Juridiction monégasque (tribunal-travail), 10 octobre 2013, n° 11703
Décision commentée : Juridiction monégasque (tribunal-travail), 10 octobre 2013, n° 11703 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Un salarié, engagé en 2003 en qualité de gestionnaire de patrimoine senior par la société anonyme monégasque H., devenue D., a présenté sa démission par lettre recommandée du 15 avril 2009. Deux avenants successifs avaient modifié son contrat. L'avenant du 8 octobre 2005 instituait un « retention plan » de 200.000 euros, versé par échéances. L'avenant n° 2 du 23 juin 2006 le remplaçait : le salarié renonçait aux trois dernières échéances, conservait le premier versement de 30.000 euros, et se voyait promettre une prime de fidélité de 170.000 euros. Ce même avenant contenait une clause de non-concurrence, de non-sollicitation et de non-démarchage, d'une durée de douze mois, couvrant la Principauté de Monaco, la région Provence-Alpes-Côte d'Azur et la Suisse, et assortie d'une contrepartie égale à 100 % de la rémunération mensuelle moyenne des douze derniers mois.
Après la démission, la société a saisi le bureau de jugement du Tribunal du travail. Ses dernières prétentions portaient sur le remboursement de 30.000 euros au titre du « retention plan », de 170.000 euros au titre des primes de fidélité, de 133.333,36 euros au titre des indemnités de non-concurrence versées de juin 2009 à janvier 2010, et sur 1.185.000 euros de dommages et intérêts au titre du transfert de clientèle. Le salarié a formé des demandes reconventionnelles : bâtonnement d'une phrase des conclusions adverses, dommages et intérêts pour procédure abusive et discriminatoire, et rejet de pièces adverses.
Le tribunal a été saisi après dix-sept renvois. Il a statué en premier ressort, le jugement étant prononcé le 10 octobre 2013.
Question de droit
Le lit