Cour de révision de Monaco, 20 mars 2013, n° 10862
Décision commentée : Cour de Révision de Monaco, 20 mars 2013, n° 10862 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Par acte du 28 décembre 2001, intitulé « convention d'occupation précaire », modifié par avenant du 23 avril 2002, l'État de Monaco a concédé à la société en commandite simple « SCS PE. & Cie » (la société PE.) la jouissance, jusqu'au 30 juin 2008, d'une parcelle de terrain et des constructions qui y étaient édifiées, en vue de l'exploitation d'un restaurant. L'État a notifié à la société un refus de renouvellement de cette convention, puis a saisi le juge des référés aux fins d'expulsion.
Le juge des référés a dit n'y avoir lieu à référé. L'État a interjeté appel. Par arrêt du 19 juin 2012, signifié le 2 juillet 2012, la Cour d'appel a infirmé l'ordonnance, dit que la convention était arrivée à son terme le 30 juin 2008, que la société était devenue occupant sans droit ni titre depuis cette date, et a ordonné son expulsion.
La société PE. a formé un pourvoi par déclaration du 27 juillet 2012, assorti d'une consignation destinée à garantir l'amende éventuelle. Elle a produit une requête à l'appui de son pourvoi le 24 août 2012, suivie de mémoires en réplique et en duplique, et le Ministère public a conclu le 16 novembre 2012. L'audience s'est tenue le 15 mars 2013, sur le rapport du conseiller Charles Badi.
Deux moyens étaient en discussion. Le premier, fondé sur la violation de l'article 199 du Code de procédure civile, reprochait à l'arrêt de n'avoir visé qu'une partie des conclusions déposées par la société. Le second, dont les deux premières branches seules sont retenues par la Cour, port