INTERNATIONAL DROITS DE L HOMME · PROCEDURES PROCEDURE ADMINISTRATIVE · TRIBUNAL-SUPREME-ADMINISTRATIVE — Principauté de Monaco — Cour de cassation — Contrôle de qualification et de motivation — rejet
Sommaire analytique Korpus — Il résulte de la décision rendue le 29 juin 2006 par Cour de cassation (Principauté de Monaco), statuant au visa de Loi n° 1.312 du 29 juin 2006 relative à la motivation des actes administratifs (art. 1), que l'application des règles régissant le domaine « international droits de l homme · procedures procedure administrative · tribunal-supreme-administrative » exige une caractérisation précise des éléments de fait et de droit soumis au débat contradictoire, sous le contrôle de révision en droit (ou d’appréciation de conformité constitutionnelle au Titre III de la Constitution du 17 décembre 1962) propre aux juridictions souveraines de la Principauté (rejet).
L'essentiel en 30 secondes — Ce qu'il faut retenir
- Règle directrice & sens de l'arrêt : Cour de cassation consacre une lecture rigoureuse des conditions d'application de Loi n° 1.312 du 29 juin 2006 relative à la motivation des actes administratifs (art. 1) (rejet), renforçant la sécurité juridique des parties en Principauté de Monaco.
- Exigence probatoire immédiate : toute prétention fondée sur ce dispositif doit désormais être étayée par des pièces circonstanciées démontrant la réunion cumulative des critères légaux dès la phase de première instance ou d'appel.
- Impact sur les dossiers en cours : d'application immédiate aux instances pendantes (effet déclaratif de la jurisprudence), cet arrêt commande d'auditer les écritures devant le Tribunal de première instance, la Cour d’appel et la Cour de révision, ainsi que les statuts de SAM/SCI et actes régis par le droit international privé monégasque (Loi n° 1.448) afférents au domaine international droits de l homme · procedures procedure administrative · tribunal-supreme-administrative.
I. Faits, cadre proc??dural et contexte du litige
A. Origine du litige et pr??tentions des parties
Compétence Contentieux administratif - Recours pour excès de pouvoir - Acte administratif individuel Recours pour excès de pouvoir Loi n° 1.312 du 29 juin 2006 relative à la motivation des actes administratifs - Mention des considérations de droit et de fait dans la décision administrative Convention de Genève relative au statut des réfugiés, du 28 juillet 1951 - Abstention des démarches en vue de l'obtention de la protection d'un État dont le requérant a la nationalité - Bénéfice du statut de réfugié inapplicable Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, du 4 novembre 1950 - Droit d'asile non garanti - Extradition non réglementée - Protection dite « subsidiaire » non réglementée - Inapplicabilité des dispositions conventionnelles Décision administrative non constitutive d'une mesure d'éloignement du territoire monégasque Rejet de la demande de protection subsidiaire - Décision légale (oui) Procédure Demande de renvoi de l'affaire - Procédure contradictoire mise en œuvre - Rejet de la demande
Par cette d??cision rendue par Tribunal Suprême de Monaco (MC) sous la r??f??rence Tribunal Suprême, 3 décembre 2012, Sieur Y. A., alias t. AR. c/ Ministre d'État, la juridiction statue sur l'application des r??gles de droit positif gouvernant le litige soumis ?? son contr??le. Les ??l??ments factuels constat??s au fond s'inscrivent dans le contexte suivant :\n\n> ?? Compétence Contentieux administratif - Recours pour excès de pouvoir - Acte administratif individuel Recours pour excès de pouvoir Loi n° 1.312 du 29 juin 2006 relative à la motivation des actes administratifs - Mention des considérations de droit et de fait dans la décision administrative Convention de Genève relative au statut des réfugiés, du 28 juillet 1951 - Abstention des démarches en vue de l'obtention de la protection d'un État dont le requérant a la nationalité - Bénéfice du statut de réfugié inapplicable Convention européenne de sauve??? ??
B. D??roulement de l'instance et r??gularit?? de la saisine
Saisie conform??ment aux r??gles de comp??tence et de proc??dure applicables dans l'ordre juridictionnel (MC), Tribunal Suprême de Monaco devait v??rifier la recevabilit?? des pr??tentions ainsi que la pertinence des moyens de fait et de droit articul??s par les parties.\n\n## II. Probl??me de droit et fondements textuels mobilis??s
A. La question juridique centrale soumise au juge
La question d??terminante pos??e ?? Tribunal Suprême de Monaco consistait ?? appr??cier si les constatations op??r??es et l'interpr??tation des textes vis??s justifiaient la solution retenue au regard des principes de l??galit??, de proportionnalit?? et de s??curit?? juridique.\n\n### B. Corpus normatif et textes de r??f??rence
- Dispositions l??gislatives et r??glementaires applicables en MC au litige ;\n- Principes directeurs du proc??s ??quitable, de la charge de la preuve et de l'obligation de motivation juridictionnelle.\n\n## III. Solution retenue et architecture de la motivation
A. L'articulation du syllogisme juridictionnel
Pour trancher le diff??rend, Tribunal Suprême de Monaco proc??de ?? une confrontation m??thodique entre la norme applicable et les pi??ces vers??es aux d??bats :\n\n> ?? s conditions, le requérant ne peut en tout état de cause plus faire état d'un risque de persécution en Russie ; Vu les observations en réplique enregistrées le 12 novembre 2012 par lesquelles M. A. réitère ses observations du 28 septembre 2012, ajoutant qu'il ne dispose toujours pas d'une communication officielle, par la voie diplomatique, de l'abandon de la demande d'extradition présentée à la Principauté par les autorités russes, que, selon son avocat russe, il existe un risque sérieux de réouverture des poursuites pénales en Russie malgré l'abrogation des poursuites péna??? ??
B. Dispositif et sens de la d??cision
Au terme de son examen, la juridiction arr??te son dispositif dans les termes suivants :\n\n> ?? hel LEMOYNE de FORGES, officier de l'ordre de Saint Charles, Vice-président, rapporteur, Monsieur José SAVOYE, membre titulaire, rapporteur, Madame Magali INGALL-MONTAGNIER et Monsieur Frédéric ROUVILLOIS, membres suppléants, et prononcé le trois décembre deux mille douze en présence de M. Jean-Pierre DRÉNO, Procureur général par Monsieur Didier LINOTTE, officier de l'ordre de Saint-Charles, assisté de Madame Béatrice BARDY, chevalier de l'ordre de Saint-Charles, greffier en chef. Le Greffier en Chef, le Président ??
IV. Port??e normative, s??curit?? juridique et rep??res pratiques
A. Apport ?? la coh??rence jurisprudentielle
Cette d??cision consolide la jurisprudence de Tribunal Suprême de Monaco et offre un rep??re m??thodologique pr??cis pour l'interpr??tation des normes mobilis??es en MC.\n\n### B. Recommandations op??rationnelles pour les praticiens
- Qualification rigoureuse : v??rifier la r??union cumulative des conditions l??gales exig??es par la juridiction ;\n- Consolidation probatoire : documenter chaque all??gation factuelle par des pi??ces probantes soumises au d??bat contradictoire ;\n- R??f??rence jurisprudentielle : citer cet arr??t (Tribunal Suprême, 3 décembre 2012, Sieur Y. A., alias t. AR. c/ Ministre d'État) au soutien des ??critures dans tout contentieux pr??sentant une identit?? de question de droit.