Juridiction monégasque (tribunal-travail), 09 janvier 2014, n° 11757
Décision commentée : Juridiction monégasque (tribunal-travail), 09 janvier 2014, n° 11757 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
H.K. a été engagée par la société anonyme monégasque J à compter du 4 juillet 1996, d'abord sous contrat à durée déterminée comme agent administratif, puis, à compter du 4 juillet 1997, sous contrat à durée indéterminée comme attachée commerciale. Elle exerçait en dernier lieu les fonctions d'agent commercial polyvalent. Elle a démissionné par lettre simple, en indiquant qu'elle quitterait l'entreprise le 18 juillet 2010, à l'expiration du préavis d'un mois.
Après un procès-verbal de non-conciliation du 7 février 2011, la SAM J a saisi le bureau de jugement du Tribunal du travail d'une demande de 150 000 euros de dommages et intérêts pour manquement à l'obligation de loyauté. Cette condamnation était sollicitée solidairement avec cinq autres anciens salariés. Elle demandait également qu'il soit interdit à la salariée de violer une clause de non-concurrence, sous astreinte de 500 euros par jour.
Dans ses écritures devant le bureau de jugement, la société a porté sa demande indemnitaire à 300 000 euros. Elle soutenait que la démission collective de six salariés, suivie de leur embauche par la SAM O, constituait un débauchage fautif. Elle invoquait également le transfert de l'exploitation d'un hélicoptère vers cette dernière société, ainsi que la perte d'une clientèle.
De son côté, H.K. a soulevé l'irrecevabilité de la demande de jonction et de la demande excédant le montant conciliatoire. Elle a contesté la validité et la portée de la clause de non-concurrence, invoqué l'incompétence de la juridiction pour la concurrence déloyale et revendiqué le transfert automatique de son contrat au titre de l'article 15 de la loi n° 729 du 16 mars 1963. Elle a enfin formé une demande reconventionnelle de 10 000 euros pour procédure abusive.
Question de droit
La décision soulève six questions :
- La partie deman