Tribunal du travail, 10 mai 2012, n° 12499
Décision commentée : Juridiction monégasque (tribunal-travail), 10 mai 2012, n° 12499 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
M. g. TR. a été engagé par la SAM V à compter du 1er avril 2005, par contrat à durée indéterminée, en qualité de responsable activité location. Il a été licencié pour suppression de poste par lettre remise en mains propres le 11 décembre 2009.
Le solde de tout compte, daté selon le salarié du 3 février 2010, faisait apparaître une retenue de 4 153 euros, ramenée ensuite à 4 036,11 euros, au titre de « factures E. non destinées à son emploi ». Le salarié soutenait que ces factures correspondaient à deux locations de véhicules effectuées au moyen de la carte accréditive de la société, par une tierce personne, Mme d. BO., sans qu'il ait signé les contrats. Il relevait également que les factures n'étaient entrées en comptabilité que le 23 février 2010. Par ailleurs, une commission sur chiffre d'affaires de 1 213,90 euros avait été déduite de son bulletin de paie de janvier 2010.
Après un procès-verbal de non-conciliation du 29 novembre 2010, le salarié a saisi le bureau de jugement. Il demandait la restitution de la somme retenue (4 036,11 euros), 1 000 euros de dommages-intérêts pour résistance abusive, le paiement de 1 213,90 euros, la délivrance de documents sociaux et l'exécution provisoire.
La SAM V reconnaissait devoir les 1 213,90 euros, les factures correspondantes ayant été réglées entre-temps. Elle contestait la retenue au titre des locations, soutenait que le salarié connaissait Mme BO. et av