembre 2013, renouvelable par tacite reconduction pour des périodes d'un an, sauf congé notifié par lettre recommandée avec accusé de réception avec un préavis de trois mois.
Le 27 octobre 2014, les consorts ME. - PA. ont adressé un courrier à la société I, administrant leurs biens, dont le contenu est le suivant :
« Nous vous informons par la présente que nous avons décidé pour des raisons personnelles de résilier le contrat de location cité en référence.
Nous souhaiterions libérer les lieux dans les meilleurs délais et vous demandons par conséquent de bien vouloir retrouver un locataire à compter du 1er Décembre 2014.
Nous restons néanmoins liés à notre contrat de location jusqu'à ce que l'appartement soit reloué, et nous engageons à payer les loyers et provisions sur charges jusqu'à cette date ».
Par courrier recommandé avec avis de réception du 30 janvier 2015, Maître l. RO., conseil des consorts ME. PA. a indiqué au conseil de la SA A qu'eu égard à de nombreux dysfonctionnements du système de climatisation et de chauffage, du système thermostatique et autres défaillances de fenêtres, portes et piscine, ses clients sollicitaient la résiliation du bail au 31 janvier 2015 aux torts exclusifs de la bailleresse.
Par courrier en date du 12 février 2015, le Conseil de la SA A a contesté cette demande et a sollicité le paiement de la somme de 70.296,25 euros en règlement du loyer et des charges du 1er trimestre 2015.
Dès le lendemain, la SA A a fait signifier aux consorts ME. PA. un commandement d'avoir à payer la somme de 70.296,25 euros au titre du premier trimestre 2015, soit 35.148,13 euros chacun.
Par requête du 13 avril 2015, la SA A a sollicité auprès du Président du Tribunal de Première Instance l'autorisation de procéder à la saisie arrêt des comptes ouverts aux noms de v. ME. et a. PA. dans les livres de la SAM H et de la SAM G, à concurrence de la somme de 140.053,00 euros représentant les loyers et charges afférents aux 1er et 2ème trimestres 2015, soit 70.026,50 euros chacun.
Suivant ordonnance du 28 avril 2015, il a été fait droit à cette demande.
Pratiquée le 30 avril 2015, la saisie-arrêt s'est avérée infructueuse, seule la SAM G détenant un compte au nom de v. ME. dont le solde s'est toutefois avéré débiteur.
Le même jour et par le même acte, v. ME. et a. PA. ont été assignés à comparaître devant le Tribunal en paiement de la somme totale de 140.053 euros en principal et en validité de la saisie-arrêt.
Dans ses écritures récapitulatives du 1er juin 2016, la SA A sollicite de :