Tribunal de Première Instance de Monaco, 30 avril 1985, n° 25096
Décision commentée : Tribunal de Première Instance de Monaco, 30 avril 1985, n° 25096 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Par citation directe délivrée le 27 février 1985, le ministère public a fait citer M. D. devant le tribunal de première instance de Monaco. Il lui était reproché d'avoir, à Monaco, « courant 1983, en tout cas depuis temps non prescrit, omis de déclarer la vacance d'un appartement » sis à Monaco, « dans les huit jours de son départ ». La poursuite visait les articles 1er § 6 et 44 de l'ordonnance-loi n° 669 du 17 septembre 1959, ainsi que l'article 1er de l'ordonnance souveraine n° 2057 du 21 septembre 1959.
Les faits, tels qu'exposés par le tribunal, sont les suivants. À compter de juillet 1983, M. D. s'est vu attribuer un nouveau logement à Fontvieille, où il réside avec sa famille. Il avait auparavant occupé l'appartement en cause, en dernier lieu en qualité de co-propriétaire indivis avec son épouse, en vertu d'un acte reçu par Maître Jean-Charles Rey, notaire à Monaco, le 9 janvier 1980. Pour satisfaire aux prescriptions de l'article 2 de l'ordonnance-loi n° 669, il a établi une déclaration de vacance, dont il ne contestait pas l'obligation. Cette déclaration s'est toutefois révélée imparfaite, faute de précisions suffisantes. Par lettre du 28 novembre 1983, restée sans réponse, l'administration compétente lui a demandé de fournir des renseignements complémentaires. M. D. a ensuite justifié de la cessation de sa qualité de propriétaire par la production d'un acte de donation reçu par Maître Aureglia, notaire à Monaco, le 10 avril 1984.