COMMERCIAL BAUX COMMERCIAUX · COUR-APPEL-CIVILE — Principauté de Monaco — Cour d'appel de la Principauté de Monaco — Contrôle de qualification et de motivation — confirmation
Sommaire analytique Korpus — Il résulte de la décision rendue le 15 décembre 2015 (n° 2015/000031) par Cour d'appel de la Principauté de Monaco (Principauté de Monaco), statuant au visa de Loi n° 490 du 24 novembre 1948 concernant les baux à usage commercial industriel ou artisanal (art. 11), que l'application des règles régissant le domaine « commercial baux commerciaux · cour-appel-civile » exige une caractérisation précise des éléments de fait et de droit soumis au débat contradictoire, sous le contrôle de révision en droit (ou d’appréciation de conformité constitutionnelle au Titre III de la Constitution du 17 décembre 1962) propre aux juridictions souveraines de la Principauté (confirmation).
L'essentiel en 30 secondes — Ce qu'il faut retenir
- Règle directrice & sens de l'arrêt : Cour d'appel de la Principauté de Monaco consacre une lecture rigoureuse des conditions d'application de Loi n° 490 du 24 novembre 1948 concernant les baux à usage commercial industriel ou artisanal (art. 11) (confirmation), renforçant la sécurité juridique des parties en Principauté de Monaco.
- Exigence probatoire immédiate : toute prétention fondée sur ce dispositif doit désormais être étayée par des pièces circonstanciées démontrant la réunion cumulative des critères légaux dès la phase de première instance ou d'appel.
- Impact sur les dossiers en cours : d'application immédiate aux instances pendantes (effet déclaratif de la jurisprudence), cet arrêt commande d'auditer les écritures devant le Tribunal de première instance, la Cour d’appel et la Cour de révision, ainsi que les statuts de SAM/SCI et actes régis par le droit international privé monégasque (Loi n° 1.448) afférents au domaine commercial baux commerciaux · cour-appel-civile.
I. Faits, cadre proc??dural et contexte du litige
A. Origine du litige et pr??tentions des parties
Cour d'Appel de Monaco, 15 décembre 2015, n° 14374
Décision commentée : Cour d'Appel de Monaco, 15 décembre 2015, n° 14374 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Par contrat du 23 janvier 1986, à effet du 1er octobre 1985, la société bailleresse a consenti à la SAM E. un bail commercial portant sur un local situé X4 à Monaco, destiné à un commerce d'antiquités. Le loyer annuel initial était de 25 000 francs, outre indexation. Le bail prévoyait notamment que le local en sous-sol était donné sans garantie, le bailleur ne répondant pas des dommages ou inconvénients liés aux infiltrations d'eau ou d'humidité.
Le 25 juin 2009, la bailleresse a fait délivrer congé pour le 30 septembre 2009, en refusant le renouvellement sur le fondement de l'article 9 de la loi n° 490 et en offrant le paiement d'une indemnité d'éviction. Le preneur a saisi la Commission Arbitrale des Loyers Commerciaux (CALC), après non-conciliation le 7 octobre 2009, en réclamant une indemnité de 1 200 000 euros. Un expert, M. Christian Boisson, a été désigné par jugement du 16 mars 2011.
Après le pré-rap
Par cette d??cision rendue par Cour d'Appel de Monaco (MC) sous la r??f??rence Cour d'appel, 15 décembre 2015, La Société C. c/ La société B. et la SAM D., la juridiction statue sur l'application des r??gles de droit positif gouvernant le litige soumis ?? son contr??le. Les ??l??ments factuels constat??s au fond s'inscrivent dans le contexte suivant :\n\n> ?? Bail commercial - Valeur locative - Réévaluation - Critères En l'état des éléments de comparaison utiles versés aux débats relatifs à la valeur locative d'autres locaux situés sur le boulevard X4, il apparaît que la moyenne de la valeur locative annuelle s'élève approximativement dans le quartier considéré à 600 euros le mètre carré pour des boutiques ayant un accès direct sur cette artère. Il doit en effet être tenu compte de la localisation du bien considéré, qui ne dispose pas de la même visibilité que les autres locaux hébergeant des fonds??? ??
