Juridiction monégasque (tribunal-travail), 09 janvier 2014, n° 11753
Décision commentée : Juridiction monégasque (tribunal-travail), 09 janvier 2014, n° 11753 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Un pilote d'hélicoptère, engagé par une société anonyme monégasque (SAM J) à compter du 1er mai 2008 par contrat à durée indéterminée, adresse sa démission le 18 juin 2010. Il exécute un préavis d'un mois, qui prend fin le 18 juillet 2010. Six salariés quittent la société à la même période. Certains rejoignent ensuite une autre entreprise de transport par hélicoptère.
La SAM J saisit le bureau de conciliation, puis le bureau de jugement du Tribunal du Travail. Elle réclame 150 000 euros de dommages et intérêts pour manquement à l'obligation de loyauté, à solidairement répartir avec d'autres salariés. Elle sollicite également la sanction d'une clause de non-concurrence. Devant le bureau de jugement, elle porte sa demande indemnitaire à 300 000 euros et formule une demande nouvelle de 9 449,10 euros au titre des frais de formation. Subsidiairement, elle invoque la complicité du salarié dans une concurrence déloyale, et sollicite un sursis à statuer dans l'attente d'une expertise ordonnée dans une autre instance.
De son côté, le salarié agit en paiement de rappels de salaire et d'indemnité compensatrice de congés payés, et demande la délivrance de documents de fin de contrat. Il forme aussi une demande reconventionnelle de 15 000 euros pour procédure abusive. Il soutient que la clause de non-concurrence est nulle et que la démission ne constitue pas une faute.