Cour d'Appel de Monaco, 24 janvier 2017, n° 15663
Décision commentée : Cour d'Appel de Monaco, 24 janvier 2017, n° 15663 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Par acte entièrement manuscrit daté du 14 mars 2007, g. D reconnaît devoir aux époux P la somme de 40.000 euros, remboursable par deux versements de 20.000 euros les 15 mars 2008 et 15 décembre 2008. Le litige se noue entre les parties sur l'extinction de cette dette et sur l'existence d'un éventuel trop-perçu.
Le contexte est celui d'une vente en viager conclue le 28 août 2004 sous seing privé, puis réitérée par acte authentique le 22 octobre 2004, portant sur un bien situé à Sospel. Le prix comprenait un bouquet de 135.000 euros, une rente mensuelle indexée de 750 euros pendant dix ans et une somme de 40.000 euros correspondant à un droit de jouissance. Les paiements invoqués de part et d'autre concernent à la fois ce contrat de viager et la reconnaissance de dette de 2007.
Mme c. M veuve P, seule héritière de son époux décédé le 15 septembre 2009, a assigné M. D devant le Tribunal de première instance pour obtenir le paiement de 17.644 euros, outre 5.000 euros de dommages-intérêts pour résistance abusive. M. D a conclu au rejet et a demandé reconventionnellement le remboursement de 32.356,10 euros au titre d'un trop-perçu, outre 5.000 euros de dommages-intérêts.
Par jugement du 17 décembre 2015, le tribunal a rejeté les demandes de l'intimée, considéré que le chèque de 20.000 euros s'imputait sur la reconnaissance de dette et que celle-ci était soldée, et condamné Mme P à rembourser 2.356,10 euros à M. D. Ce dernier a interjeté appel, Mme P formant appel incident.