B. D??roulement de l'instance et r??gularit?? de la saisine
Saisie conform??ment aux r??gles de comp??tence et de proc??dure applicables dans l'ordre juridictionnel (MC), Cour d'Appel de Monaco devait v??rifier la recevabilit?? des pr??tentions ainsi que la pertinence des moyens de fait et de droit articul??s par les parties.\n\n## II. Probl??me de droit et fondements textuels mobilis??s
A. La question juridique centrale soumise au juge
La question d??terminante pos??e ?? Cour d'Appel de Monaco consistait ?? appr??cier si les constatations op??r??es et l'interpr??tation des textes vis??s justifiaient la solution retenue au regard des principes de l??galit??, de proportionnalit?? et de s??curit?? juridique.\n\n### B. Corpus normatif et textes de r??f??rence
- Dispositions l??gislatives et r??glementaires applicables en MC au litige ;\n- Principes directeurs du proc??s ??quitable, de la charge de la preuve et de l'obligation de motivation juridictionnelle.\n\n## III. Solution retenue et architecture de la motivation
A. L'articulation du syllogisme juridictionnel
Pour trancher le diff??rend, Cour d'Appel de Monaco proc??de ?? une confrontation m??thodique entre la norme applicable et les pi??ces vers??es aux d??bats :\n\n> ?? tenu compte de la différence de situation entre les deux locaux, l'un donnant sur le boulevard X4 et donc sur une artère essentielle de la Principauté de Monaco, l'autre donnant au contraire sur l'avenue Saint-Laurent, il convient de réévaluer le montant du loyer du local litigieux qui n'a fait l'objet d'aucun aménagement particulier en le fixant à la somme annuelle de 17.782 euros. En effet, c'est par un jugement du même jour, soit en date du 18 décembre 2013, que la Commission Arbitrale des Loyers Commerciaux a fixé à compter du 2 avril 2012 la valeur locative d'autres lo??? ??
B. Dispositif et sens de la d??cision
Au terme de son examen, la juridiction arr??te son dispositif dans les termes suivants :\n\n> ?? stés de Madame Virginie SANGIORGIO, Greffier en chef adjoint, Chevalier de l'Ordre de Saint-Charles, Après qu'il en ait été délibéré et jugé par la formation de jugement susvisée, Lecture est donnée à l'audience publique du 15 DÉCEMBRE 2015, par Madame Brigitte GRINDA-GAMBARINI, Premier Président, Commandeur de l'Ordre de Saint-Charles, assistée de Madame Virginie SANGIORGIO, Greffier en chef adjoint, Chevalier de l'Ordre de Saint-Charles, en présence de Mademoiselle Cyrielle COLLE, Substitut du Procureur Général. ??
IV. Port??e normative, s??curit?? juridique et rep??res pratiques
A. Apport ?? la coh??rence jurisprudentielle
Cette d??cision consolide la jurisprudence de Cour d'Appel de Monaco et offre un rep??re m??thodologique pr??cis pour l'interpr??tation des normes mobilis??es en MC.\n\n### B. Recommandations op??rationnelles pour les praticiens
- Qualification rigoureuse : v??rifier la r??union cumulative des conditions l??gales exig??es par la juridiction ;\n- Consolidation probatoire : documenter chaque all??gation factuelle par des pi??ces probantes soumises au d??bat contradictoire ;\n- R??f??rence jurisprudentielle : citer cet arr??t (Cour d'appel, 15 décembre 2015, La Société C. c/ La société B. et la SAM D.) au soutien des ??critures dans tout contentieux pr??sentant une identit?? de question de droit.