Cour d'Appel de Monaco, 02 mars 2021, n° 19683
Décision commentée : Cour d'Appel de Monaco, 02 mars 2021, n° 19683 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Le litige trouve son origine dans une promesse synallagmatique de vente conclue le 14 novembre 2007 portant sur un bien immobilier situé à Monaco, dans l'immeuble dénommé Sun Tower. Le prix, compris entre 7.800.000 et 7.950.000 euros selon la date de signature de l'acte authentique, devait être payé le jour de cette signature. Après plusieurs reports, la vente n'a pas été conclue. Une action en reconnaissance de la persistance du droit du promettant acquéreur a été rejetée, en première instance puis en appel, l'appel ayant été déclaré irrecevable, et le pourvoi ayant été rejeté par la Cour de révision.
Le promettant acquéreur, de nationalité autrichienne, a alors assigné le notaire rédacteur, puis le notaire successeur, sur le fondement d'un manquement au devoir de conseil et d'une discrimination fondée sur la nationalité. Par jugement du 28 avril 2016, le Tribunal de première instance a ordonné, sur le fondement de l'article 259 du Code de procédure civile, la constitution d'une caution judicatum solvi de 10.000 euros auprès de la Caisse des dépôts et consignations. Ce montant a été confirmé par le jugement du 25 janvier 2018, qui a ordonné la jonction des instances. Par jugement du 3 octobre 2019, le tribunal a déclaré irrecevable l'action dirigée contre le notaire cédant, débouté le demandeur de ses prétentions à l'encontre du notaire successeur et condamné le demandeur à des dommages et intérêts au profit de chacun des notaires.